Chapitre 6

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Je lave un autre morceau de linge. Mes bras sont mous comme de la guenille. J'essaie de soulever le peau pour le mettre à nouveau sur ma tête, mais il tombe. Je soupire et attend un peu que mes bras se remette de cette activité.

Paolo me jette un coup d'œil et rigole lorsque qu'il me voit, le sceau par terre et le corps mou.

- Ça va? me demande-t-il.
- Mouais... Disons que je suis brûler.

Fanny rit de notre échange. Lorsque Sigario arrive, Paolo commence à se préparer à repartir. À chaque fois qu'il part, j'ai un pincement au cœur. Même si ça ne dure que vingt minutes. 

Soudain, je le vois. L'homme qui n'a pas voulu m'aider. L'homme qui a faillit m'agresser. Il est là, arme à la main avec une bande ami, autant armé.

- Paolo... je murmure sans lâcher du regard les hommes qui s'avancent vers nous.

Paolo ne se tourne pas, alors je lui donne un coup de coude. Il se redresse et me regarde un peu vexé.

Mon corps tremble tellement fort qu'on dirait que je suis en plein tremblement de terre. Je regarde les hommes et Paolo suit mon regard. Lorsqu'il les voit, il sert les point.

- Part avec Fanny et Sigario, dit-il entre ses dents.
- Et toi?
- Part Isobel. Je vais m'arranger.
- Mais ilss sont beaucoup trop pour toi!

Paolo me regarde.

- Je vis dans les bidonvilles depuis que je suis gosse. Je suis mieux préparer à ça que vous.

Je hoche la tête même si je ne veux pas le laisser tomber. Je m'avance lentement vers Fanny.

- Vient. On s'en va.

Fanny fronce les sourcils.

- On a pas finit!
- Vient Fanny. Ne rouspète pas s'il te plaît.

Je cache mes mains qui tremble, mais Fanny les aperçoit.

- Qu'est-ce que..?
- Allez Fanny! S'il te plait...

Elle hoche la tête et déposé son sceau. Je fais signe à Sigario de venir. Il vient sans rouspéter.

- On s'en va maintenant.

Je commence à marcher, mais je vois qu'aucun des deux n'avancent.

- Bordel Fanny avance!
- Et Paolo?
- Euh... Il continue.
- Alors pourquoi pas nous?

Je lui jette un regard.  Paolo continue de travailler en les ignorant, mais je vois qu'il ne comprend pas pourquoi nous ne partons pas. Je regarde ensuite les hommes qui nous encercle presque au complet. Je jure entre mes dents.

- Vous devez partir avec moi.

Fanny secoue la tête. Ce qu'elle peut être tête de mule! Elle va nous faire tuer!

- Fanny.... je gronde.
- explique moi avant.
- Non. À la maison promis!

Elle pense un peu puis accepte. Je recommence à marché en accélérant. Je veux passer avant que le trou des hommes qui nous encerclent se referme. J'avance le plus vite que je peux mais au moment où je traverse, je sens un flingue me toucher la tempe.

Je m'arrête, tout en arrêtant de respirer. J'entend Fanny pousser un cri de surprise. Je ne bouge pas, mais sens une nouvelle présence à coter de moi.

- Ma belle...

Cette voix, je la reconnais. C'est celle de mon agresseur. Le flingue glisse de ma tempe. Je recule mais l'agresseur me prend la main pour me coller sur lui.

L'argent ne fait pas le bonheur Où les histoires vivent. Découvrez maintenant