Chapitre 29 {Aby} I didn't know

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« I was fine before you walked right through that door. And now I'm something more than I ever imagined. I was so sure I knew exactly who you were. But you were something more than I ever imagined. I didn't, I didn't know what love could, what love could be. Until you, until you loved my everything. The good, the bad, the in-between. I didn't know you were something I could need. Until you, until you loved my everything.  »

Sofia Carson – I didn't know

Le monde s'arrête de tourner, mon monde

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Le monde s'arrête de tourner, mon monde. Je n'entends plus les bruits alentour, y compris toutes ces machines qui s'emballent dans la chambre à côté de moi et les allers-retours à l'intérieur sans que je ne sache ce qui se passe. En vérité, même si je ne suis pas médecin, je comprends ce qui se passe à l'intérieur et ça me met à terre, physiquement et psychologiquement. Andrea est en train de mourir.

Des mains se posent sur mes épaules et je ne réagis pas. Je ne veux plus rien ressentir, car c'est horrible de se sentir écartelé comme je me sens. Je souffre tout en sachant que rien ne pourra jamais apaiser ma souffrance. On me touche encore, mais je suis totalement déconnectée de la réalité, je crois même que je perds connaissance parce que quand j'ouvre les yeux, je ne suis plus à genoux sur le parquet froid de l'hôpital, mais allongée dans un lit, une aiguille faufilée sous la peau de ma main avec une perfusion qui pendouille à mes côtés sur un objet en métal. Je me redresse brusquement en arrachant cette chose que je ne mérite pas et tente de me lever quand une paire de mains puissantes m'en empêche. Giovanni me fait face, l'air grave et les yeux rougis à la fois.

— Non... non, je t'en supplie, ne me dis pas qu'il... l'imploré-je entre deux sanglots.

— Il a fait un arrêt cardiaque, mais il n'est pas mort, Aby. Ce n'est pas encore cette fois que tu te débarrasseras de lui.

L'objet imposant dans ma poitrine qui bloquait l'accès de l'air à mes poumons, se débloque comme par enchantement alors que je m'empresse de prendre une grande goulée pour éviter de suffoquer à nouveau.

— Alors, tu sais... ?

— Évidemment, j'ai fini par comprendre, pour qui tu me prends ? Pour quelle autre raison que le fait que tu sois derrière tout ça ferait qu'on t'aurait retrouvée intacte avec ton téléphone sur toi alors qu'Andrea était en train de crever ?

— Je suis tellement désolée, Giovanni.... Je sais que ce n'est pas suffisant alors fais ce que tu as, à faire.

— Ce n'est pas à moi de décider de ton sort, mais à Andrea. Les médecins ont décidé qu'il était temps de le sortir du coma. Rentre auprès de votre fille, Aby, mais reste loin de lui.

L'intonation de sa voix est clairement une menace dont il ne se cache pas et sûrement dois-je m'estimer heureuse de ne pas être morte alors qu'il est au courant de mon implication dans toute cette histoire. Je me laisse retomber dans le lit en me recroquevillant sur moi-même en pleurant franchement alors qu'il quitte ma chambre en claquant la porte derrière lui. Andrea n'est pas mort. J'ai eu tellement peur qu'on m'annonce que c'était le cas. Je voulais sa mort dans cet endroit, comment ai-je pu vouloir une chose aussi atroce ? Je me déteste. J'ai envie de m'infliger toute seule une souffrance encore plus dévastatrice que celle que je ressens actuellement. Giovanni a raison, il faut que je reste loin d'Andrea et que je le laisse seul juge de mon sort, bien que je le connaisse d'avance. Je prends le temps de reprendre mes esprits avant de me lever pour quitter l'hôpital, non sans une pointe au cœur en songeant à ce que je laisse derrière moi.

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