Dehors, tous les karaté-cats et les chanonniers sortent rapidement de leurs baraquements. Des chanonniers se mettent à bombarder les premières aéro-niches. Certains appareils se retrouvent couverts de karaté-cats et s’écrasent sur des baraquements, déséquilibrés. Pour la plupart, les aéro-niches parviennent à déposer leurs soldalmatiens et à reprendre de la hauteur aussitôt après. Les artilleurs, depuis chaque aéro-niche, tirent sur les troupes ennemies avec leur pistolet-à-croquettes. Les soldalmatiens sont plus efficaces par groupes pour repousser les karaté-cats. Aidés par les sabradors et leurs sabres tranchants, les Canins donnent le meilleur d’eux-mêmes.
Un peu plus loin derrière, le Commandentier leur donne des ordres, tout en éliminant les karaté-cats un par un avec son canon-à-os. Sa voix forte et grave peut s’entendre partout dans la Forteresse Suprême :
- Section 9, partez à droite ! Section 7, faites gaffe : des chanonniers arrivent sur la gauche ! Sections 7 et 3, prenez-les en tenaille. Vous, les Bazookaniches, foncez devant ! Vous bombarderez le champ de bataille plus loin. Bravo, section 4, continuez à dégommer ces baraquements ! Attention, derrière vous… (Le carlin parvient à tirer un os sur un karaté-cat qui arrivait derrière la section 4.) Surveillez un peu vos arrières, nom d’un chat de gouttière !
Tandis que les soldalmatiens et les sabradors gagnent peu à peu du terrain, le Commandentier avance et brandit son arme en hurlant des jurons :
- Par les narines de Saint Bernard, on va les avoir, ces matous !
Confiants, les Canins poursuivent l’offensive avec toujours plus d’énergie, en compagnie de leur commandant de guerre.
Un peu plus loin, une aéro-niche dépose l’escadron d’élite, puis repart aussitôt.
- La seule entrée n’est pas très loin d’ici, annonce l’Amiral Cabos. Nous allons longer la muraille en courant. Suivez-moi et restez discrets !
Sans attirer le moindre karaté-cat, l’escadron d’élite progresse à pas de loups. Tout en courant, Mentalos remarque que Falcon-Dog a enlevé son bandage, à la patte gauche. Plus étonnant encore : il tient une bouteille d’eau.
- Pourquoi as-tu emmené… commence Mentalos.
- … une bouteille d’eau ? complète le super-chien, un sourire aux lèvres. C’est un conseil de Rétopin. Tu vas voir : ça peut être utile !
- D’accord, si tu le dis.
Rapidement, l’escadron d’élite arrive à destination : la seule entrée permettant d’infiltrer les couloirs de la Forteresse Suprême. Les quatre Canins se mettent à ramper, pour ne pas être repérés par les lieutenants, qui sortent chacun leur tour.
« C’est le moment ! » pense Falcon-Dog. Le super-chien se lève sans prévenir et verse l’eau de sa bouteille sur le sol, avant d’utiliser son souffle glacé. Une petite patinoire se forme. Peu de temps après, un lieutenant passe en courant et glisse. Il fait également tomber son pistolet-à-pelote-de-laine. Falcon-Dog s’empresse de récupérer son arme et congèle le lieutenant par la même occasion.
L’escadron d’élite entre discrètement dans les couloirs de la Forteresse Suprême. Les Canins ne rencontrent aucun ennemi, pour le moment. Détail intriguant : tous les murs sont blancs ! Ces couloirs uniformes deviennent un vrai labyrinthe.
Pendant que le petit groupe marche, l’Amiral Cabos chuchote à Falcon-Dog :
- Alors là, tu m’épates ! Créer une patinoire devant l’entrée, voler une arme à un lieutenant et le congeler juste après : c’est prodigieux ! (Il s’adresse ensuite à tout l’escadron.) Trouvons un autre lieutenant pour l’interroger, tant que personne ne l’a congelé. (Petit clin d’œil à Facon-Dog.) Il devra nous dire où se trouve le bureau de Suprêmiaou.
Le Général Cocker emprunte le pistolet-à-pelote de Falcon-Dog et se justifie aussitôt :
- Ne t’encombre pas avec ça, tu n’en as pas besoin. J’ai bien étudié les armes des félins : je sais me servir de ce pistolet-à-pelote.
En marchant, Falcon-Dog a l’impression de voir une caméra, plus loin dans le couloir, mais n’en est pas sûr. Après quelques pas, l’escadron d’élite s’arrête en voyant un lieutenant, pas très loin d’eux. En plein milieu du couloir, celui-ci leur tourne le dos et semble être perdu. Le Général Cocker murmure à ses alliés :
- Ne faites aucun bruit, je m’en charge. (Tout en visant avec sa nouvelle arme, le cocker chuchote à Mentalos :) Ma cible bouge un peu, essaie de l’immobiliser.
Sûr de lui, le Général Cocker presse la détente de son pistolet-à-pelote. Deux pelotes sont expulsées à grande vitesse. Toutes les deux sont reliées par un fil, ce qui permet aux pelotes d’encercler le lieutenant, autour duquel le fil s’enroule très vite. Tout l’escadron d’élite est sous le choc devant l’efficacité du pistolet-à-pelote. Aussitôt, l’Amiral Cabos se précipite vers le lieutenant, totalement ligoté.
- Où se trouve le bureau de Suprêmiaou ?! s’énerve le berger allemand, tandis que le reste de l’escadron le rejoint.
- Je ne vous répondrai pas, refuse le félin en secouant la tête.
Sans attendre, Cabos le menace avec son sniper-à-croquettes :
- Ne m’oblige pas à répéter ma question !
Malgré quelques tremblements, son interlocuteur reste muet.
- Pas de soucis, intervient Mentalos. Je vais lire dans ses pensées ! (Il touche le lieutenant et ferme les yeux quelques instants.) Suprêmiaou se trouve au dernier étage. Il y a plusieurs couloirs mais il faudra suivre le couloir principal. La porte de son bureau est tout au fond. Par contre, d’habitude, ça grouille de gardes là-bas.
- Pas étonnant ! s’exclame le Général Cocker. Comment on accède à cet étage ?
- Le lieutenant dit que… commence l’husky. Enfin, il pense qu’on peut y aller grâce à un ascenseur spécial.
- Sauf qu’il vous faudra le badge adapté, prévient le lieutenant en ricanant. Vous ne savez même pas où il est !
- Je te rappelle que je peux lire dans tes pensées, imbécile. (Mentalos se tourne vers ses alliés.) D’après lui, il n’y a qu’un félin qui porte ce badge : c’est le Colonel Firat…
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Falcon-Dog
AdventureAidé par ses acolytes, un super-chien aux pouvoirs de glace tente de renverser l'empire des félins.
