J'avais tout pour vivre une année de Terminal parfaite.
Une bande d'amis fidèles. Un petit ami aimant. Une famille unie.
Mais il aura fallut d'un week-end pour que mon monde bascule.
Si je devais résumer ce que je vais vivre en trois phrases ?
« La...
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- Lia ça fait 1 mois il faut que tu retournes au lycée, que tu reprennes ta vie en main.
Ça fait 2 jours que ma mère me tient le même discours. Ça fait aussi 2 jours que je ne lui réponds pas. Bon d'accord ça fait 1 mois que je ne lui adresse plus la parole en réalité.
- Ta mère a raison, commente Franck assis à côté de Tristan et moi dans le salon.
Je ne suis pas retourné au lycée depuis mi-février. Je ne peux pas rester éternellement à la maison, je suis au courant. Je ne fais que retarder l'échéance.
- Je sais, soufflé-je à voix basse. Ok j'irai lundi.
- Pourquoi pas demain ? Suggère Josie.
- Non, J'irai lundi.
- Bien c'est moi qui t'emmènerait, dit-elle agacée.
- Non.
- Ce n'était pas une question.
- Et ma réponse n'est pas négociable.
Elle me fusille du regard et j'en fais autant. Si je dois retourner au lycée je n'ai aucune envie de faire le chemin avec Josie. Je préfère encore y aller en bus ou à pied.
- Je viendrais la chercher on ira ensemble, propose Tristan pour apaiser les tensions.
Ma mère accepte à contre coeur. Je sais qu'elle ne l'apprécie pas pourtant elle tolère sa présence à la maison. Tristan est venu me rendre visite tous les jours depuis que je suis rentrée de l'hôpital. Le fait que je n'accepte que sa compagnie doit jouer. Enfin j'accepte tout de même de parler à Franck et Lisiana. Les samedis soirs mes parents autorise Tristan à rester dormir avec moi. Il n'y a que dans ses bras que je ne fais pas de cauchemars. Je dors très mal, 3 à 4 heures par nuit, la plupart du temps j'enchaîne les cauchemars. Je refuse de prendre les somnifères que m'a prescrit le docteur Hélios. Mes seules nuits de répits sont celles que je partage avec Tristan.
- Tous le monde a vu ma photo aux infos. Ils savent que mon détraqué de géniteur m'a séquestré dans une putain de cave pendant une semaine. Qu'il y a eu un meurtre. Je ne me sens pas prête à affronter le regard des gens, avoué-je à Tristan une fois que nous sommes seuls.
J'ai rattrapé tout mes cours en retard et suivi les autres à la maison. Je me rassure en me disant que c'est déjà ça.
- Je ne te lâcherai pas, je te le promets, me rassure Tristan.
- Je sais, merci d'être si patient avec moi.
Il m'embrasse et je lance le film quand Lisiana arrive avec les pop corn. Elle ne me lâche pas d'une semelle quand elle est a la maison. J'ai beau lui répéter que je n'irai nulle part, ça ne semble pas la rassurer. Pourtant c'est vrai. Je n'ai quitter la maison que pour me rendre au commissariat et chez la psychologue que le médecin a suggéré. Mes parents agissent de la même manière. Parfois j'ai l'impression d'étouffer. Mais je me tais et les laisse faire. Je ne sais pas ce qu'ils ont vécus pendant mon absence, ce qu'ils ont ressentis ni comment ça s'est passé pour eux. Nous n'en parlons pas, faisant le plus possible comme ci rien n'était arriver.