Le lendemain
Je me réveille sans bruit, le genre de silence qui pèse. Il n'est pas là. Pas un mot, pas un appel, pas même un foutu message.
Je vais dans le salon et comme prévu... chaos. Des fringues, des cendres, une canette vide au sol.
Tarik n'est pas rentré de la nuit, et en plus, il a laissé sa merde comme si j'étais la bonniche de service.
Tu sais quoi, poto ? Je veux bien être patiente, compatissante, mature — ce que tu veux — mais faut pas abuser non plus.
Ton ex débarque chez moi, tu pètes un câble, tu casses mes meubles, tu cries comme un malade... et tu disparais dans la foulée ?
T'as cru que j'étais qui ?
Tu veux jouer à ça ? Très bien. Moi aussi je peux jouer.
Je fais mon sac et file voir Aya sur Paris. Une vraie respiration.
Elle me parle de ses galères avec Rayan, de ses dramas habituels, et je ris. Vraiment. Un peu nerveusement, un peu faussement, mais je ris quand même.
On marche dans les rues de Paris, on mange un truc, on parle de tout sauf de Tarik.
Et c'est précisément ça qui me fait du bien : faire comme s'il n'existait pas. Comme s'il n'avait jamais existé dans mon salon, dans mon lit, dans ma vie.
Je rentre vers 19h. Et là... monsieur est là. Posé. Tranquille. Sur le canapé. Comme si rien ne s'était passé. Il a rangé ses affaires, nettoyé un peu.
Et je pourrais presque me dire "OK, il a compris". Mais non. Parce que je le vois, en train de fumer. Dans le salon. Là où je lui ai dit cent fois de pas le faire.
Un nuage de fumée, et ma patience qui part en fumée avec.
Moi : Tu te fous de ma gueule ?
Il tourne à peine la tête. Une expression fermée, froide, comme si j'étais le problème.
Tarik : Me casse pas les couilles.
Ma mâchoire se serre. Sérieusement ? Il revient après 24h de silence radio, et c'est moi qui l'énerve ?
Moi : Tu disparais 24h après avoir foutu la merde, et tu reviens comme si de rien était ?
Tarik : C'est ma maison, je fais ce que je veux.
Moi : Mais t'as aussi des responsabilités vis-à-vis de ta femme !
Tarik : Je m'en bats les couilles.
Je le fixe. Je sais même pas si j'ai envie de pleurer ou de l'étrangler. Peut-être les deux en même temps.
Moi : Mais t'as quoi dans le crâne, putain ?!
Tarik : Évite de crier aussi.
Moi : C'est la seule solution pour que tu m'écoutes !
Tarik : Je t'ai dit que je m'en bats les couilles.
Moi : T'es sérieux là ?
Un blanc. Un vrai. Lourd. Mon cœur tape si fort que j'ai l'impression qu'il va se décrocher. Il me regarde avec un mélange de colère et de fatigue, puis se lève.
Tarik : Tu sais quoi ? Je me casse d'ici.
Il prend son sac, son téléphone, et passe la porte.
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Tarik & Mira - Pnl
ActionElle, renfermée et triste Lui, renfermé et haineux La tristesse et la haine peuvent créer l'amour ?? Tarik et Mira....
