Chapitre 27

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Draco Malfoy

Sans plus attendre, je me relève, je dois en parler à Blaise et Théodore. Une fois la vérité révélée ils voudront peut-être m'aider à récupérer ma femme. Enfin, c'est ce que j'espère de tout mon cœur, je refuse de perdre la femme que j'aime.

En ouvrant la porte de ma chambre, les deux amis se tournent vers moi, en me fusillant du regard. Pour la première fois de ma vie, je ne me sens pas le bienvenu dans ma propre chambre.

- Elle n'est pas ici, de plus je ne pense pas qu'elle veuille te voir, rugit Théo énervé comme il ne l'a jamais été auparavant.

- Laissez-moi vous expliquer.

- Ce n'est pas à nous q...

- J'étais dans une impasse ! Jamais je n'aurais jamais embrassé Astoria de mon plein gré, non. C'est qu'elle nous avait coincés, Audrey et moi.

En citant le nom de ma bien-aimée, les deux se tournent vers moi, voulant à présent savoir ce qui m'avait poussé à tromper Audrey.

- Continue, demande Théo qui prend finalement mon histoire très au sérieux.

- Le soir, de ta soirée, quand Audrey et moi sommes montés, je ne sais pas ce qu'il s'est passé avec Astoria en bas mais, elle est au courant de tout.

- Comment ça de tout ? demande Blaise.

- Elle sait que je suis marié à Audrey, elle sait pourquoi nous sommes mariés et par conséquent, elle sait qu'Audrey est recherchée par Voldemort.

Théo commence à serrer les poings, s'énervant davantage.

- Ce matin alors que je cherchais Audrey dans le train, Astoria m'a attirée dans une cabine et m'a fait chanter. Elle m'a dit qu'elle ne parlerait pas d'Audrey à son père si je l'embrassais. Je sais que je n'aurais pas dû le faire, mais si elle le disait à son père, Audrey mourrait. Je préférais la perdre mais qu'elle soit en vie que d'être responsable de sa mort car je n'ai pas voulu mettre mon couple en péril..

Les deux hommes s'assoient sur leurs lits respectifs, réfléchissant à une solution.

- Théo, commence Blaise, toi tu vas t'occuper d'effacer la mémoire d'Astoria, tu te contentes du moment où elle a appris pour Audrey et, tu enlèves aussi le baiser de ce matin. Quant à moi, je vais t'aider avec Audrey.

Pour la première fois de ma vie, je serre mes deux meilleurs amis dans les bras, plus reconnaissants que jamais.

Audrey Malfoy

Le lendemain, je suis la première à m'être réveillé, Pansy dort comme un bébé. Elle semble avoir bien dormi contrairement à moi. J'ai dormi avec ma meilleure amie afin de ne plus penser à lui, mais ça m'est tout simplement impossible. Je n'arrête pas de me demander pourquoi, pourquoi l'a-t-il embrassé ?

Est-ce car il ne veut plus de moi ? Un philtre d'amour peut-être ? Un piège ? Ou alors, une simple envie ?

En me levant, je m'empresse de rejoindre la salle de bain pour me préparer. Ce matin je commence plus tôt que Pansy car elle n'a pas divination contrairement à moi. Je n'ai pas une grande envie de me faire "belle" ce matin, je n'ai plus personne à impressionner et puis ce n'est pas comme si ça marchait. De toute façon, je sens que cette journée va être forte en émotion donc mettre du mascara n'est pas une très bonne idée.

En montant dans la salle commune j'entends « ma petite Audrey » avant qu'un bras ne se dépose sur mes épaules. Je n'ai aucunement besoin de tourner la tête pour comprendre qu'il s'agit de Matthéo. Ça aurait pu être Blaise, mais vu l'heure il est déjà en train d'engloutir son petit déjeuner, et puis j'ai reconnu la voix de Matthéo.

- Bien dormi ?

- Oui on peut dire ça, donc tu es à Serpentard.

- Ça paraissait pourtant évident, dit-il en me montrant fièrement l'uniforme qu'il porte.

- Mais laisse-moi deviner, tu as cours de divination.

- Bien joué Sherlock, dis-je.

Celui-ci sourit avant de me conduire jusqu'à la grande salle. En rentrant, j'ai croisé le regard de Draco, quand il voit Matthéo à mes côtés, son doux visage vire au rouge, à cet instant il devient jaloux et possessif. Je ne sais pas s'il a lu ma lettre, mais une partie de moi veut qu'il ne l'ait pas lu. C'est certes, moi qui ai voulu arrêter les choses, mais au fond je regrette...

Matthéo, sans voir ce qu'il se passe s'installe face à moi, me racontant dans les moindres détails ce qui s'est passé après mon départ. Quand nous étions à Beaubaton tous les deux, nous avions pour habitude de nous raconter des petits potins qui n'ont aucune importance pour les autres, mais qui pour nous sont des trésors, et puis avec son don, nous savions tout en avance. Je ne l'ai jamais considéré comme un potentiel copain, simplement comme un très bon ami, mais il a fini par développer des sentiments pour moi. Je sais que ce qu'il a dit dans le train hier, c'était juste pour savoir s'il y en avait un autre ou non. Je ne suis pas sûr que Matthéo fasse du mal à Draco s'il apprenait qu'on était ensemble, non, il lui ferait du mal pour m'avoir fait du mal. Il aurait aimé être à sa place, donc, apprendre que celui qui a la "chance" d'être avec moi m'a brisé le cœur, le mettra dans une rage immense.

Durant toute la durée du petit déjeuner, bien que je n'ai rien mangé, je sentais le regard du blond posé sur moi, il n'a pas une fois détourné le regard. Je me sens coupable de lui faire ça, mais je veux qu'il comprenne que je lui en veux, qu'à cause de ce fichu baiser, il allait me perdre. Je sais pertinemment que je vais retourner dans ses bras tôt au tard. Certaines choses font qu'à présent, je suis lié à lui pour le restant de mes jours.

***

Je viens d'abandonner Matthéo, sous prétexte que je voulais me rendre aux toilettes, alors qu'en réalité je voulais juste aller loin de lui. Loin de Draco. Par inadvertance, mon regard à accrocher son regard métallique, son regard n'exprimait que de la tristesse et le désespoir. C'est à cet instant que j'ai compris que ce petit jeu de celui qui briserait le plus l'autre nous mènerait qu'à notre perte. Nous sommes mariés à présent, nous sommes supposés être des adultes et non des gamins. Nous devrions parler et pas nous détruire !

En arrivant dans les toilettes des filles, je me plaque contre le mur, mes larmes coulant à flot le long de mes joues. Je ne peux plus les retenir, je m'étais interdit de le faire, mais je n'arrive plus à résister. Je suis amoureuse de cet idiot et le voir aussi mal que moi, me rend encore plus mal, même si je ne devrais pas car c'est lui qui a fauté.

J'arrête de pleurer quand une main de pose sur mon épaule, j'ai d'abord cru qu'il s'agissait de mimi, mais j'ai vite fini par réaliser que c'est impossible car c'est un fantôme. Je ne suis donc pas seule, quelqu'un est ici, avec moi. 

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