Point de vue de Mira
S'il veut que je l'oublie, qu'il en soit ainsi.
Pas de soucis. Mais s'il savait... s'il savait combien de fois j'aurais pu le faire.
Combien de fois j'ai eu l'occasion de partir, d'aimer quelqu'un d'autre, d'être traitée avec douceur, de simplement respirer sans avoir à me justifier de l'aimer.
Mais j'étais là. Fidèle. Patiente. Comme une idiote.
Mais je suis pas sa chienne.
Je suis pas son ombre.
Je suis pas son petit jouet qu'on garde sous le coude pour les jours de pluie.
Quatre ans. Quatre ans que cette relation n'est jamais normale.
Quatre années à espérer un peu d'amour en retour, un peu de constance, un peu de réciprocité.
Mais avec lui, y avait toujours ce "presque", ce "pas maintenant", ce "c'est mieux comme ça".
Ça suffit.
J'ai tout donné. Tout. Je l'ai aimé comme jamais j'ai aimé quelqu'un.
Mais c'était trop beau pour être vrai.
Dommage.
Ce matin, je me suis levée sans cette boule au ventre. Je me suis préparée normalement.
Pas de robe pour impressionner. Pas de maquillage pour attirer son regard.
Juste moi, dans ma peau, dans mon calme.
Je suis descendue et, comme si de rien n'était, il était là. À sa place.
Comme s'il n'avait jamais disparu. Comme s'il n'avait pas foutu mon cœur en miettes deux jours plus tôt.
Je l'ai pas regardé. Même pas un demi-regard.
J'ai simplement souri aux autres, j'ai traversé le hall la tête haute, et je suis montée dans ma voiture direction le boulot.
Aujourd'hui je travaille avec Thomas. Ce gars, franchement, c'est une crème.
Toujours le sourire, toujours une petite blague pour détendre l'atmosphère.
Et surtout, toujours bienveillant.
J'arrive dans mon bureau, je pose mes affaires et quelqu'un frappe doucement à la porte.
Moi : Entrez.
Thomas (souriant) : Je nous ai apporté un café pour commencer la journée.
Il me tend un cappuccino vanille, mon préféré.
Thomas : Je sais que c'est celui que t'aimes.
Un amour ce gars.
Moi (sincère) : Merci Thomas, c'est super gentil.
On s'installe, chacun de notre côté, on commence à bosser sur ce fichu projet qui nous donne du fil à retordre depuis des mois.
Et puis, il lit une de mes propositions et... là il se tourne vers moi, le regard éclairé.
Thomas : Si on part de ton idée, on peut ajouter ce module, le combiner avec le celui de l'autre modèle, et ça collerait parfaitement avec ce que le client veut !
On enchaîne, on débat, on affine. On sourit, on espère.
On sait qu'on tient un truc. Il ne manque plus que la validation de nos supérieurs et de notre client.
Thomas : Bon, l'idée on l'a. Il reste les calculs et la présentation.
Moi (souriante) : Ouais, mais ça c'est pas le plus dur.
Thomas (soulagé) : Dieu merci !
On rigole, on avance. On déjeune avec les collègues à la cafétéria.
Je parle de notre avancement mon supérieur, il est archi-emballé.
Je me sens vivante. Utile. Capable. Heureuse. Comme quoi, le bonheur existe même sans lui.
Fin de journée.
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Tarik & Mira - Pnl
ActionElle, renfermée et triste Lui, renfermé et haineux La tristesse et la haine peuvent créer l'amour ?? Tarik et Mira....
