Selem alaykoum j'espère que vous allez biennn .
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Le réveil sonne. Je grogne en ouvrant les yeux, déjà épuisée alors que la journée ne fait que commencer. Mon premier réflexe, c'est d'attraper mon téléphone. Je regarde l'heure : 6h30. Ça pique.
Je reste allongée quelques minutes, scotchée à l'écran, scrollant sur TikTok alors que j'entends ma mère s'activer dans la cuisine. L'odeur du café envahit déjà l'appartement. J'entends aussi ma petite sœur, Safe, qui court partout en braillant des trucs incompréhensibles.
Je souffle. Bon, faut que je me lève.
Je sors de mon lit à contre-cœur, je traîne mes pieds jusqu'à la salle de bain et je fais mes ablutions. Après ça, je prie. Ça me calme un peu, même si la flemme est toujours là.
Une fois ma prière terminée, je me dirige vers mon placard pour choisir une tenue. Pas trop d'effort aujourd'hui : un sweat large, un jean et mes Air Force. J'attache vite fait mes cheveux bouclés en chignon, j'attrape mon sac et je sors de ma chambre.
Dans le salon, ma mère me regarde avec un air fatigué.
Mama : T'as encore attendu la dernière minute pour te préparer, toi.
Moi : Mais non, mama, tranquille.
Mama : Oui, oui, c'est ça. Mange avant de partir.
Moi : J'ai pas faim.
Mama : Je m'en fiche, prends au moins une madeleine.
Je soupire, attrape une madeleine et un verre de jus que je bois en deux secondes, puis je file mettre mes chaussures.
Moi : Bon, je pars, mama.
Mama : Allah yster (que Dieu te protège), fais attention.
Moi : Inshallah.
Je descends rapidement les escaliers et retrouve Najlae en bas de l'immeuble.
Moi : Selem alaykoum ma star, ça va ?
Najlae : Hamdoulilah et toi ?
Moi : Hamdoulilah.
On marche ensemble jusqu'à l'arrêt de bus. Il fait encore un peu frais, le ciel est gris, et franchement, l'envie d'aller en cours est à zéro.
D'un coup, Najlae se met à crier comme une folle.
Najlae : MALAKKKKKK !
Moi : Oui, grosse bagra, pourquoi tu cries comme ça ?!
Najlae : Regarde l'autre bg là-bas.
Je lève les yeux et je vois un gars bien habillé, air sérieux, écouteurs dans les oreilles. Il est peut-être beau, mais j'ai même pas la force de calculer.
Moi : Mais t'es complètement folle, wallah...
Najlae : Oui, oui, c'est ça. Vas-y, viens, on va en cours.
Moi : Oui, allez, on avance. J'ai pas le temps pour ça, ça casse la tête.
Le bus arrive, on monte dedans et on s'assoit au fond, comme d'habitude. Les sièges sont déjà occupés par les habitués du matin. On papote de tout et de rien jusqu'à l'arrêt devant le lycée.
On descend du bus et on rejoint l'équipe qui est déjà devant le portail.
Moi : Ça va ?
Eux : OUI HAMDOULILAH ET TOI ?
Moi : Mais wech, pourquoi vous criez comme ça ?
Yanis : Vous me faites mal à la tête...
Moi : Il a quoi, lui ?
Bakr : Il est en embrouille avec sa meuf.
Neyla : Ah bon ? Pourquoi ? Déjà, lui, il a une meuf ?!
Bakr : Ouais.
Neyla : Okok...
On traîne un peu dehors, profitant des dernières minutes avant que la cloche sonne. Les surveillants nous rappellent à l'ordre, alors on se décide enfin à entrer.
Premier cours de la journée : français. Et pas avec n'importe qui... la prof la plus fatigante du lycée. Elle parle trop, wallah, elle me fait mal à la tête.
Dix minutes après le début du cours, je n'en peux plus. Je pose ma tête sur mon bras et ferme les yeux. Juste cinq minutes...
Soudain, un cri strident me fait sursauter.
Prof : MALAKKKK !
Moi : Oui, oui, y'a quoi ? Laisse-moi dormir...
Prof : Comme ça, tu parles à une prof ? Sors immédiatement de mon cours !
Moi : Mais s'il te plaît, arrête de crier...
Prof : Ah oui ?! File chez le directeur tout de suite ! Jihan, accompagne-la.
Jihan : Euh... ok, vas-y.
On marche en silence dans le couloir, puis elle tourne la tête vers moi et lâche :
Jihan : Eh, je veux pas te voir encore avec Bakr.
Moi : Wesh cousine, t'es folle ou quoi ?! Et à qui tu donnes des ordres, toi ?
Jihan : À toi.
Moi : Ah ouais ?
Jihan : Oui, grosse keh.
Moi : Moi, je suis une grosse keh ?
Je n'ai même pas réfléchi, je l'ai attrapée par les cheveux et je lui ai envoyé une grosse claque. Bimmm. Ça a résonné dans le couloir.
Et bien sûr, comme par hasard, le directeur était juste là.
Directeur : TOUT DE SUITE, DANS MON BUREAU !
Je souffle et lève les yeux au ciel. C'est mort, je vais me faire allumer.
J'arrive devant son bureau et là... surprise. Ma mère est déjà là, assise, les bras croisés.
Mama : Comment ça, tu frappes une fille et en plus, tu parles mal à ta prof ?
Moi : Mais mama...
Mama : Y'a pas de "mais". Je vais le dire à ton père.
Moi : Ok...
Mama : Kifesh (comment) tu me dis "ok" comme ça ?! Je suis pas ta shab, moi !
Je baisse les yeux. Eh ouais, c'est mort pour moi.
La suitee...
Je vous aime ️
ادعوا لفلسطين 🇵🇸
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𝒞𝒽𝓇𝑜𝓃𝒾𝓆𝓊𝑒 𝒹𝑒 𝓂𝒶𝓁𝒶𝓀 : "𝒿𝑒 𝓃𝑒 𝓋𝑒𝓊𝓍 𝓆𝓊𝑒 𝓁𝓊𝒾 "
RomanceChronique réelle sans aucun passage fictif. Je ne veux que lui... Gaza🇵🇸
