Hey, ce chapitre est quasiment 2 fois plus long que le 15, pour me faire pardonner (ou pas) de ma lenteur à écrire. Je vous conseille de relire le chapitre 15 si vous avez oublié, xx.
Cinq ans auparavant
Max
Je regarde les valises de maman, la gorge serrée. C'est le jour J. Elle part. Elle s'envole pour la Nouvelle-Zélande.
Je ne suis pas sûre d'être assez forte pour supporter son absence. J'ai toujours grandi avec l'idée qu'il n'y avait qu'elle et moi. Qu'on resterait toutes les deux, coûte que coûte.
D'aussi loin que je me souvienne, on a toujours été proches. Très proches. Puis il a débarqué : Stan, le quadragénaire fraîchement divorcé, père de deux enfants, l'homme le plus adorable qu'elle ait rencontré. Il est le premier homme qu'elle s'autorise à fréquenter depuis l'autre.
Et surtout, il est son nouveau départ. Je l'ai su dès qu'elle me l'a présenté. J'ai vu à quel point elle revivait dans ses bras. Il lui apporte des choses que je ne pourrais jamais lui apporter, même avec toute la volonté du monde.
Alors j'ai fini par prendre mes distances et m'effacer. Petit à petit. J'ai laissé de la place à Stan. D'abord dans la maison. Puis dans le cœur de maman. C'est un mec bien. Elle a besoin de lui pour refaire sa vie, et moi... Moi je ne suis pas lui.
– Ça y'est. Je suis prête.
La voix de maman me sort de mes pensées. Je me retourne et la vois, plus belle que jamais, son sac à main sous le bras.
Le bonheur lui va bien. Je sais bien que le bonheur ne peut pas aller à quelqu'un mais je me suis comprise. Elle est vraiment rayonnante, aujourd'hui.
– T'es sûre que tu vas voir Stan là ? On dirait plutôt que tu vas à un rendez-vous politique, commenté-je avec un air ironique.
– Il faut bien que je me mette sur mon trente-et-un, répond-elle. C'est quand même l'un des plus beaux jours de ma vie.
Je sens mon cœur se recroqueviller sur lui-même. L'entendre dire ça à voix haute me fait mal. Parce qu'il faut l'admettre : j'ai connu des jours meilleurs que celui-là. Mais je reste silencieuse et lui souris, juste pour sauver les apparences.
– Je suis contente pour toi.
C'est vrai. Il faut bien qu'elle ait droit à sa seconde chance. J'aurais pu m'en aller aussi mais toute ma vie est ici : l'appartement, mes amis, mes grands-parents, Ezequiel et l'université. Je ne peux pas tout abandonner.
Alors voilà, maman part. Le plus douloureux là-dedans, je crois, c'est cette impression de ne pas avoir tout donné. De me rendre à l'évidence et de me dire que maman mérite d'être heureuse, et que ce n'est pas moi qui vais la rendre heureuse.
– Oh ! Il est arrivé !
Je marche jusqu'à la fenêtre et effectivement, la voiture de Stan est garée au pied de l'immeuble. Je la fixe un long moment en prenant sur moi pour rester stoïque ; alors qu'au fond, j'ai envie de hurler de toutes mes forces.
– Tu m'en veux pas ?
Je sursaute, me retourne et la regarde.
– De quoi ?
– De partir.
J'avale doucement ma salive. Non, je ne pense pas lui en vouloir. Elle s'est occupée de moi pendant des années, elle peut commencer à s'occuper d'elle maintenant.
– Non.
Elle hoche la tête avec un air ému. Ses yeux brillent. Je sais qu'elle a envie de pleurer mais elle ne se le permet pas, surtout quand elle est en public.
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Hot-dog [Terminée]
Romans« Un été, c'était assez pour me faire baiser. Dans tous les sens du terme » Max a décroché un nouveau job : House Sitter. Pendant deux mois, elle surveillera la propriété d'un couple riche et sera logée, nourrie, blanchi à moindre frais à Miami. À...
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