Chapitre 14 - Des jours avec et sans lumière

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-           Ils sont cool, tu sais ! lança la jeune femme à son ami.

-           Mais je n'en doute pas, Alice, répondit André.

La jolie blonde était assise sur le comptoir de la grande cuisine du restaurant, un bol de fraise fraîchement cueillit par le chef cuisinier, à la main tandis que celui-ci préparé le souper de ces messieurs.

-           Le petit blond aime particulièrement ma cuisine, continua l'homme en essuyant ses mains sur son tablier.

-           Niall ? ça ne m'étonne pas, renchérit la jeune femme.

-           Voilà, j'ai fini. Je vais rentrer maintenant, dit-il en collant un baiser sur la joue de la jeune femme.

-           D'accord. A demain, André ! s'écria la jeune Alice alors que le quadragénaire quittait les cuisines.

Seule.

La jeune femme sauta du comptoir, déposa son bol dans un évier et se rendit au troisième étage. Elle frappa à la porte 315. Pas de réponse. La jeune femme essaya sur la 316. Pas de réponse. La 317...

La porte s'ouvrit à la volé, laissant apparaître un Niall étrangement dénué de toute expression. Après avoir ouvert à la jolie blonde, le garçon avait disparu, partit rejoindre les autres au salon.

L'appréhension était à son comble, Alice les connaissait maintenant. Elle savait ce qui l'attendait. Voilà déjà six jours que la jeune blonde fréquentait les garçons. Six jours qu'elle leur apportait son soutien. Six jours qu'elle asseyait par tous les moyens de leurs redonner l'envie et la joie de vivre qu'on leur avait enlevée. Il fallait qu'un par un, ils retrouvent cette joie puis qu'ils se battent, ensemble. Parce qu'il faut, au cœur même de la souffrance, trouver la force de sécher les larmes de l'autre. La tâche était difficile, la jolie blonde le savait avant même de s'engager. Mais elle continuait de lutter dans le plus grand secret, pour eux. Pour lui. Six nuits qu'elle passait au côté d'Harry. Six nuits, elle était venue lorsqu'il était déjà endormit, six nuits qu'elle le dorlotait puis le laissait s'abandonner à un sommeil réparateur tandis qu'elle veillait. Et six fois, elle était repartit avant qu'il ne se réveille, laissant sa place à Louis. Louis qui récupérait ces semaines difficiles pendant que la jeune femme supportait son fardeau, le soulageant d'un poids immense. Elle n'était pas taillée pour ça, mais c'était le prix à payer pour avoir la joie de voir les garçons s'épanouir.

Alice ne savait toujours pas ce qui avait bien put se passer, ce qui avait pu arriver au jeune Harry. Lui, si plein de vie, si joueur, si tendre parfois d'après ses amis, à quel moment précis s'était-il senti brisé ? Cette question hanté la jolie blonde mais elle n'osait la formuler. Surement avait-elle peur d'aggraver le cas du pauvre garçon. Alors peu importait, sans doute le saurait-elle un jour.  

Alice pénétra dans la suite, refermant la porte derrière elle. Lorsqu'elle arriva  dans le salon, les garçons étaient tous là, dans la même suite, imitant le groupe soudé qu'ils n'étaient plus. Plus du tout. Une simple fêlure s'était dessinée entre eux, une fêlure qui pouvait devenir un précipice infranchissable si l'un d'entre eux  lâchait prise. Alice s'en rendait compte, ils ne pouvaient plus lui cacher. De toute manière, n'importe qui s'en serait rendu compte : ils étaient presque tous assit sur un siège différent. Aucun ne parlait. Aucun n'osait regarder l'autre.

Désespérés par leur célébrité foudroyante, leur musique, si fragile et si puissante, ainsi que leur album, que la jeune Alice écoutait secrètement dans sa suite, résonnaient dans ces moments comme un chant d'adieu. Le futur était aussi flou qu'une vision embuée de larmes. Mais une chose était certaine ; la fin du groupe était inenvisageable. Les conséquences seraient trop douloureuses. Une douleur psychologique et physique. Comme une amputation.

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