POV : NARUTO
—Sasuke, sérieusement, tu veux pas te calmer un peu et ...
—Et quoi ? Utiliser la méthode calme ? M'interrompt mon petit-ami visiblement exaspéré par mon insistance.
Bien que j'ai accepté de mettre fin aux jours de celle que je considérais comme ma sœur, je ne suis pas pour autant tombé du côté de la folie. Sasuke n'a pas eu besoin de formuler sa pensée pour que je sache ce qu'il avait l'intention de faire avec la mère de Sakura. Il est en colère et stressé. Il veut faire les choses vite. Et même si je partage son impatience, je refuse de faire souffrir des gens inutilement.
Faut dire que quand Sasuke se sent dépassé, il a tendance à facilement céder à la tuerie.
Je me tiens debout, les pieds fermement ancrés dans le sol, mes bras sur la poitrine, je dévisage Sasuke avec mon air le plus sérieux. On s'affronte ainsi du regard, en silence, jusqu'à ce que l'Uchiha abandonne d'un soupir. Tout sourire, je laisse mes bras tomber le long de mon corps. Je ne peux m'empêcher de ressentir un petit sentiment de fierté réchauffer mon coeur.
Ma ténacité, ma permission une fois de plus de le ramener vers le droit chemin.
—Epargne moi ton air victorieux, Naruto. J'accepte de mener un interrogatoire plus doux uniquement parce que les hurlements de douleur de l'autre risqueraient de réveiller Hoshi.
—T'es vraiment sans cœur. M'exclamé-je faussement indigné.
–J'en ai suffisamment pour penser au bien-être de mon fils.
Je lève les yeux au ciel en expulsant de façon exagérée l'air de mes poumons. Il est vraiment indécrottable.
Mais ... Une victoire est une victoire, n'est-ce pas ?
L'espace d'une seconde, j'hésite entre rester dans le salon pour m'assurer que Sasuke ne cède pas à ses pulsions meurtrières, et emmener notre fils dans notre chambre. Depuis que j'ai balancé Sloan à travers le mur du salon, c'est la seule pièce de la maison - avec la salle de bain - qui n'est pas traversée de courants d'air.
Finalement, je me décide à laisser Sasuke gérer. Si j'étais complètement honnête avec moi-même, je dirais que c'est parce que je n'ai pas la force de gérer la situation si on devait en venir à utiliser la manière forte, mais puisque je suis de mauvaise foi, je dis que ma décision est motivée par la confiance que j'ai en Sasuke.
Après un dernier regard en direction du corps inerte par terre, je me tourne vers Hoshi qui dort toujours aussi paisiblement dans le canapé pour le prendre et m'en aller m'enfermer dans ma chambre.
—Tu sais pas à quel point je t'envie. Chuchoté-je à mon bébé en fermant la porte derrière moi.
Je prends le temps de m'installer sur le lit, alors qu'une boule de nerfs vient se loger au creux de mon estomac, avant de continuer :
—Rien n'a l'air de t'atteindre. Pas de stress, pas de culpabilité, pas de responsabilité...
Je lâche un profond soupir en dévisageant Hoshi. Il semble si paisible, si loin de tout le chaos qui l'entoure. Et le pire, c'est que je me rends compte que même s'il s'en rendait compte , il s'en souviendrait pas. Alors que moi... moi, je vais devoir apprendre à vivre avec la culpabilité du crime que je suis sur le point de commettre.
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NOS SECRETS
FanfictionNotre amour est une promesse brisée. Trahison, mensonges, secrets, voilà comment on pourrait résumer notre histoire. L'amour est la mort de la tranquillité de l'esprit. C'est pour cet amour que je suis prêt à tout. Les secrets ne sont que des mens...
