Arrivée devant une petite porte, Alice adressa un regard au jeune homme, un doigt sur sa bouche. Il ne fallait plus faire un bruit. La jeune femme n'avait pas la moindre idée de l'heure qu'il était, « surement trop tard », pensait-elle. Elle n'avait pas donné signe de vie depuis déjà quelques heures et Louise risquait de ne pas être contente si elle n'était pas déjà rentrée.
La jeune femme était perdue dans ses pensées tandis qu'Harry scrutait chaque parcelle de son visage. Le signe qu'elle lui avait adressé pour obtenir le silence avait attiré son attention sur la bouche de la jeune femme. Elle était d'un rouge si prononcé... Elle ne portait pas de maquillage sur les lèvres, il en était persuadé. « C'est étonnant mais elle le porte si bien », pensait-il secrètement.
Il ne l'avait pas remarqué, n'avait pas assez fait attention à elle auparavant. Mais à présent, le jeune Harry la voyait, cette beauté cachée, inédite. La jeune femme semblait trop heureuse, trop plongée dans le bonheur lorsqu'il l'avait regardé pour la première fois pour qu'il ose faire attention à elle plus attentivement. Mais à cet instant, il osait. Il osait s'émerveiller devant le visage clair de la jolie blonde. Elle était à peine maquillée, ses long cheveux étaient encore mouillés et dégoulinait dans son dos. Néanmoins grâce à leur course folle, ses vêtements de sport avaient séchés. Harry osait la détailler « la jolie Margot », se disait-il.
Le jeune homme reprit soudainement ses esprits tandis que la jeune femme passait sa tête dans l'entrebâillement de la porte qu'elle avait ouverte avec précaution. Elle referma celle-ci brusquement, comme prise la main dans le sac. Le visage du jeune homme se décomposa, lui qui passait un bon moment. Puis Alice, voyant l'expression du jeune homme, lança en riant « La voix est libre ! » Cette remarque arracha un sourire plus que sincère au garçon.
Ils pénétrèrent dans le hall du LONDON PALACE, sans un bruit, comme des cabrioleurs. Alice se rendit jusqu'à la réception sur la pointe des pieds, Harry sur ses talons. La jeune femme jeta un œil sur le registre désormais mit à jour et lu « Chambres 315,316 et 317 ». La jolie blonde sourit et fit un signe au jeune homme qui regardait le registre par-dessus son épaule. Ils montèrent l'escalier de marbre en silence et déambulèrent dans les couloirs. Passant devant l'ascenseur en verre, la jeune femme se dirigea vers les escaliers de service suivit de près par Harry, tout excité. Ils montèrent les marches quatre à quatre et c'est une nouvelle fois le souffle coupé qu'ils arrivèrent à destination. Alice avança dans le grand couloir luxueux du troisième étage et se posta devant la chambre 315, attendant que le jeune homme la rejoigne. Lorsqu'il fut à ses côtés, la jeune femme annonça ironiquement, en frappant à la porte :
- Troisième étage, chambre 315.
Ils attendirent quelques minutes effroyablement longues avant qu'Harry ne brise le silence :
- Mauvaise pioche, dit-il d'un air moqueur.
La jeune femme fit mine d'être vexée et se retourna pour faire face à la chambre 316 tandis que le jeune Harry se positionnait devant la chambre 317. Un regard empli de défi et ils frappèrent.
Les deux portes s'ouvrir à la volé ; match nul.
Niall se tenait debout devant la jeune femme. Il était heureux de la voir néanmoins ce n'était pas elle qu'il attendait. Cachant sa maigre déception, le jeune blond s'exclama :
- Alice ! Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
De son côté, Harry se trouvait devant son meilleur ami ; Louis. Les mots leurs manquaient. Heureusement, ceux de Niall tirèrent le plus jeune de cette situation désagréable. Le garçon aux cheveux bouclé se retourna vers la jeune femme et lui lança dépité :
