Finalement, les garçons n'avaient pas vu le temps passer. Et c'est à cela que l'on reconnait les bons moments. En effet, les derniers instants de joie avaient été beaucoup plus nombreux au cours de ce mois-ci que des deux précédents réunis. Et ça, même Zayn ne pouvait le contester. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était constater. Le mois de juillet, riche en émotions, avait filé à toute allure. Laissant le mois d'Aout pointer son nez timidement.
Danielle avait dû repartir tôt le matin afin de ne pas éveiller les soupçons de Monsieur WALDON. Néanmoins, ces derniers jours, le directeur travaillait beaucoup. Il s'était mis en tête de faire agrandir la piscine et le spa de l'hôtel. Il mettait donc tout en œuvre pour imaginer un plan précis et audacieux pour les constructions. Ainsi, la présence de Danielle n'avait pas été remarquée. Cependant, Alice se demandait si André n'avait pas compris la supercherie. Mais il garderait son secret. Après tout, un de plus ne lui ferait pas de mal.
Avant de repartir la grande brune avait mille fois remercié la jeune Alice pour cette permission de folie. Et tout en égaillant la journée pourtant mal commencée d'Alice, la danseuse avait quitté le LONDON PALACE détendue, reposée, le cœur léger. Tandis que Liam, lui, retrouvait de beaux espoirs. « L'Espoir », ce mot résonnait aux oreilles d'Alice comme une douce mélodie. C'est bien connu ; l'Espoir fait vivre. Et faire revivre le groupe, c'était bien le but de cet isolement, non ?
La jeune femme se dirigeait vers le bureau de Monsieur WALDON tout sourire, en trottinant comme à son habitude. Pourtant ce jour-là, les symptômes n'invitaient guère à l'optimisme. Alice était toujours profondément bouleversée par son altercation avec Zayn. « L'Espoir. » Alice savait le redonner mais elle ne pouvait le posséder. Et hier soir, Zayn lui avait craché l'évidence en plein visage. Jamais elle ne l'avait retrouvé, cette douce mélodie et peut-être ne la retrouverai-t-elle jamais. Pourtant l'Espoir est la seule chose plus puissante que la peur. On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Eh bien, je ne suis pas d'accord.
Mais peu importait le mal caché derrière son masque, en apparence Alice restait si joyeuse, si optimiste qu'on ne pouvait rien soupçonner. Elle gardait cette image, pour les autres et non pour elle. Il y avait bien longtemps que la jeune femme avait arrêté de se préoccupé d'elle.
La jolie blonde frappa trois petits coups sur l'immense porte qui donnait sur le bureau puis attendit d'entendre l'habituel et vif « entré ! » du directeur. Celui-ci ne se fit pas attendre. La jeune femme ouvrit légèrement la porte puis glissa sa tête, accompagnée d'un gigantesque sourire, dans l'entrebâillement.
A la vue de sa nièce, Monsieur WALDON se leva brusquement de son fauteuil et fit le tour de son bureau.
- Alice ! dit-il étonné tout en ouvrant les bras pour accueillir la jeune blonde.
- Ed ! l'imita-t-elle avant de lui faire une accolade
- Qu'est-ce que tu fais ici ? C'est rare que tu viennes me voir jusque dans mon bureau, ajouta le vieil homme en reprenant place sur son fauteuil.
- Et bien il faut dire que ces temps-ci tu n'en sors plus, répondit-elle en riant Est-ce que tu dors ici ?!
- C'est ça, moque toi ! rétorqua Monsieur WALDON.
Il est vrai qu'Alice venait rarement dans le bureau de son oncle. Les affaires de l'hôtel ne l'intéressaient pas. De plus, elle ne voulait pas le déranger. Quoi qu'il fasse. En effet, outre le fait que ce soit son lieu de travail, le bureau d'Edward était aussi le seul lieu où il pouvait réfléchir et surtout pensé à ce qu'il s'était autrefois interdit de repenser en public.
