J'avais tout pour vivre une année de Terminal parfaite.
Une bande d'amis fidèles. Un petit ami aimant. Une famille unie.
Mais il aura fallut d'un week-end pour que mon monde bascule.
Si je devais résumer ce que je vais vivre en trois phrases ?
« La...
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Le docteur m'examine une énième fois. J'ai eu le droit à une batterie d'examen à mon arrivée à l'hôpital il y a quelques heures maintenant. Bilans sanguins, examens neurologiques, analyse d'urine, IRM, examen gynécologique, points de sutures et j'en passe. J'ai même eu droit à un jolie plâtre rose pour mon pied cassé.
- Tout semble bon, m'informe le Dr Hélios, attendons les résultats d'analyses pour en être certains. Votre famille est dans la salle d'attente voulez vous que je les fasse entrer ?
- Non.
Mon ton sec le surprend mais il ne commente pas.
- Il faut que vous mangiez, au moins un petit peu, me dit-il avant de s'en aller.
Une infirmière m'a apporté un plateau repas juste avant qu'il n'arrive. La vue de la nourriture me donne envie de vomir. Je ne souhaite rien d'autre que dormir. D'un sommeil sans rêve. J'avale les somnifères que le médecin m'a laissé et plonge dans les bras de Morphée.
Je suis réveillée en sursaut par la porte qui se referme. J'ouvre les yeux et tombe nez à nez avec Tristan.
- Le doc a dit que tu ne voulais pas de visite mais... je n'ai jamais été doué pour écouter ce qu'on me disait, m'explique t'il en haussant les épaules.
Les larmes me montent aux yeux et je ne les retiens pas. Tristan vient s'asseoir à mes côtés et me prends dans ses bras. Les mouvements me donnent mal partout mais je fais abstraction de la douleur pour me laisser aller contre lui.
Dans ses bras je suis en sécurité. Dans ses bras je suis en sécurité...
Je me répète ses mots en boucle dans ma tête pour essayer de m'en convaincre.
- Je suis désolée je voulais seulement être un peu seule et dormir.
C'est bizarre de dire ça étant donner que pendant 8 putains de jours j'ai détesté être seule et que je n'ai rien fais d'autres que somnoler.
- Ne t'excuse pas, tu n'as rien fais de mal.
Il faut croire qu'il se trompe puisque vu mon karma j'ai du faire quelque chose d'horrible pour mériter tout cela.
Le médecin entre et se stoppe en nous voyant. Nous ne bougeons pas d'un poil pour autant.
- Je suis content de voir que vous avez accepté finalement de la visite, dit le médecin en s'avançant vers nous. Comment vous sentez vous ce matin ?
- Bien, mentis-je.
En réalité j'ai mal partout.
- Nous avons transmis vos analyses médicaux à la police et ils souhaiteraient vous posez quelques questions.
- J'y suis obligée ?
- Et bien puisque vous êtes réveillée et apte à recevoir de la visite j'en ai bien peur.