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❝ walburga black ❞
MAURA SWANSON NE CROYAIT PAS AUX COINCIDENCES, ni au destin pour autant. Elle était d'avis que certaines choses se devaient d'arriver, mais que cependant, le cours des événements pouvait être altéré. Elle savait que tuer le Voldemort du futur s'avérait être une mission semée d'embûches, mais qu'ôter la vie à Tom Jedusor, un élève de sixième année, relevait d'une autre tâche. Ce dont elle ne se doutait pas, en revanche, c'était qu'il soit si bien entouré. Si ce n'étaient pas de groupies (elle fut écœurée d'apprendre qu'en 1942, il y avait également ce problème), c'était de son entourage restreint. Il se composait de quelques Serpentards dont elle ne parvenait toujours pas à se souvenir de leurs noms, à la perspective d'avenirs brillants.
La jeune femme fut déconcertée un long moment, dans un débat entre elle et sa conscience, les deux se mirent d'accord sur le fait que le plan basique qu'elle avait qui se résumait à "Trouver Voldemort. Le tuer." ne serait pas suffisant.
Et alors que ses méninges fonctionnaient à grande vitesse, enchaînant des idées plus folles les unes que les autres, elle trouva le sommeil sans le réaliser.
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Des voix lointaines se firent entendre, et Maura se sentit secouée. Par réflexe, elle grogna et lança un "Dégage, Pansy !". Un rire moqueur parvint alors à ses oreilles.
— C'est qui Pansy ? S'intéressa Elizabeth. Ton amoureux d'Ilvermorny ?
— Lève-toi, s'impatienta Walburga, les cours commencent bientôt ! Et arriver en retard ne ferait pas bonne impression !
Walburga avait raison, comme souvent.
— Oh, il est que 7 heures, intervint une voix douce, laissez-la tranquille.
Maura s'assit en tailleur, et offrit un sourire à Edelyn Hudson, sa troisième compagne de chambre. Edelyn était différente des Serpentards qu'elle connaissait : elle n'était pas si distante, si froide, mais était d'une bonté rare et toujours de bonne humeur. Elle avait l'air plus jeune que la majorité des sixièmes années, ce qui lui donnait un côté enfantin.
— Et le petit déjeuner, t'en fais quoi ? Bouge tes fesses, Swanson, ou on part sans toi !
Maura leva les yeux au ciel.
— Donnez-lui sa tasse de café, ironisa-t-elle, pour qu'elle ne soit plus si chiante !
Tandis qu'Edelyn et Elizabeth riaient gentiment, Walburga foudroya la concernée du regard.
— Cours, lui conseilla la blonde.
Maura hocha vivement la tête, et partie en direction de la salle de bain. Une fois prête, elle retourna dans sa chambre, où seulement deux des filles étaient présentes.