28. Réunion de loups-garous.

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Chapitre 28 : Réunion de loups-garous

La salle de banquet de la veille avait été vidée de ses petites tables pour être remplie par une plus large où chaque meute avait ses places. Bien entendu, tous les membres devaient y siéger et ce fut sans hésitation que Harry et Draco s'installèrent tout au bout, l'un à côté de l'autre. Ils étaient placés juste à côté des très nobles Japonais qui leur accordèrent à peine un regard, les yeux fixés en face d'eux dans une sérénité exemplaire.

Merlin soit loué, aux yeux de Harry et Draco qui n'avaient pas le droit de participer, des plats d'amuse-gueule étaient déposés devant chaque personne. Modestes, mais bien décorés, ils leur assuraient que, si l'ennui devenait trop grand, ils pourraient toujours passer le temps plus tard. Gabriel était assis à l'autre bout de la table, juste à côté de la délégation du Canada et, bien qu'il ait jeté de fréquents coups d'œil au fils de Joshua, il semblait alors s'ennuyer à mourir.

« N'oubliez pas de ne rien dire, leur rappela un Greyback à l'air revêche. Ah, au fait, Evan... Certains de nos compatriotes s'interrogent sur... ton aspect physique. Ils viendront sans doute t'en toucher un mot ou deux. »

Harry enregistra les informations : en gros, il se devait d'être plus que prudent ! Heureusement, comme il l'avait constaté le matin même, le maquillage offert par Kate et fabriqué par Stein était plus qu'efficace : sa cicatrice avait totalement disparu et Draco lui avait confirmé qu'il était quasiment indétectable.

L'ambiance relâchée de la salle se fit brutalement plus sérieuse lorsque la délégation d'Amérique du Nord arriva. Jack, maître de cérémonie, resta debout jusqu'à ce que tous soient installés et se soient tus.

« Bonjour à tous et à toutes. J'espère que vous avez passé une bonne nuit dans ce magnifique hôtel qu'est l'Overlook. Nous ne déplorons aucune attaque du Poltergeist, ce pour quoi nous sommes extrêmement reconnaissants ! Je vous rappelle que cette réunion à pour but d'améliorer la qualité de vie des loups-garous, pas de déclencher une guerre entre nous. Nous allons d'abord parler du fonctionnement des villages. Ensuite, nous en viendrons aux problèmes plus épineux. »

Et il lança cette fois un regard presque ennuyé vers le clan d'Angleterre, Harry grimaçant en comprenant qu'ils parleraient de Voldemort.

« Essayons de finir tôt, aujourd'hui, plaisanta Jack. L'année dernière, j'ai le souvenir que le souper a été servi à seulement vingt-deux heures et que le bal a commencé à minuit... Ce serait dommage de réitérer l'expérience ! Nous allons commencer par les villages dont les gouvernements acceptent la présence, si vous le permettez. »

Jack se tourna vers la Nouvelle-Zélande dont le dirigeant, un homme épais avec une légère barbe, se leva presque aussitôt. Curieux, Harry tendit l'oreille. Comment se passait donc la vie d'une meute, en étant acceptée par le gouvernement ? La différence lui sauta aux yeux presque immédiatement. En premier lieu, il comprit que les terres où vivait la meute étaient délimitées par les gouvernements sorcier et moldu du pays. Si certains moldus étaient informés de leur présence, d'autres en étaient totalement ignorants. Ils les prenaient pour les habitants d'un village isolé auprès desquels, étrangement, ils préféraient ne pas demeurer en présence de la pleine lune. En dehors de cette période, le village, pittoresque, était presque un lieu touristique. En outre, du fait de leur nature, ils étaient des guides exceptionnels pour les terres, bois et montagnes environnantes.

Leur économie s'en ressentait : les meutes reconnues par l'Etat, comme ils l'exprimèrent plus tard, commerçaient, travaillaient malgré la difficulté due aux deux jours mensuels de congé par mois qu'ils prenaient et étaient en plus de cela protégées par les dirigeants du pays.

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