Chapitre 37 : Effondrements

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Mon corps ne réagit pas

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Mon corps ne réagit pas. Il est totalement paralysé par la peur. J'ai l'impression d'être en plein cauchemar. Que comme à chaque fois, je vais me réveillé d'une minute à l'autre. Sauf que le temps s'écoule et que je reste là.

Pourquoi je me réveille pas putain ?!

J'en viens même à me demander si ce n'est pas une mauvaise blague. Si je n'ai pas mal compris. Ça doit être ça parce que je refuse de croire ce que je viens d'entendre. Je ne veux pas et je ne peux pas y croire. C'est au dessus de mes forces.

On appelle ça du déni je crois...

- Amalia dit quelque chose, me supplie Tristan face à mon mutisme prolongé.

- Tu peux répéter s'il te plaît ? je crois que j'ai mal compris.

Il me regarde avec une tristesse infinie dans le regard.

Ça me file la gerbe.

- Mon père a décidé de retourner en Angleterre définitivement et je vais partir avec lui.

Putain j'avais bien compris !

J'apprécie son père en temps normal mais là je le déteste. Parce qu'en prenant cette décision il l'éloigne de moi et ça j'ai dû mal à l'accepter.

- Quand ça ? Articulé-je difficilement.

- Le premier week end de juillet.

Nous sommes le 29 juin il se fou de ma gueule ?

- depuis quand le sais tu ?

Je ne sais pas comment j'arrive à garder mon sang froid alors que j'ai envie de m'écrouler. Je fais preuve d'un self contrôle que je ne me pensais pas capable.

- un peu plus d'une semaine, avoue t'il d'un air coupable.

- Pourquoi tu me le dis que maintenant ?!

Là je ne retiens pas ma colère. Plus d'une semaine que je vis dans l'ignorance alors que lui savait que la fin était proche. C'est cruelle de ne rien m'avoir dit.

Bordel j'avais le droit de savoir.

- Parce que je n'avais pas encore pris ma décision.

- Ta décision ? Répété-je bêtement.

Vu la tournure de la conversation je comprends très vite qu'il avait le choix et qu'il a l'intention de le suivre, de partir lui aussi pour Londres.

Mon cerveau carbure à 1 000 à l'heure. Ça m'en donne le tournis. Égoïstement j'aimerai qu'il reste avec moi. Qu'il reste pour moi, pour nous. Mais je ne peux pas l'empêcher de suivre son père, sa seule famille. Et je ne devrais pas lui en vouloir de le choisir lui. Mais je me sens comme un chien qu'on abandonne au bord de la route.

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