18 - Révélations

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Chapitre 18 -  Révélations

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Chapitre 18 - Révélations

Il y a trois ans, Septembre 2019, Panama, Panama.

Point de vue d'Ellies Gomez.

- Je suis enceinte.

Pardon ? J'ai du mal entendre.

- Je suis enceinte Ellies.

Ah non, j'avais très bien entendu. Tout un tas d'émotions passe dans mon corps, d'abord de la peur parce que je n'ai que vingt-deux ans et élever un enfant ferait peur à n'importe quelle personne censée. Puis de la joie, parce que cette femme qui est la mienne m'annonce qu'elle attend un enfant de moi, et enfin de l'amour, parce que j'aime cette femme et que j'aime déjà cet enfant qui grandit en elle.

Je la prends dans mes bras et la soulève doucement du sol pour ensuite l'embrasser tendrement. Elle rit aux éclats et je fais pareil.

Nous allons fonder une famille, ma famille. Ma femme et mon enfant. Je suis un homme heureux et comblé malgré tout les problèmes qui règnent autour de moi. Mais le Jefe du cartel Gomezia est marié et va devenir père d'ici quelques mois. Et j'en suis fier.

Aujourd'hui, Juillet 2022, Colòn, Panama.

Je sors de mes pensées et refoule une larme qui menace de couler, je me suis promis de ne plus jamais pleurer, j'ai versé déjà bien trop de larmes. Et même si je souffre encore aujourd'hui, je ne pleurerais plus, elle n'aurait pas voulu que je me morfonde. Alors je me ressaisis rapidement et sors de la douche.

Je m'essuie le corps et m'habille d'un bas de jogging et d'un tee-shirt tout simple, je n'ai pas prévu de sortir aujourd'hui. Ni personne d'ailleurs. Ça fait une semaine que Matías a été assassiné et ça fait donc une semaine que nous sommes sur nos gardes. Personne ne doit entrer ou sortir de cette maison sans mon approbation. Camilla m'en veut beaucoup pour cette décision mais je m'en contre fous, personne n'est en droit de désapprouver mes ordres. Ici c'est moi le chef et c'est moi qui prends les décisions.

Je descends à la cuisine pour prendre un café, Hilda s'affaire aux fourneaux, comme d'habitude, avec un fond de musique. Je l'embrasse sur la joue puis me sers un café, encore chaud. Je m'appuie sur le plan de travail près d'elle, et la regarde cuisiner.

Quand j'étais petit, elle me faisait m'assoir sur le plan de travail et je pouvais la regarder pendant des heures, l'aider à battre les œufs pour les gâteaux d'anniversaire. Aujourd'hui, les temps ont changés, déjà je ne m'assois plus sur le plan de travail mais il est vrai que je passe beaucoup moins de temps avec Hilda. Pourtant, j'ai beaucoup d'admiration pour cette femme, c'est elle qui nous a élevés mon frère et moi, elle nous a toujours soutenus et protégés malgré nos activités illégales.

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