CHAPITRE 7

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Mon cœur manque de sortir de ma poitrine tant je suis surpris par la question de Shikamaru mais, je me rappelle vite qu'il est très perspicace. Shikamaru a dû vite faire le lien entre l'allusion de Himiko et ma réaction. J'aurais mieux fait de feinter l'indifférence. Comme d'habitude, j'ai agit sans réfléchir.

-Je ne vois pas de quoi tu parles. Dis-je en m'appuyant contre le cadran de la porte.

J'ai beau essayé de me donner un air détendu, j'ai l'impression que ça ne trompe pas Shikamaru qui a les yeux rivés sur l'intérieur. Lorsque ses pupilles reviennent sur moi, il ne semble ni surpris, ni contrarié de ma répartie. Il a l'air presque ennuyé. Comme d'habitude, j'ai envie de dire.

Si on omet ses cernes plus profondes que celles d'Itachi, il n'a vraiment pas changé.

Mon ancien meilleur ami soupire après un rapide coup d'oeil à la montre sur son poignet.

-Si tu le dis. Je dois y aller. C'était cool de te revoir, Naruto. Essaie de passer au bureau à l'occasion, j'ai quelqu'un à te présenter.

-Hein quoi ? Dis-je en me redressant. De qui tu parles ?

M'ayant déjà tourné le dos, Shikamaru m'adresse un signe de main alors qu'il franchit le portail.

-A plus, Naruto.

-Mais... Hé !! Je crie à son intention alors qu'il s'avance un peu plus dans le rue. Shikamaru !

Mais il est déjà hors de ma vue. Super !

-Il est gonflé celui-là ! Je bougonne dans ma barbe inexistante.

-Dada. M'appelle Himiko en tirant sur mon pantalon.

Je baisse la tête afin de lui donner l'attention qu'elle demande.

-C'était qui le monsieur ?

Shikamaru avait raison. Himiko ne se souvient pas de lui. D'un côté cela me rassure alors que d'un autre ça me peine de me dire que ma fille n'a aucun souvenir de son parrain. Voilà que je recommence à éprouver des sentiments contradictoires. Il faut que j'arrête de penser.

-Euh ... Personne. Aller, entre. Dis-je en la poussant vers l'intérieur avec un dernier regard sur le jardin.

En fermant la porte, je me fais la réflexion que depuis le retour de Sasuke, je n'arrête pas de faire des rencontres dont je me serais bien passé. Je soupire à la fois de soulagement et d'agacement. Les yeux fermés, je me repasse ces dernières minutes qui sont interrompues par des flashs de la conversation que j'ai eu avec lui à la maison funéraire. Lorsque j'ouvre à nouveau les paupières, je suis à la limite de l'énervement. Plus qu'exaspéré, j'essaie de reprendre un semblant de calme. Il ne faut pas que je laisse mon agacement déteindre sur ma façon d'être. C'est du passé. Il ne fait plus partie de ma vie.

Bon sang, pourquoi est-ce-que je suis toujours aussi atteint par tout ça ?

Il faut reconnaître que j'ai été pris de court. Je ne m'attendais pas à revoir Shikamaru de si tôt. A peine ai-je réussi à relâcher un peu la tension dans mes épaules que j'entends crier dans mes oreilles :

-Papa, j'arrive pas à changer la télé ! Je veux regarder La maison de Mickey.

Je soupire une énième fois en m'avançant vers le salon dans lequel je retrouve ma fille debout sur la table basse, la télécommande pointée en direction de la télévision.

-Mais j'y arrive pas ! S'énerve - t - elle en piétinant la table.

-Himiko, ne t'excites pas comme ça. Et combien de fois je t'ai répété de ne pas monter sur cette table ? Tu vas finir par te casser la figure !

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