21. Le dernier Horcruxe.

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Chapitre 21 : Le dernier Horcruxe

Ça avait été, sans aucun doute, les trois jours les plus longs et les plus angoissants de leur vie. Ou plus exactement, de la vie de Harry. Draco, lui, prenait les choses plus sereinement alors que Harry ne cessait de s'interroger sur les raisons de cette convocation. Greyback avait eu beau le rassurer en lui affirmant que le mage noir désirait rencontrer Draco afin de s'assurer que son investissement était toujours de son côté, le brun voyait en cette convocation un sinistre présage.

Vivre avec l'angoisse constante d'Harry avait été pour Draco très pénible. Mais le pire avait probablement été lorsque son amant avait fini par en être malade. Le loup-garou avait été somme toute assez surpris de se réveiller seul dans leur lit, une nuit. Puis, de part son ouïe, il avait clairement entendu Harry vomir dans la salle de bain. Heureusement, il ne restait plus que quelques heures avant la convocation et Draco savait qu'une fois revenu, en pleine forme, Harry irait mieux. Du moins, il l'espérait...

« Transplane si jamais tu vois que c'est dangereux, lui chuchota Harry alors qu'ils se disaient au revoir à l'entrée du village.

-Tout ira bien, répéta pour la millième fois Draco. Ne t'inquiète pas tant, Harry, il ne peut rien me faire... Au moindre pépin, je me transforme et je pars. Ne t'inquiète pas... »

Il se pencha pour l'étreindre et l'embrasser une dernière fois de toutes ses forces, tentant de le rassurer une ultime fois mais l'angoisse puissante qui avait pris possession du corps de son amant était trop imposante pour la vaincre.

« A tout de suite », dit-il en lui caressant les cheveux.

Puis il s'éloigna en direction de Greyback, non sans avoir à décrocher les doigts serrés d'Harry sur sa cape. Pour l'occasion, il avait dû se vêtir à la sorcière, ce qui était étrange pour lui. Greyback avait tenté de le persuader de paraître moins élégant, plus animal, mais Draco avait refusé.

« Tu peux jouer les animaux si tu veux, je refuse de m'abaisser à ça. Je n'irai pas me rouler dans la boue pour jouer une stupide comédie ridicule ! Chaque loup-garou est différent : moi, je suis un loup-garou élégant ! »

Et il s'était vêtu de sa robe la plus charmante et avait coiffé ses cheveux fraîchement lavés. Ceux-ci, telle une crinière sauvage, encadraient son visage et retombaient sur ses épaules avec noblesse. Si bien que quand il entra, il s'attira les regards stupéfaits de la majorité des mangemorts qui cessèrent de parler, le dévisageant avec stupeur en le regardant. Presque automatiquement, leurs yeux se portèrent sur Greyback qui, à côté de Draco, avait l'air d'un homme des cavernes.

« Eh bien... Bon sang ne saurait mentir », se moqua l'un des mangemorts en observant Lucius, tout aussi élégant que son fils.

Draco se refusa à regarder ses parents en face, bien que, du coin de l'œil, il les perçut nettement. Son père semblait fier et soulagé. Sans doute avait-il craint de le voir dans le même état que Greyback. Sa mère, le ventre disproportionné à cause des jumeaux, continuait pourtant de le dévisager avec dégoût mais Draco préféra l'ignorer. Il se concentra plutôt sur les jumeaux. A vue de nez, ceux-ci se développaient parfaitement et devaient approcher lentement des cinq mois. Il se retint de sourire.

« Eh bien... comme l'a si justement fait remarquer notre ami Rookwood, bon sang ne saurait mentir, siffla une voix qui déclencha chez Draco des frissons glaciaux. Je suis ravi de te revoir, Draco... Cela faisait... longtemps. »

Bien qu'avec difficulté, le blond tourna la tête en direction de Voldemort et il dut serrer les mains – heureusement dissimulées dans ses manches – pour s'empêcher de vomir. Bien sûr, il avait toujours été hideux... mais jamais il n'avait senti l'odeur immonde qui émanait du mage noir. C'était pire que les trois horcruxes posés sur la cheminée. Sa soudaine pâleur sembla ravir le mage noir, ce dernier pensant sans doute que Draco était impressionné alors qu'il combattait férocement sa nausée.

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