La force du cerveau est une science bien complexe. Tandis que la mort se présentait à moi pour m'arracher des entrailles de ce monde, mon esprit quant à lui semblait jouer avec le temps pour me laisser l'opportunité de savourer mes derniers instants.
Je souriais bêtement, car je pensais que des regrets auraient inondé mon cœur de quitter ce monde aussi précipitamment. Pourtant, il était plus léger que jamais. En mourant, je préserverais les Iliths et les Siliths de la folie de la reine de la nuit.
J'étais heureuse, car j'avais enfin compris qui j'étais et quelle était ma différence qui m'avait fait croire que j'étais faible. J'étais libérée d'un poids qui pesait non pas seulement sur moi, mais avant tout sur l'intégralité de mon existence.
Le destin avait décidé de faire de moi une arme et ce même destin venait de décider de protéger le monde de sa propre création.
Je fermais les yeux, attendant le dernier moment qui viendrait s'abattre sur moi. L'écho de mes amis criant face à la scène qui se déroulait sous leurs yeux atteignit mes tympans.
- Désolée, fut la seule pensée que je sus exprimer à leurs égards.
Je sentais le pouvoir de Nwalcian tomber lentement sur moi. Un pouvoir écrasant qui ne ferait pas de quartier.
C'était la fin...
Mais quelqu'un en décida autrement et une force magique propulsa mon corps à l'extrémité de la pièce. Stupéfaite, j'ouvris les yeux pour découvrir Azaelias qui était intervenu.
Il venait de réagir et de me sauver la vie pour je ne sais quelle raison.
Sa magie était à la fois puissante et magnifique. Elle était sombre comme la nuit et lumineuse comme un ciel nocturne d'été étoilé. Il n'était pas le roi de la nuit pour rien, car même son pouvoir semblait s'être accordé à son titre, ou bien était-ce son titre qui avait été choisi à cause de son pouvoir ?
Mon corps emporté par l'intervention d'Azaelias heurta violemment l'un des piliers qui soutenaient le plafond.
Une vive douleur se répercuta dans mon dos et dans ma poitrine bloquant mon souffle.
Je tombais lourdement sur le sol dur et des gravats de l'impact vinrent accentuer la souffrance que je ressentais.
Un cri plaintif m'échappa et mes yeux s'embuèrent de larmes non contrôlées. Certaines de mes côtes devaient être brisées en mille morceaux et l'une d'entre elles avait dû perforer l'un de mes poumons, car à chaque respiration, j'avais l'impression que des lames tranchantes lacéraient ma chair. Le goût métallique qui envahissait ma bouche fut la preuve que mes doutes étaient avérés.
Je tentais de me relever, mais mes jambes ne répondirent pas et mon corps s'effondra.
Une main amortit ma chute et je découvris le monarque qui avait traversé la salle bien trop rapidement.
Il posa sur moi un regard doré et silencieux. Il semblait inquiet et me redressa avec précaution.
- Comment oses-tu ! hurla Nwalcian.
Son frère ne lui prêta guère attention et me plaça entre ses bras puissants pour me dégager. Il se tourna vers sa sœur, me laissant l'opportunité d'observer la scène.
Nwalcian avait cessé la frénésie de ses ombres et constatait avec stupeur son frère qui me portait dans ses bras.
Sira était à genou et Lilith l'avait rejoint. Tous deux étaient mal en point, mais ne lâchèrent pas la souveraine des yeux.
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Entre deux mondes
FantasíaAerin, jeune Fae dépourvue de pouvoirs magiques, vit dans un monde qui en est remplit. Sur le chemin vers la boutique où elle travaille, elle fait la rencontre d'une créature bien mystérieuse. D'où vient-elle ? Qui est-elle ? Avec son amie Laïa, e...
