Un des gars de la bande de bouffons arrogants est venu me parler. Je crois qu'il s'appelle Ryan. J'étais assez méfiant au début, je pensais qu'il allait me demander de lui passer des devoirs qu'il avait eu la flemme de faire. Mais à ma grande surprise, ce n'était pas du tout pour ça. Il m'a même abordé un peu timidement, il se grattait la tête et avait l'air gêné de venir me parler.
Il m'a dit qu'il me voyait souvent traîner avec Sarah, et il m'a demandé tout embarrassé si on sortait ensemble.
J'ai commencé à éclater de rire. Moi, avec Sarah ?
C'était spontané, je ne voulais pas du tout le blesser, et je me suis excusé après ça, voyant qu'il était devenu tout rouge. N'empêche qu'il m'avait bien amusé, sur le coup.
Ryan a alors bien sûr compris que non, et il m'a ensuite avoué qu'il la trouvait très belle, mais qu'il n'osait pas vraiment lui parler. Il avait peur d'être jugé par ses potes, qu'ils se moquent de lui. Je le comprends parfaitement.
Il m'a demandé des conseils, sur comment l'aborder, sur ce qu'elle aimait et ce qu'elle n'aimait pas, ses passe-temps, sa vie en général... Je lui ai dit que ce n'était pas à moi de le dire, mais plutôt à elle. S'il veut essayer quelque chose avec ma meilleure pote, ça ne me pose aucun souci. Il a l'air d'avoir un bon fond, d'après ce que j'ai pu voir. Mais il n'a pas besoin que je lui serve de pont pour venir jusqu'à elle, il peut y aller directement.
Du coup, je l'ai poussé à venir lui parler, et je les ai laissés discuter tranquillement. Après un bon quart d'heure, Sarah est revenue me voir tout excitée, en me disant : « Y a un gars qui est venu me parler juste là, maintenant, et je crois qu'il a des vues sur moi ! Il s'appelle Ryan, et t'as pas vu comment il me regardait ! »
J'ai souri et fait semblant d'apprendre la nouvelle, en la prenant dans mes bras. Elle avait l'air super contente. Je crois qu'ils pourraient bientôt faire un beau couple...
Ryan est revenu me voir quelques minutes plus tard pour me remercier. Je lui ai dit que je n'avais rien à voir là-dedans, et que s'il voulait remercier quelqu'un, c'était bien lui-même pour avoir été si courageux !
Il a l'air vraiment gentil, et je pense qu'il irait bien à Sarah. Comme quoi, ce n'est pas parce qu'il traîne avec des gars que je n'apprécie pas que c'est quelqu'un de mauvais. Il ne faut pas toujours se fier aux apparences.
C'est à ce moment-là que j'ai remarqué que Romain nous observait de loin. Il avait un regard noir planté sur Ryan et moi. C'était la première fois que je parlais avec un des gars de la bande d'arrogants du lycée, et il a dû penser, comme moi au début, qu'il venait pour me menacer ou me lyncher...
Il s'est alors approché de nous, d'un pas déterminé. Tout son corps était tendu, son visage était crispé, ses poings étaient serrés. Il est arrivé derrière Ryan, l'a soudainement pris par les épaules et l'a violemment plaqué contre le mur, en commençant à gueuler : « Tu veux quoi connard ?! T'as un problème ? »
Ryan ne comprenait rien à ce qui lui arrivait et l'a regardé avec de gros yeux ronds. Il avait l'air terrifié. Beaucoup de monde s'est aussitôt rassemblé autour des deux gars, mais personne n'agissait : ils voulaient une baston.
Sarah était là aussi, dans la masse, une main sur la bouche, choquée.
Après quelques secondes de flottement, où personne n'osait faire le moindre bruit en attendant que quelque chose se passe, à tel point qu'on aurait pu entendre une mouche voler...
Soudain, voyant que personne n'osait faire quoi que ce soit, Sarah a commencé à pousser une gueulante, typique d'elle. Elle a commencé à crier sur Romain ; on aurait dit une mère qui grondait son enfant après une bêtise. Elle s'est ensuite attaquée à toute la foule, les traitant de sauvages, de moutons, de débiles... avant de s'en aller en prenant Ryan par le bras pour l'emmener à l'infirmerie.
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Journal d'un gay
Teen Fictionb x b 🌈 Je m'appelle Thomas, et j'ai retrouvé un vieux journal intime plein de poussière en rangeant ma chambre. Il raconte une histoire d'amour qui m'est arrivée quand j'avais 17 ans, avec un garçon qui s'appelle Romain. Je n'étais qu'un gars com...
