Plusieurs semaines se sont écoulées depuis mon arrivée dans cette université, et chaque jour, je ressens une immense gratitude d'avoir décroché cette précieuse bourse. C'est une opportunité que je compte honorer en travaillant dur pour obtenir mon master en logistique et, un jour, décrocher un poste de responsabilité dans ce domaine.
Sur le plan financier, ma famille ne roule pas sur l'or, mais elle subvient à mes besoins essentiels. En tant que fille unique, mes parents ont toujours fait de leur mieux pour m'offrir une vie décente, même après leur divorce. Ma mère, une cuisinière passionnée, m'a élevée seule la plupart du temps, tandis que mon père, gestionnaire dans une entreprise alimentaire, m'accueille les week-ends et pendant les vacances. Malgré leur séparation, ils veillent sur moi, chacun à sa manière.
J'enfonce mes écouteurs dans mes oreilles et me lève de mon banc, fredonnant doucement la mélodie qui résonne en moi. La musique a toujours été mon refuge, un échappatoire silencieux dans un monde bruyant. L'université est immense, et il me faut souvent plusieurs minutes de marche pour atteindre ma salle de classe.
Mais aujourd'hui encore, un détail me fait trébucher – et ce n'est pas seulement le sol sous mes pieds.
De loin, un groupe d'étudiants s'est rassemblé, leurs regards fixés sur moi avec une insistance qui me serre la gorge. Ce n'est pas la première fois. Ici, les regards sont lourds, acérés, imprégnés d'un jugement silencieux que je commence à trop bien connaître. Je ne suis pas naïve : cette université est remplie de personnes qui n'acceptent pas les différences. Je suis leur cible favorite.
Le malaise me gagne, ma démarche se fait hésitante, et soudain, mes pas me trahissent. Mon pied se tord légèrement, mon équilibre vacille, et en un instant, je bascule vers l'avant. Le choc est brutal. Mes genoux et mes paumes heurtent violemment le sol, déclenchant immédiatement des éclats de rire moqueurs autour de moi.
Un silence lourd m'enveloppe. Mes yeux s'embuent, et avant même que je ne réalise, une larme roule sur ma joue. L'humiliation est cuisante. Je ravale ma fierté et me relève, la tête baissée, les épaules crispées. Mon cœur tambourine dans ma poitrine, m'intimant de fuir, d'oublier ce moment aussi vite que possible.
Mais alors que je m'apprête à reprendre mon chemin, une main se pose sur mon épaule.
- "Hey, la noire, tu as oublié ça..." dit une voix derrière moi.
Je me retourne et pose mon regard sur la personne, une fille de mon âge. Elle me rend mon téléphone, qui heureusement n'a rien. Je le prends et m'éloigne rapidement.
...
Le cours touche à sa fin, je range mais affaire dans mon sac.
Pourquoi les étudiants sont si méchant avec moi ? Pourtant je ne suis pas la seule noire. Ils aiment se moquer de moi , je suis pas belle oui j'ai un look de veille oui et alors ? Je suis pas la seule dans cette université.
- Sierra??
Je sursaute surplace, et mes yeux vont à la rencontre de la voix qui venait de m'appeler. Il s'agissait d'un jeune homme de ma classe, un des racistes de cette école qui me mène la vie dure depuis m'ont arrivé. THOMAS
- Oui ? Demande-je tout bas.
- pourquoi tu ne répond pas à mes messages ? Dit il de son air menaçant
Je remarque alors que nous étions resté les seuls dans la classe. Je baisse le regarde sur mon téléphone et l'allume.
- je ne ....
- Tais toi pitié pauvre fille, je t'attend dans les toilettes.
...
Je me retourne une fois de plus seul dans la classe et je me suis mise à pleuré.
Je sèche vite mes larmes et le rejoins dans les toilettes.
À peine avoir mis les pieds devant la porte des toilettes d'homme, je sens une mains me tirer.
Je franchis l'une des portes et sens son regard peser sur moi, me demandant de me tourner. J'obéis, alors que j'entends le bruit de sa ceinture se défaire, mes mains commencent à trembler.
Les larmes coulent déjà sur mes joues.
Il me demande de baisser ma jupe, et je m'exécute en retirant mon collant.
Sans plus attendre, il m'encule.
Seules mes mains pouvaient étouffer mes cris.
Il effectuait des movements rapides et profonds. Il me giflait et tirait mes cheveux avec force. Après une demi-heure de torture, il se retire enfin.
• Arrête de pleurnicher, petite négresse, et suce-moi.
Je me suis donc pliée à sa demande, puis il s'est éclipsé. Me hâtant aussi vers la sortie pour rentrer chez moi.
Au parking, j'attendais mon père pour passer le week-end chez lui. Mon derrière me lançait atrocement, m'obligeant à m'asseoir en appuyant mes mains derrière moi pour soulager la douleur. Il devait s'y habituer, car cela faisait un moment qu'il me sollicitait ainsi.
Observant un groupe de filles bavarder, je les ai vues commenter l'arrivée de Thomas dans sa voiture avec ses amis.
"Oh mon dieu, il est tellement canon, c'est pas possible," dit l'une d'entre elles.
"J'ai eu la chance de parler avec lui sur Facebook, il est super sympa. Il m'a même draguée," ajoute une autre.
"Menteuse, je te connais, tu vas te jeter dans ses bras," répond une autre en riant.
"Moi je le trouve distant et arrogant," intervient une autre voix.
"Oui, trop, et narcissique," confirme la suivante.
Elles le voient comme un homme à conquérir, mais pour moi, il reste juste un type méprisable. Je ne le trouve ni beau ni attirant.
Je monte dans la voiture de mon père, sous les regards moqueurs des autres.
"Salut ma belle, ça va ?" me dit mon père en m'embrassant sur le front.
"Oui papa, ça va et toi ?"
"Moi aussi, ma chérie !"
Il démarre alors et nous nous en allons.
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Mélange mixte
Aktuelle Literatur"Aujourd'hui, si je partageais cette histoire avec les gens, je suis certaine que 80 % d'entre eux jugeraient ma décision sévèrement, sans comprendre les circonstances dans lesquelles elle a été prise. Il m'a dédaignée, m'a charmée, puis finalement...
