CHAPITRE 63

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POV : SASUKE


Mon cœur bat à tout rompre alors que Naruto et moi traversons les nombreux couloirs de l'hôpital. Finalement, nous arrivons devant la nursery et c'est le soulagement qui me gagne. À travers la baie vitrée, je vois mon fils. Sain et sauf. Je ne peux empêcher le soupir de délivrance s'échapper de mes lèvres. Hoshi, pas le moins du monde troublé par le monde qui l'entoure, dort paisiblement dans un des nombreux berceaux soigneusement alignés en rang de six.

-Il est là ! S'exclame Naruto, le soulagement transparent dans sa voix.

Si nous avions été des personnes lambda, la porte sécurisée menant à la nursery aurait été un obstacle. Heureusement pour nous, depuis la tendre enfance on a été entraîné pour contourner les systèmes de sécurité. C'est donc sans aucune difficulté que Naruto et moi parvenons à entrer dans la nursery sans éveiller les moindres soupçons ni déclencher la moindre alarme. C'est comme si nous n'étions jamais venu.

–C'est bon, je l'ai. M'annonce le blond en prenant notre fils dans ses bras avant de s'adresser à ce dernier d'une voix tendre. Coucou toi.

Incapable de me retenir, j'efleure doucement la joue de mon bébé encore profondément assoupi.

— On y va. Chuchoté-je.

On a pas une minute à perdre. Il faut sortir de plus vite. Parce que les choses risquent de devenir plus compliquées si Tsunade remarque mon absence avant que je ne sois sortie de l'hôpital. Non pas qu'elle ait à mon égard un quelconque sentiment maternelle, comme elle peut en avoir pour Naruto, mais je sais qu'elle cherchera à me cloîtrer entre quatre murs.

—Tu te sens de sauter ? Me demande Naruto en ouvrant d'une main l'une des fenêtres du couloir menant sur l'une des rues de Konoha.

Son idée n'est pas mauvaise. Il serait plus pratique et sûr d'éviter de passer devant l'accueil. Nous sommes au quatrième étage, et si d'ordinaire la question de sauter ne se serait pas posée, aujourd'hui les choses sont différentes. Mon corps est peut-être moins engourdi, mais il reste plus faible qu'il ne l'a jamais été. J'en viens même à me demander si la version de moi à 12 ans serait capable de me mettre à terre. Cependant, je ne me donne pas le choix.

—Oui, c'est bon. Saute en premier avec Hoshi.

L'espace d'une fraction de seconde, un mélange de doute et d'inquiétude traversent le regard de mon petit mais, il ne dit rien. Le blond se contente de hocher la tête avant de se tourner, serrer notre fils bien fort contre lui et sauter. Je m'avance vers la fenêtre pour voir Naruto se réceptionner avec l'agilité d'un chat sur le sol.

C'est haut. Je pourrais facilement me briser la nuque si je venais à mal tomber.

Je n'ai jamais été du genre à avoir le vertige, mais là je dois avouer que mon manque de confiance en mon corps fait naître en moi de nouvelles inquiétudes. Néanmoins, je ne le laisse pas démonter pour autant. Je suis le ninja le plus puissant de Konoha. il en faut bien plus pour m'arrêter. Alors c'est avec une profonde inspiration que je monte sur le rebord de la fenêtre.

—Sas' dépêche !

— La ferme, Naruto !

Je souris. Je sais que c'est sa façon à lui de m'encourager sans briser mon égo. Sans me poser plus de question, je saute. La chute fut courte et la réception presque parfaite. J'en suis moi-même étonné. Je m'attendais à me fracturer les chevilles au minimum.

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