Ça faisait longtemps que j'avais pas rigolé comme ça.
En entendant leurs éclats de rire depuis ma chambre, mon cœur s'est réchauffé d'un coup. Un réflexe, presque enfantin, m'a poussée à les rejoindre, à courir vers eux comme si j'avais été absente pendant des mois.
Et franchement ? J'en avais besoin. Plus que je le pensais.
Quand je suis arrivée dans le salon, ils se sont tous arrêtés, un peu surpris. Puis ils m'ont tous sauté dessus.
Des remarques, des regards qui veulent dire "t'as disparu ces deux semaines et t'as cru qu'on allait rien dire ?"
Mais après la petite morale générale — méritée, j'avoue — on a rigolé. Fort.
Et j'ai senti mon cœur se remettre à battre pour de vrai.
J'avais l'impression d'être moi à nouveau. Celle que j'étais à notre arrivée ici.
À quelques cicatrices près, bien sûr... mais vivante.
Rayan, qui avait visiblement perdu un pari, s'est retrouvé en cuisine. On l'a pas raté.
Chaque geste, chaque épice, chaque odeur bizarre, on a tout critiqué. Juste pour le faire chier.
Et lui, il râlait comme d'habitude, en nous lançant des chiffons ou des insultes pas méchantes.
C'était parfait.
Ils m'avaient manqué. Putain, ils m'avaient vraiment manqué.
Le lendemain
Je me réveille plus tôt que d'habitude.
Pas de nuit blanche cette fois. Pas de vide dans la poitrine. Juste... un matin comme un autre.
Et ça fait du bien.
Je prends une douche, j'enfile un jean large, un pull noir, un peu de parfum — pour moi, pas pour les autres.
Je ne sais pas trop où aller, mais j'ai envie de sortir.
De marcher, de respirer, d'exister autrement que dans les couloirs de mon esprit.
Je m'installe dans le salon, téléphone en main, prête à envoyer un message à Aya pour lui proposer de sortir.
Et là... la sonnette retentit.
Je sursaute. J'attendais personne.
Quand j'ouvre la porte, mon cerveau bug un peu.
Mon prof.
Devant chez moi.
Souriant, détendu, comme s'il venait prendre le café.
Il fait quoi ici ?
Prof : Alors Mira, comment vas-tu ?
Moi : Très bien... J'attends les réponses pour mon stage, donc je croise les doigts !
Je le regarde, un peu perdue. Il n'est jamais venu chez moi, et là il débarque comme une info importante allait tomber.
Prof : Eh bien, si je suis ici, c'est justement pour ça.
Moi : Quelque chose de grave ?
Il secoue la tête, un léger sourire aux lèvres.
Prof : Mira, tu te souviens du dossier qu'on avait préparé pour le stage aux États-Unis ?
Moi : Oui, oui, je m'en rappelle.
Comment l'oublier ? C'était un rêve lointain. Une sorte de fantasme professionnel auquel j'osais à peine croire.
Prof : Eh bien... parmi tous les dossiers que j'ai envoyés, il n'y en a qu'un seul qu'ils ont retenu.
Moi : Quoi ??
J'ai crié.
Fort.
Genre très fort.
Le genre de cri qui réveille un immeuble entier.
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Tarik & Mira - Pnl
ActionElle, renfermée et triste Lui, renfermé et haineux La tristesse et la haine peuvent créer l'amour ?? Tarik et Mira....
