Cette colonie est à la fois un pur bonheur, car je suis avec ma sœur, et un véritable cauchemar. Chaque jour, je dois faire attention à chacun de mes gestes, porter des lentilles, et toujours garder mon masque qui cache ce que l'on pourrait appeler ma soi-disant beauté.
Je pensais que, comme d'habitude, nous partirions dans la même colonie, mais mes parents nous surprennent en annonçant que cette fois-ci, nous allons près de Paris, la ville rêvée de ma sœur. Pour ma part, je préfère la campagne ou des endroits plus calmes.
Après plusieurs heures de route, nous arrivons devant une grande maison blanche, au toit noir élégant. Des rosiers bien taillés entourent une porte en bois imposante. Devant la maison, une foule de personnes se dit au revoir, s'embrassant, certains en larmes. Mes parents enlacent ma sœur, tandis que je reste en retrait, indifférente.
Une femme en haut blanc et jupe noire s'approche de nous.
— Bonjour et bienvenue au centre de loisirs des Jours Heureux. Je m'appelle Céline, et je serai votre responsable de chambre pour la semaine, dit-elle d'une voix claire.
Mon père lui tend la main et lui présente ma sœur.
— Excusez-moi monsieur, vous avez bien deux filles, n'est-ce pas ? reprend-elle, en observant ma sœur. — Oui, voici la deuxième, répond-il, en me tirant brusquement par le bras.
Elle me sourit poliment.
— Petite insolente, tu pourrais au moins dire bonjour ! murmure mon père, suffisamment fort pour que je l'entende. — Je... désolée. Bonjour, balbutié-je, à peine audible. — Excusez-nous, mais malheureusement, nous avons raté l'éducation de celle-ci, ajoute mon père, sans gêne.
Je baisse les yeux, mal à l'aise d'être ainsi au centre de l'attention.
Un homme, monté sur les marches, s'adresse à la foule d'une voix forte :
— Bonjour à tous ! Je m'appelle Paul, je suis l'un des encadrants. Laissez-moi vous expliquer le déroulement de la semaine. Les chambres seront partagées entre quatre à huit personnes, et chaque chambre aura un responsable. Par exemple, je supervise les chambres 14, 16 et 17. Il y aura des activités adaptées à la météo et aux choix de chacun, ainsi que des visites de Paris. Je vous invite à dire au revoir une dernière fois à vos parents, puis à consulter les panneaux d'affichage pour connaître vos chambres et vos camarades.
Mes parents, après une ultime étreinte à ma sœur, s'éloignent en direction de leur voiture, nous laissant seules pour la semaine.
Ma sœur me prend la main, et nous nous dirigeons vers le panneau d'affichage. Nous sommes assignées à une chambre de six, partagée avec deux autres groupes de sœurs : Lola, Sophia, Lucie et Clémence.
Nous montons un majestueux escalier en marbre rose et blanc jusqu'à notre chambre, située au premier étage, à droite du couloir. Derrière la porte numéro 6, la pièce est immense : six lits doubles en bois blanc, des armoires assorties, une porte menant sûrement à la salle de bain, et un petit salon lumineux aux tons blancs et bleus.
Les quatre autres filles sont déjà là, ayant choisi leurs lits. Lucie, enthousiaste, se précipite vers nous.
— Salut ! Moi, c'est Lucie, et là-bas, c'est ma sœur Clémence. Vous avez vu comme la chambre est grande ? On a déjà choisi nos lits, j'espère que ça ne vous dérange pas, dit-elle avec un sourire éclatant. — Moi, c'est Lisa, et voici ma sœur Lina, répond ma sœur avec assurance. — Vous êtes sœurs ? Ça ne se voit pas, s'étonne Lucie. — Nous sommes même jumelles, dis-je, d'un ton détaché. — C'est trop cool ! J'aurais adoré avoir une sœur jumelle.
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L'héritage
ParanormalNous vivons dans un monde divisé en deux catégories : Les lambdas, comme vous et moi, des humains sans magie.Les Alphas, des êtres surnaturels d'une beauté exceptionnelle, dotés de dons variés. Autrefois appelés sorciers, ils se cachaient, mais aujo...
