2 ans plus tard
Il s'est rien passé d'extraordinaire, vraiment. Pas de drame, pas de crise, pas de départ précipité.
Juste... la vie.
La vie tranquille. La vie simple. Celle qu'on oublie de raconter parce qu'elle ne fait pas de bruit.
Les gars vont bien. J'ai revu ma mère il y a peu, on reste en contact, même si parfois j'ai encore du mal à lui parler sans avoir cette boule dans la gorge. Mais on avance.
Avec Tarik, c'est la belle vie. Littéralement.
Il a fini sa tournée il y a quelques jours après une année entière à courir de ville en ville, et maintenant il est enfin là, à la maison, rien que pour moi.
Ce matin, je me suis réveillée comme tous les week-ends : en paix, sans avoir à travailler.
J'ai pris une douche chaude, j'ai enfilé mon pyjama, et je me suis posée devant la télé avec mon petit-déj.
Jusqu'à ce que, sans prévenir, mon estomac décide de se retourner contre moi.
En moins de deux secondes, j'étais pliée au-dessus des toilettes à rendre tout ce que j'avais mangé. Génial. Une maladie pile le week-end, j'ai vraiment la poisse.
Une fois "l'incident" terminé, je retourne sur le canapé avec une seule pensée en tête : des beignets.
Mon cerveau n'a pas d'autres priorités. Des donuts. Des gros, des sucrés, des moelleux.
Mais j'ai la flemme de sortir. Et là, miracle : Tarik débarque. Déboussolé, encore à moitié endormi, torse nu, cheveux en pagaille. Une bénédiction.
Je me tourne vers lui avec mon arme secrète : les yeux doux.
Tarik : Quoi encore ?
Moi : Tarik... tu sais que t'es le meilleur mari de la planète ? Le plus beau, le plus fort, et surtout... je t'aime vraiment, vraiment beaucoup.
Il arque un sourcil. Il me connaît trop bien.
Tarik : Tu veux quoi ?
Moi : Des donuts. S'il te plaît. Des donuts fourrés de préférence.
Tarik : Quoi ? Là ? Maintenant ? Mais j'ai la flemme...
Je m'approche et grimpe sur ses genoux, calée en califourchon contre lui.
Moi : Tu vas refuser à ta pauvre petite femme malade un tout petit service ?
Tarik : Oui. Allez, bouge de là maintenant.
Il est sérieux là ? Il veut jouer à ça ? Très bien. Qu'il reste là avec sa flemme, moi j'ai une meilleure idée : Aya.
Je me lève, je m'habille, je prends mon sac et je claque la porte sans un mot.
Aya : MIRAAAAA !
Moi : Aya, on s'est vues hier...
Aya : Je m'en fous. Entre !
Je m'écroule sur son canapé, encore grognon.
Aya : T'as pris des seins ! T'as mangé quoi ?!
Moi : Hein ? J'ai rien remarqué.
Aya : Bon, t'es venue pourquoi ?
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Tarik & Mira - Pnl
ActionElle, renfermée et triste Lui, renfermé et haineux La tristesse et la haine peuvent créer l'amour ?? Tarik et Mira....
