15. Gringotts, travail et découvertes.

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Chapitre 15 : Gringotts, travail et découvertes

Harry se réveilla, comme chaque matin depuis cinq jours, dans les bras rassurants de Draco. Il perçut vaguement les ténèbres de l'aube et gémit en gigotant un peu afin de trouver une position plus commode. Par automatisme, le bras autour de sa taille se desserra le temps qu'il soit confortable puis se resserra avec possessivité. Un vague sourire aux lèvres, Harry posa sa main sur celle, blanche et grande, installée sur son ventre nu.

En trois nuits, ils avaient avancé. Un peu. Et ça avait été...

« Explosif, délicieux, j'en veux encore, encore, encore ! »

S'il avait été un peu honteux, au début, de son soudain désir pour le corps de Draco, il était à présent totalement calme face à cet état de fait. Il ne pouvait rien y faire de toute façon, il devait l'assumer. Même si cela était encore parfois difficile de faire face à Ron lorsque celui-ci assistait à un échange amoureux. Draco s'obstinait à le toucher et à l'embrasser devant le roux, tentant sans doute de détendre Harry face à ses proches. Et si au début, il en avait rougi, à présent, il l'acceptait. Il n'initiait pas encore le mouvement, mais il se sentait capable de le faire.

« Surtout que... Nos expériences matinales sont bien pires que quelques baisers... »

A cette pensée, il tourna la tête pour regarder Draco. Ce dernier dormait profondément, à sa grande peine. Il avait parfois envie de le réveiller afin d'obtenir plus vite ce qu'il voulait. Ses mains et sa bouche sur lui ! Les trois matins précédents ne cessaient de le faire rougir quand il y repensait. Non pas à cause des actes commis, mais à cause de son propre comportement. Il était une chienne. Du moins, c'est ainsi que Harry se définissait, lorsqu'il repensait à ses propres gestes, à ses suppliques, quelques heures après. Il se comportait envers Draco comme une chienne en chaleur et le blond semblait adorer ça.

« Sans doute la répercussion de la domination... »

Il avait honte d'agir ainsi. Il n'avait jamais été si avide avec Ginny. Mais c'était différent. Ginny s'attendait à ce qu'il prenne les choses en main, même si elle le faisait plus souvent, car elle se désespérait de le voir agir. Draco, lui, n'attendait pas qu'il agisse. Insidieusement, comme un serpent, il obligeait son désir à devenir si intense que Harry se mettait à le supplier pour qu'il le touche. Et dans ces moments-là, il ne se contrôlait plus du tout. Draco le dominait entièrement, menait la danse sans toutefois le laisser être passif et il adorait cette façon de faire.

Pour autant, ils n'avaient pas encore vraiment couché ensemble. C'était toujours de l'expérimentation. Mais Harry savait que ça arriverait bientôt. Il ne pourrait pas éternellement repousser ça. Et la façon dont, la veille, il avait frotté ses fesses contre l'érection de Draco démontrait parfaitement qu'ils en étaient de plus en plus proches. Harry ne pensait pas avoir un jour le désir réel que Draco le prenne. Et pourtant, plus les matins sexes se déroulaient et plus il en avait l'envie irrépressible.

« Comme une chienne ! », pensa-t-il avec culpabilité.

Car comment interpréter autrement son propre comportement ?

« Arrête de penser autant de si bon matin ! », fit soudain la voix de Draco à son oreille, déclenchant aussitôt un grand frisson le long de sa colonne vertébrale.

Harry sentit tout son corps s'éveiller alors que Draco bougeait contre lui et il rougit. Vraiment, suffisait-il que le blond parle ainsi, de cette voix rauque encore endormie, pour qu'il se sente excité ? Cela voulait-il dire qu'ils étaient condamnés à se toucher le matin uniquement ? Non. Draco était capable de l'exciter à bien d'autres moments. Simplement, à ces instants-là, ils n'étaient pas seuls ou alors trop fatigués !

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