J'avais tout pour vivre une année de Terminal parfaite.
Une bande d'amis fidèles. Un petit ami aimant. Une famille unie.
Mais il aura fallut d'un week-end pour que mon monde bascule.
Si je devais résumer ce que je vais vivre en trois phrases ?
« La...
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- j'aimerai te parler de quelque chose Lia.
Ma mère s'est proposée de me déposer au travail ce soir. C'est la soirée de la Saint Valentin, ce qui veut dire que le cinéma risque d'être plein. Heureusement depuis environ 1 mois, Tristan est devenu mon binôme au stand. Ça me motive encore plus à aller travailler c'est vrai.
- Ah donc c'est pour ça que tu voulais me déposer? la taquiné-je.
- En partie oui. Ces temps-ci quand tu n'es pas en cours, tu passes ton temps au ciné-club ou avec Tristan.
- Et c'est mal ?
Je ne vois pas le problème. Je ne passe pas mon temps en soirée, ou à faire des conneries comme la plupart des ados de mon âge. Je ne dis pas que je suis une sainte. Mais je ne suis pas non plus une ado difficile.
- Non, pouffe-t-elle. C'est juste que ce serait bien si ce week-end tu venais avec nous au chalet. J'ai discuté avec ta patronne et elle te laisse ton samedi et dimanche.
- Donc je suis obligé de venir ?
- Pourquoi tu le prends comme ça ? Je ne t'oblige à rien je te fais seulement part de mon souhait.
Ce qui revient au même.
- D'accord, capitulé-je. Je viendrais avec vous.
Je n'en ai pas plus envie que ça mais elle a raison. Depuis Noël je n'ai pas passé un moment en famille et nous sommes mi février.
- Tu peux demander à ton petit ami de venir si tu veux.
- Ce ne sera pas possible, il travail ce week-end.
- Une autre fois alors.
- Merci de m'avoir déposé.
- Tu veux que je vienne te récupérer après?
- Non Tristan me ramènera, merci Maman.
Je lui dépose un bisou sur la joue et sors de la voiture. Je passe les portes du ciné-club salue Marie et me rend aux vestiaires.
Je suis entrain de me changer quand j'entends des pas dans les escaliers et une bribe de conversation.
- Non.... tu te trompes.. je n'ai pas.... Ça fait 10 mois... Émilie... je suis... je vais travaillé là on en parle après.
Je fais comme ci de rien n'était lorsque Tristan entre dans le vestiaire. Il raccroche en me voyant.
- Salut, lui dis-je en souriant et refermant mon casier.
- Salut, me répond Tristan sans me rendre mon sourire.
Il remonte après s'être changé, les yeux rivés sur son téléphone.
Ok sympa l'accueil il est de mauvais poil ou quoi ?
Nos 4heures de travail se font dans une ambiance froide. C'est la première fois qu'il est distant comme ça avec moi. Il s'est renfermé et je ne sais pas comment faire pour l'atteindre. Le fait que nous sommes le 14 février nous donnes deux fois plus de travail et je ne m'en plains pas. Ça m'occupe l'esprit et me permet de ne pas faire attention à lui.