Mon cœur manqua un battement. Je restai figée, les yeux rivés sur Gabriel, cherchant à comprendre le sens de ses mots. « Quoi ? » murmurai-je, ma voix à peine audible.
Gabriel hocha la tête, le regard empli d'inquiétude. « J'ai vérifié ce matin. Elle n'est plus là. »
Un frisson glacé me parcourut. La relique, cet artefact ancien et puissant, était une aide précieuse. Nous l'avions protégée avec tant de précautions, et maintenant, elle était peut-être entre de mauvaises mains. Les Iotas... C'était la première pensée qui me traversa l'esprit.
« Est-ce que tu crois que ce sont eux ? » demandai-je, tentant de garder mon calme, même si je sentais la panique monter en moi.
« Je ne sais pas, » répondit Gabriel, les traits tendus. « Mais si c'est le cas, nous sommes en grand danger, Lina. Ils ne s'arrêteront pas tant qu'ils n'auront pas tout ce qu'ils veulent, et cette relique en faisait partie. »
Mon esprit s'emballa, envisageant toutes les conséquences possibles de cette perte. « Elio... » soufflai-je. « S'il apprend que la relique est liée à moi, je pourrait être en danger. On pourrait être en danger... Ils pourraient l'utiliser contre nous, Gabriel. »
Gabriel posa une main sur la mienne, son regard se radoucissant malgré la gravité de la situation. « C'est pour ça que nous devons être encore plus prudents. Je sais que tu veux tout lui dire, mais si les Iotas découvrent ce lien, ils n'hésiteront pas à s'en prendre à lui. »
Je retirai ma main, secouant la tête. « Je ne peux plus mentir, Gabriel. Pas après tout ça. Je ne peux pas le laisser dans l'ignorance alors que nous sommes tous en danger. »
Gabriel serra les dents, son expression de nouveau dure. « Et tu crois qu'il réagira comment, Lina ? Tu penses qu'il te remerciera de l'avoir impliqué dans tout ça ? »
« Je ne sais pas, » avouai-je. « Mais il mérite de savoir la vérité, même si ça signifie que je dois tout risquer. »
Le silence qui suivit fut lourd, rempli de peurs partagées. Finalement, Gabriel se leva, son visage fermé. « Très bien. Fais ce que tu dois faire, Lina. Mais sache que cette fois, je ne pourrai pas te protéger. »
Je le regardai s'éloigner, le cœur serré sans même lui répondre que c'est à moi de les protéger et non l'inverse. La journée venait à peine de commencer, et déjà, un poids écrasant pesait sur mes épaules. Je savais que je devais parler à Elio, lui révéler ce que j'avais caché pendant si longtemps. Mais je savais aussi que cela pourrait tout changer, pour lui, pour moi, pour nous tous.
Je quittai la cafétéria, le cœur lourd, je me dirigeai dans sa chambre mais il n'y était pas n'y dans les pièce commune d'ailleurs. C'est alors que je me souvins de la forêt, là où Elio aimait se rendre lorsqu'il avait besoin de tranquillité. Chaque pas que je faisais semblait m'enfoncer un peu plus dans l'angoisse. Gabriel m'avait prévenu, mais je savais que je devais parler à Elio. Tout lui révéler, même si cela signifiait bouleverser nos vies.
La forêt était dense, le silence presque oppressant. Je savais qu'Elio devait être quelque part par ici. Je l'aperçus enfin, avançant d'un pas décidé sur le sentier menant au sanctuaire. « Elio ! » criai-je, accélérant pour le rejoindre.
Il se retourna, visiblement surpris de me voir là. « Lina ? » Son expression passa de la surprise à une détermination froide. « Pourquoi es-tu ici ? Je dois récupérer la relique, je n'ai pas de temps à perdre. »
Je me plantai devant lui, le cœur battant. « Elio, attends. Pourquoi fais-tu ça ? »
Il soupira, évitant mon regard. « Gabriel m'a tout dit. À propos du baiser. » Il s'interrompit, luttant visiblement contre la douleur qui transparaissait dans sa voix. « Je sais que j'ai peut-être été aveugle à ce qui se passait, mais je veux te prouver que je tiens à toi. Je pensais que retrouver la relique serait un moyen de te montrer que je suis prêt à tout pour toi. »
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L'héritage
ParanormalNous vivons dans un monde divisé en deux catégories : Les lambdas, comme vous et moi, des humains sans magie.Les Alphas, des êtres surnaturels d'une beauté exceptionnelle, dotés de dons variés. Autrefois appelés sorciers, ils se cachaient, mais aujo...
