XXI - miss.

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Je n'attendais pas une seconde de plus, récupérais mon sac et sortis de la chambre.

- Tu comptes aller où ? la voix de Marcus retentit derrière moi. Chez lui c'est ça ?

- Tout ce que je veux c'est être loin d'ici. Loin de toi.

- Ana..., sa voix devint plus douce.

Je descendis les escaliers sans lui répondre et m'apprêtais à sortir de la maison lorsque le mancunien m'attrapa le bras.

- Ne t'en vas pas s'il te plaît, j'ai besoin de toi.

- Marcus lâche moi, j'ai besoin de réfléchir. Et je n'arriverais pas à réfléchir ici.

- Promets moi de revenir Ana.

- Je ne sais pas Marcus. Laisse moi du temps.

Il m'a lâché et s'est reculé puis m'a regardé sortir de la maison. Sans un mot, sans un geste.

Et moi, je suis partie sans me retourner.

***

Cela fait quinze bonnes minutes que je n'arrête pas de faire des allers-retours dans l'allée où se trouve la maison de Jesse.

Je n'ose pas sonner à la porte. Et puis pour lui dire quoi ? « Salut Jesse, je viens chez toi car Marcus a failli me tuer en apprenant qu'on s'était embrassés... D'ailleurs j'ai sûrement gâché votre amitié en le lui racontant alors que tu ne voulais peut-être pas qu'il soit au courant » ?

Allons Ana, réveille toi.

- Mademoiselle Anastasia ?

Je me retourne pour apercevoir Elisabeth, la femme de ménage de Jesse qui se tient devant moi, un sac poubelle à la main.

- Elisabeth... Vous... Hm... Vous allez bien ?

- Bien merci mademoiselle, vous voulez entrer ? Mr. Lingard est à l'intérieur et il n'arrête pas de tourner en rond depuis trois bonnes heures.

Je me sens soudainement atrocement gênée. Je ne peux pas me pointer chez Jesse à chaque fois que ça va mal avec Marcus puis retourner chez lui dès que tout va mieux.

Jesse mérite mieux que ça. Surtout depuis que je sais ce qu'il a été capable de faire pour moi.

- Mademoiselle ? M'interpelle une nouvelle fois Elisabeth.

- Je ne pense pas vraiment que ce soit une très bonne idée...

- Si c'était vraiment ce que vous pensiez vous ne seriez pas la depuis dix minutes en train de tourner en rond devant la porte d'entrée, elle sourit.

Sur ce point, elle n'a pas totalement tort.

- Entrez donc, Mr. Lingard semble tellement bien lorsque vous êtes là.

Je sentis brusquement le rouge me monter aux joues et, après avoir acquiescer, je suivis Elisabeth jusqu'à la porte d'entrée.

- J'ai fini ma journée, alors je vous laisse ici, me chuchota-t-elle après avoir ouvert la porte d'entrée et s'être éclipsée rapidement.

Je pris une grande inspiration avant de pénétrer dans la maison.

- Elisabeth ? Vous avez oublié quelque chose ? La voix de Jesse provenait du salon.

- On peut dire ça comme ça, lançais-je en me tenant dans l'embouchure de la porte.

Jesse releva brusquement ses yeux de son téléphone et se précipita vers moi.

- Ana ! Je pensais que Marcus avait vrillé, qu'il t'avait...

Je ne lui laissais pas le temps de finir sa phrase et laissais tomber mon sac à mes pieds avant de m'agripper à sa nuque pour poser brutalement mes lèvres sur les siennes.

Il mit quelques secondes à réaliser ce qu'il se passait puis enroula ses bras autour de mes hanches en approfondissant le baiser.

Des dizaines de frissons parcouraient mon corps et une sorte d'électricité m'empêchait de me décoller du mancunien.

Mes mains glissèrent lentement jusqu'à ses cheveux, que je tirais doucement pendant qu'il continuait de m'embrasser langoureusement.

- Jesse... chuchotais-je entre deux baisers.

Celui-ci sourit contre mes lèvres et m'entraîna jusqu'au canapé qui se trouvait derrière lui.

Mes mains baladaient sur son corps, le redécouvrait, s'agrippaient à lui, comme si j'avais peur qu'il s'en aille.

J'avais besoin de ce contact depuis si longtemps, et c'était seulement aujourd'hui que je m'en rendais compte.

J'attrapais fermement son tee-shirt pour le faire passer au dessus de sa tête.

Son torse était chaud et je commençais à transpirer malgré la fraîcheur du mois d'octobre.

Il déboutonna mon pantalon avant de le faire glisser jusqu'à ce qu'il quitte mes chevilles.

Il n'attendait pas plus longtemps avant de faire valser mon pull à l'autre bout de la pièce.

Il descendit ses baisers tout le long de ma nuque puis sur ma clavicule, m'arrachant par moment des râles de plaisir.

Il faut l'avouer, Jesse est très doué et ferait de l'effet à n'importe quelle fille.

Nos derniers vêtements ne tardèrent pas à rejoindre le sol et le mancunien entra en moi, légèrement, doucement.

- Tu m'as tellement manqué Ana.

Toi aussi tu m'as manqué Jesse.

𝙴𝚂𝙲𝙾𝚁𝚃 / 𝒥𝑒𝓈𝓈 𝐿𝒾𝓃𝑔𝒶𝓇𝒹Where stories live. Discover now