dix-huit

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Hello vous ! Et non, je ne suis pas en hibernation ! Je vous poste la fin du chapitre 17 pour vous remettre dans le bain :)

"Je décide de la laisser et pars sur la terrasse pour fumer. Nous sommes Mercredi, ça fait exactement dix-sept jours que je vis avec Max. Il nous reste trente-cinq jours ensemble et après, c'est terminé.

J'ai plus d'une semaine pour faire le point sur ce que nous sommes. Sur ce que je veux que nous soyons. Des colocataires, des amis, ou plus...

Mon portable vibre, le nom de Kate apparaît et cette fois, j'ignore son appel.

Plus d'une semaine pour décider ou non de trahir la promesse que j'ai faite."

Et si avec ce petit rappel, vous êtes en mode "what do you mean ?" (ce que je comprends parfaitement, ça fait longtemps que vous attendez ... D'ailleurs, vous avez préparé les fouets ?). Bref, je vous remets les choses dans leur contexte : Max et Sully ont mangé dans un yogen früz, et Max a proposé à Sullivan de réfléchir chacun de leur côté sur ce qu'ils veulent être l'un pour l'autre : des amis, des colocataires... ou plus :)))

Max

Après avoir proposé mon idée à Sullivan, j'ai cru que nous allions rester en froid pendant une semaine. Mais comme d'habitude, Sullivan est imprévisible. A contrario de ce que je pensais, Sullivan m'a parlé comme si de rien n'était, a recommencé à me taquiner et nous avons même fini par retrouver un semblant de notre complicité.

Ça m'a fait plaisir. Je lui ai déjà dit et je me répète, mais ça m'avait manqué de délirer avec lui. Bon, c'est beaucoup plus drôle quand Eden est dans les parages, mais ce que j'essaie de dire, c'est qu'il fait partie de ceux avec qui je me sens vraiment à l'aise.

C'est en partie pour ça que la semaine est passée comme dans un rêve. Et je n'exagère même pas ! J'ai l'impression que notre petite sortie dans le Yogen Früz date d'hier. Pourtant, nous sommes déjà Vendredi– soit le vingt-sixième jour que nous passons ensemble. Vingt-six jours de cohabitation, merde !

Vingt-six jours pour comprendre que Sullivan n'est pas un ami et qu'il ne le sera jamais. "On devrait être des amis, c'est plus simple" me suis-je répété. Sauf que je ne croyais même pas ce que je disais. Je me forçais à le penser, en espérant finir par me convaincre. C'était toujours mieux que me torturer en pensant à ce contact ; ses lèvres sur les miennes.

Mais tout a échoué, évidemment.

J'ai compris qu'il ne sera jamais un ami quand je l'ai comparé à Bill.

Je ne louche pas sur sa bouche. Je n'observe pas sa mâchoire en m'imaginant la couvrir de baisers. Je n'imite pas son sourire en miroir. Je ne frémis pas quand il me touche.

Non, rien de tout ça.

Je trouve même le moyen d'interpréter ses gestes de manière ambiguë. Par exemple, j'ai l'impression qu'il laisse volontairement sa main se balader près de la mienne, même après m'avoir passé un objet. Peut-être que je suis folle et que je me fais des idées – ça ne sera pas la première fois – mais je sais qu'il n'est pas un ami à mes yeux. Oh non, loin de là.

Si ma mère était là, elle me dirait que je vais trop vite. Que je ne sais rien de lui. Que je devrais me calmer. Ralentir. Mais je peux assurer que vivre 24h/24 avec quelqu'un, ça accélère les choses : nous faisons tout ensemble et nous nous voyons non-stop. Comme un couple.

Alors forcément, ça rapproche et ça crée des liens, qu'on le veuille ou non. Deux fois plus quand le courant passe bien. Et quatre fois plus quand on fait des activités ensemble. Mixez tout ça et vous obtenez deux personnes qui ne se lâchent pas–même pour sortir dehors –alors qu'il y a encore quatre semaines, elles étaient de parfaites inconnues.

Hot-dog [Terminée]Des histoires addictives. Découvrez maintenant