CHAPITRE 58

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Note de l'autrice : 

Hello les mioches ! J'espère que vous allez toutes et tous bien. Je tenais à vous présenter mes excuses pour ce silence et ce trou d'un mois. Ce n'était pas prévu. Mes problèmes de santé ne vont pas vraiment en s'arrangeant donc j'ai du prendre une pause forcée. Mais je suis de retour à présent. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop et que le chapitre vous plaira <3

SECHETA. 

Bonne lecture. 

*

-Naruto, je t'ai dit non.

-Aller, mamie Tsunade ! Ce n'est qu'une petite soirée. Insistai-je en la suivant dans le couloir de l'hôpital.

La blonde roule des yeux en soupirant pour la troisième fois en moins de cinq minutes. Et si je compte depuis le début de notre conversation, je crois que je suis en train de battre mon record. Je n'ai jamais vu mamie Tsunade autant soupirer. Cela fait une trentaine de minutes que je mène mon combat pour la convaincre de me laisser sortir de l'hôpital. Mais elle est aussi têtue que moi, la vieille refuse de céder et ça commence à m'agacer.

—Mais ce n'est le temps que d'une soirée ! M'exclamé-je en lui barrant le passage.

Les bras croisés sur mon torse, je garde le dos aussi droit que possible malgré l'inconfort de la position en toisant la blonde. Je ne me suis pas encore tout à fait remis de mon accouchement. Même si je suis capable de marcher, je sens bien que mon corps à du mal à suivre. J'ai des courbatures de partout, mon dos me fait atrocement souffrir dès que je reste plus de 5 minutes debout et putain que je suis fatigué. Mais je ne lâcherai pas.

Je la veux ma fête. Et je l'aurais.

Parole d'Uzumaki.

Bien que je fasse deux têtes de plus qu'elle, mamie Tsunade n'est pas intimidée pour le moins du monde. De ses pupilles ambrées, la blonde me regarde de haut en bas avec l'ombre d'un sourire moqueur sur les lèvres. Gentiment mais fermement, elle me pousse sur le côté afin de pouvoir passer et entrer dans la salle des scanners.

–Pour la dixième fois Naruto, tu n'es pas en état de sortir.

—Mais je me sens bien ! Mentis-je. Et Hoshi va bien aussi. Et ce n'est le temps que d'une soirée. Je vais juste au restaurant avec des amis pour fêter mon anniversaire et celui de ma fille. J'ai le droit de vivre quand même !! Aller, s'il-te-plaît ! Je serai de retour ce soir avant...

Visiblement arrivée à bout de sa patience, mamie Tsunade fait soudainement volte-face et me coupe d'un ton tranchant.

–Naruto, je ne comprends pas pourquoi tu me harcèles. Habituellement, tu n'as pas besoin de mon accord pour sortir de l'hôpital. Alors pourquoi aujourd'hui tu insistes autant pour que je te dise "oui" ?

Bouche bée, je reste figé. Aussi immobile qu'une statue, je me contente de la fixer comme un idiot, incapable de répondre à sa question.

C'est vrai que je dois avoir l'air ridicule, à mon grand âge, à demander la permission pour sortir. Et mamie Tsunade n'a pas tort. D'habitude, je ne m'embarrasse pas de ce genre de détails : je pars, point final. Et je reviens si jamais il y a un problème.

Mais là... c'est différent. Je ne saurais pas vraiment l'expliquer. Peut-être que c'est parce que je suis entré dans la seconde moitié de ma vingtaine, que la trentaine commence à se rapprocher dangereusement. Ou peut-être que c'est simplement parce que j'ai deux enfants maintenant. 

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