@Aeryae

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Cadeau fait par ➵ Theeyeofthecyclone
Cadeau fait pour ➵ Aeryae
Thème imposé ➵ Féminisme

« Un magazine, de grands sacrifices »

Quand vous vous munissez d' un magazine, vous le feuilletez . Vous le lisez, puis le jeter. Ou bien , vous le rejetez d' un revers de la main. Tout ceci en quelques instants.

Dans ce magazine, vous retrouvez des ragots mensongers, des articles honteux ou des photos interressantes de personnes célèbres prise sur le vif. Un faible interêt vous submerge puis s' éteint, lassé de voir les mêmes histoires ressassées chaques mois.

Mais ce que personne ne sait, ce sont les efforts pour obtenir ce magasine. Une entreprise, une rédaction ,des centaines d' employés ; enfin des paparazzis et des personnalités célèbres.

Ce que personne ne sait , c' est la fatigues des photographes qui se démènent pour obtenir LE cliché voulu. Ce sont leurs frustrations en attendant un news sur lequel ils pourrait sauter dessus, sous les pires intempéries. Ce sont les insultes et les coups qu'il essuyent avec le plus de professionnalisme possible.

Ce que personne ne sait, c' est la souffrance des stars pour échapper au flashs aveuglants et étourdissants. Ce sont leurs dégoûts de la célébrité dûs à leurs ennemi public n°1. Ce sont leurs tentatives de préserver leur intimité de toutes les façons possibles et inimaginables.

Ce que personne ne sait en choisissant, en lisant, en jetant un magasine, c' est toute l' histoire qu' il y a derrière.


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Elle avait froid. Ses mains gelées et ses pieds engourdis n' arrangeaient pas les choses. Elle ne voulait qu' une chose, rentrer chez elle et se préparer un bol fumant de chocolat chaud. Elle salivait déjà à cette idée. La température avait chuté durant la nuit et la neige qui était tombé à gros flocons, gelait au contact du sol et formait des plaques de verglas glissantes. Depuis son réveil à l' aube, Karrie piétinait devant Buckingham Palace avec ses collègues. Avec soulagement , elle observa qu' elle n' était pas la seule être exténuéé. Elle nota au passage que certains de ses collègues n' étaient vraiment pas du matin comme elle . Ils avaient un visage marqué par la fatigue où les yeux, sans éclats, se fermaient perpétuellement et s' ouvraient aussitôt avec lassitude.

Un visage plutôt morbide et flippant et elle craignit d' avoir le même mais par peur de la vérité qui lui sautait à la figure, elle ne vérifia pas.

« Qu' est ce que je fais ici ? » pensa-t-elle en ajustant son bonnet en laine offert par son père pour Noël.

Elle s' efforça à rester calme mais ses allées et venues trahissaient la frustration du manque de sommeil. Elle revit l' image de sa petite sœur dormant , juste avant son départ pour Buckingham.

-Un café ?

Elle se retourna vivement pour voir Shane lui tendre un gobelet .

-Oui , merci.

Elle avait vraiment besoin d' un remontant. Si il lui permettait de tenir sur pied encore quelques heures, il était le bienvenu. Elle porta son café à ses lèvres et souffla sur la fumée qui s' évaporait. Elle du se résigner à le boire brûlant . Elle grimaça , ça brûlait la langue et c' était amer. Elle soupira en le terminant ; Shane avait l' habitude de ne pas ajouter de sucre dans son café et il le lui avait préparé comme il les aimait. Mais sans deux sucres au minimum, elle avait du mal à finir son verre. Cette fois c' était pour la bonne cause et pour être encore éveillé, elle se força à ingurgiter sa boisson chaude jusqu'à la fin.

Le soleil commençait à pointer et elle attendait, de plus en plus impatiente. Elle n' avait ni Ipod , ni écouteur pour s' occuper et faire défiler sa playlist. Son métier était inhumain mais elle l' aimait. Y avait-il une raison particulière ? Pas qu' elle sache. Elle l' aimait tout simplement. La fatigue et la frustration qu' elle éprouvait n' était qu' adrénaline . Elle se souvient de la réaction de son père lorsqu' elle lui avait annoncé qu' elle avait choisis ce métier là. Dès lors, les expressions de celui ci s' étaient succédées sur son visage , une à une, en commençant par la stupéfaction, l' horrification, le choc, l' incompréhension pour terminer avec l' acceptation. C' était vrai qu' elle avait choisis un métier dangereux pour une jeune fille mais elle avait écarté les théories anti- féministes que ses proches ne cessaient de lui rappeller. Elle voulait , pour une fois dans sa vie, prendre ses propres choix et en subir les conséquences. Elle voulait grandir et d' après elle, sa décision était le début du cheminement vers la maturité qu' elle voulait acquérir. Elle sortit de ses pensées en entendant Ileene, la stagiaire, grogner :

-A ton avis , quand est ce qu' ils sortent ? C'est pas eux qui se les caillent !

-Ils, comme tu dis, n' en ont rien à faire de nous. Plus tu te tiens loin d' eux, mieux ils se portent.

Malheureusement, c' était la stricte vérité. Elle le savait. Et ça la révoltait . Pourtant, les personnalités célèbres leur assuraient un salaire tout les mois; inconciemment car qui voudrait assurer un avenir stable à « un photographe à la sauvette ». Mais jamais , au grand jamais les gens dans la rue réflechissait dans le sens inverse. Sans les photographes à la sauvette, les stars deviendraient tout à coup ininteressantes. Leur côte de popularité, due à leur photos intimes, ne ferait que diminuer et les gens parleraient de moins en moins d' eux. Autant d'ingratitude la révoltait.


Il était déjà 9:45 et elle n' avait pas bougé. Enfin, si on exclut ses centaines de pas le long du palais royal. Elle avait envie d' étriper quiconque et le premier qui lui adresserait la parole, elle le boufferai. Sa tête était comme un compte à rebourd, son crâne menaçait d' exploser à tout moment. Dans ces moment-ci, elle regrettais de pas pouvoir fumer. Enfin, elle le pouvait mais ne le voulait pas. Mais dans ces moments de faiblesse psychologique, ce n' était pas l' envie qui lui manquait.Tout le stress accumulé depuis l' aube disparaître comme la fumée de son millènième café, voilà ce qu' elle voulait. Un jeta un regard vide a son gobelet qui était de nouveau vide, et se resservit dans le thermos . Elle ajouta ses éternels sucres , deux comme d' habitude.

-Je vais les butter !

-C' est pas en souhaitant leur mort et les insultant qur tu vas rentrer plus vite Ileene. D'autant plus que c' est juste un stage que tu effectue.

-Je sais Karrie, mais je dois faire évacuer le stress !

-Il y a des toilettes, juste là.

Et elle lui indiqua une cabine publique derrière un arbre dont les branches faisaient peine à voir. Elle suivit des yeux la stagiaire , d' un regard protecteur. Elle lui faisait penser à sa petite sœur. Elle jeta un regard à sa nouvelle montre . Elle l' avait acheté avec son salaire du mois dernier. Elle remarqua que la matinée était déjà bien avancée. Karrie espérait que sa sœur avait trouver le mot qu' elle avait laissé sur la table de la cuisine. Elle espérait surtout qu' elle avait été au lycée . Mais elle décida de ne pas se formaliser de ce léger doute car une trompette , installé sur un balcon du palais, poussa un bruit détonnant . Sa tête résonna et ,un instant sonnée, elle reprit contenance et compris la signification de ce bruit. Le couple royal allait faire son apparition. Lorsque le monde entier apprit la grossesse de la Duchesse de Cambridge, Karrie avait remarqué l' exitation des anglais dans les rues. Mais quand , elle et ses collègues , l' avaient pris en photo lors de son entrée dans une clinique privée ,il n'y avait plus d'exitation dans les rues, seulement de la peur. Au plus grand soulagement des habitants, la Duchesse de Cambridge put rentrer auprès de la famille royale et promit une sortie quotidienne pour calmer ses futurs sujets.

Ravie de bouger enfin ses doigts engourdis, Karrie programma son appareil photo. Le prince William et son épouse s' avancèrent et leur accordèrent des signes de leur mains gantées. Les flashs crépitèrent et tandis que le couple royal affichaient un grand sourire , Karrie se mit en position, zooma, cadra et les prit en photo. Elle avait enfin la première prise de la journée.

Graine de Wattpadien ✔Des histoires addictives. Découvrez maintenant