Chapitre 33

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Point de vue de Mira

Trois jours qu'on profite du soleil, de la piscine, du calme. C'est étrange comme la vie peut paraître si simple quand on est loin de tout, juste lui et moi.

J'étais tranquillement allongée à bronzer quand Tarik a eu la brillante idée de me balancer dans l'eau. J'ai eu à peine le temps de crier :

Moi : Bâtard !

S'en est suivi une bataille d'eau digne des meilleurs duels. On riait comme des enfants. Et puis, dans un moment suspendu, nos regards se sont accrochés, et il m'a embrassée. 

Un baiser léger, un peu plus lent, un peu plus intense. Ce genre de baiser qui te fait perdre le fil.

Je suis sortie de l'eau en silence, un sourire au coin des lèvres. Sous la douche, l'eau chaude coulait sur ma peau, mais mon esprit, lui, était resté là-bas, avec lui. 

Je repensais à tout. À sa patience, ses regards, sa façon de ne jamais forcer les choses. Et j'ai su que j'étais prête.

Après m'être séchée, j'ai mis la crème qu'Aya m'avait offerte – elle sentait bon. Et, presque hésitante, j'ai enfilé cette tenue qu'elle m'avait forcée à acheter. 

Je me suis assise sur le lit, en peignoir, un peu nerveuse, le cœur qui tambourinait.

Moi : Tarik, tu peux y aller !

Il est entré dans la salle de bain, serviette autour de la taille, une autre pour ses cheveux. L'air toujours aussi détendu.

Tarik : Mira, j'te préviens, si t'as volé mon parfum encore une fois, c'est la guerre.

Je n'ai rien répondu. Juste baissé les yeux.

Et quand il est sorti, ses yeux se sont posés sur moi. Un silence. Puis son sourire. Celui qui me fait fondre à chaque fois.

Il s'est approché, lentement, s'est assis à côté de moi et a tendrement caressé ma joue avant de m'allonger doucement sur le lit.

On ne s'est rien dit. Pas besoin. Nos regards parlaient pour nous. Il m'a embrassée, tout en délicatesse. 

Un baiser rassurant, tendre, comme s'il me disait « je suis là, je t'aime, prends ton temps. »

Ses mains ont glissé doucement dans mon dos, m'arrachant quelques frissons. Il embrassait ma peau, mes épaules, mon cou, sans jamais aller trop vite, toujours dans l'écoute.

Je gardais les yeux fermés, figée, un peu submergée par l'émotion.

Alors il s'est arrêté, m'a embrassée sur la joue, et a soufflé contre ma peau :

Tarik : N'aie pas peur Mira... Je ferai uniquement ce que tu veux. Regarde-moi, s'il te plaît.

Alors je l'ai regardé. Vraiment. Dans les yeux. Et j'ai compris qu'il n'y avait personne d'autre avec qui je voudrais vivre ce moment. 

Ce n'était pas juste une première fois. C'était notre première fois.

Je suis passée de l'inquiétude à la confiance, du doute à la certitude. 

J'ai glissé mes bras autour de sa nuque, il a continué à m'embrasser tendrement, doucement, comme s'il voulait que chaque geste compte.

Et cette nuit-là, sans aucune précipitation, dans un calme presque irréel, j'ai découvert une nouvelle part de notre histoire.

Pas parfaite. Mais douce. Vraie. À notre image.

Le lendemain

Je me réveille doucement, les yeux encore mi-clos. En tournant un peu la tête, je remarque une petite tâche de sang sur les draps, presque invisible. Ah... ouais. Hier soir.

Tarik & Mira - PnlDes histoires addictives. Découvrez maintenant