Dans le silence de ses nuits blanches, Alice pensait, réfléchissait, cogitait. Encore et toujours, imaginant ce qu'elle pourrait accomplir pour que les garçons s'en sortent. Tout en caressant le visage du bouclé, apaisé depuis déjà quelques heures, elle s'efforçait de penser à eux pour ne pas penser à elle. Signe irréfutable du mal qui la touchait.
Il était un peu plus de huit heures du matin, il fallait que la jolie blonde quitte la chambre avant qu'Harry ne se réveille à son tour. La jeune femme se défit délicatement de l'étreinte du garçon encore paisiblement endormit dans ses bras, puis sortit du lit. Elle regagna l'entrée de la suite sur la pointe des pieds, veillant à ne pas tirer le jeune bouclé de son sommeil.
Sortie, elle réajusta sa nuisette au niveau de ses genoux.
- Alice ! Mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu sors de la chambre de Louis et Harry, là ? En nuisette ! Qu'est-ce que... Est que j'ai loupé un truc ?
La jolie blonde releva brusquement la tête, elle faisait face à un Liam stupéfait.
- Ah non ! Ah non, non ! Ce n'est pas ce que tu crois, Liam répondit-elle affolée.
- Ah mais je ne juge pas... Tu fais ce que tu veux avec qui tu veux, tu es une grande fille. Je suis même content pour toi, continua Liam finalement heureux qu'un nouveau couple se forme.
La jeune femme était dépitée. Puis, reprenant ses esprits, elle se mit à rire. Le jeune homme ne comprenait pas sa réaction:
- Quoi ? J'ai dit une bêtise ?
- Non ! Enfin, si... Mais ce n'est pas grave, répondit la jolie blonde calmement.
Le mensonge est-il nécessaire ? Oui.
- Ce n'est vraiment pas ce que tu crois. Je me suis levée très tôt ce matin et comme je ne savais pas quoi faire, j'ai ramené un pull que Louis avait oublié au restaurant, hier, reprit-elle d'un ton des plus convaincants.
- Ah, d'accord ! s'exclama le garçon, naïf.
Il ne s'agissait pas de mentir à Liam, en vérité. Mais de garder à Harry toute sa dignité. En toutes circonstances.
- Et toi, qu'est-ce que tu fais debout à en cette heure si matinale ? reprit-elle.
- Oh, c'est compliqué, dit-il tristement.
- Allez, viens là, lui murmura la jeune femme en s'asseyant sur le sol du couloir.
- Je ne voudrais pas te déranger avec mes problèmes, ajouta le garçon hésitant.
- Tu ne me dérangeras jamais, continua la jeune femme en insistant pour que Liam la rejoigne.
Sous la pression de son cœur en défaillance, le jeune homme céda et entama son discours tout en s'asseyant contre le mur, près de sa nouvelle confidente.
Danielle. Voilà le problème. Ou plutôt la solution.
Liam sortait avec elle depuis déjà un long moment et c'était désormais elle qui l'aidait à surmonter les épreuves difficiles de la vie. Cependant, leur agent n'avait autorisé aucun contact avec l'extérieur ainsi, il n'avait pas de nouvellse de sa belle, elle lui manquait et cela exposait le garçon a une fragilité menaçante.
Une main sur l'épaule de son ami, la jeune Alice essayait de le réconforter. Elle tentait de le persuader qu'après une telle distance entre eux, les retrouvailles seraient milles fois plus réjouissante mais il ne répondait que d'un sourire faiblement convaincue.
L'expression si souvent entendue - « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » - prend ton son sens à la lumière du raisonnement de Liam. Sans elle, il devenait fou. Avec elle, il était fou d'amour. La deuxième folie est bienfaitrice, il fallait qu'il la retrouve.
Dévalant les escaliers à toute allure, Alice manqua de tombait deux fois de suite. Lorsque l'idée lui avait traversé l'esprit, elle avait été si existé qu'elle n'avait même pas prit le temps de reposer sa brosse à cheveux. A présent, elle courait dans les couloirs, sa brosse à la main, espérant ne pas rater celui qu'elle cherchait.
Quand elle l'aperçut ; mal coiffé, à peine réveillé, torse nu, un bas de pyjama tombant sur les hanches, le garçon était en train de sortir de la suite 218. La jeune femme s'engagea dans un sprint muet afin de ne pas alerter les autres garçons de leur futur complot.
En relevant la tête, le jeune homme vit Alice courir à toute vitesse vers lui. Il eut le temps d'esquisser une mine perplexe avant que la jeune femme ne l'oblige à rebrousser chemin, qu'elle n'ouvre à la volé la porte que ce dernier n'avait pas eu le temps de refermer, et qu'elle le bouscule dans l'entrée de la suite.
Louis. Il était quelque peu choqué, ne sachant pas ce qui arrivait à son amie. D'un œil interrogateur, il se contentait de la regarder.
Soudain la jeune Alice brandit la brosse à cheveux qu'elle avait à la main et la pointa vers le buste du garçon resté immobile. Une énorme sourire habilla soudainement son visage clair.
- J'ai une nouvelle mission pour nous !
- Ah oui ? s'enquit Louis en attrapant la brosse à cheveux. Je peux ?
- Tu veux me brosser les cheveux ? demanda la jeune femme étonnée.
- Pendant que tu me racontes cette fameuse mission, oui. J'ai quatre petites sœurs alors j'ai l'habitude, tu sais, continua-t-il tout en souriant.
- Oui, je sais, tu me l'as déjà dit, répondit-elle en riant. Mais c'est un peu cliché ça, non ?
- Oh ! Mes petites sœurs me manquent ! la coupa-t-il sur un ton faussement sévère.
- Oh, si elles te manquent alors, ça change tout, reprit-elle riant. Vas-y, je t'en prie. Mais attention, si tu me fais mal, tu le payeras de ta vie !
Sur cette menace, leurs rires se mêlèrent encore un fois. Puis encore, encore et encore. Ils restèrent assis sur la banquette du salon pendant un long moment. Louis brossait toujours les cheveux dorés d'Alice, dépassant largement le temps limite au récit de leur nouveau complot.
Quelque fois, l'un des deux se levait brusquement pour faire une imitation ou bien une petite dance de la victoire après avoir vanner l'autre... Ils s'amusaient simplement. Et tellement !
À en oublier les autres garçons.
