chapitre 21

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Selem alaykoum les filles j'espère que vous allez bien.

Docteur : URGENT
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Cela fait maintenant un mois que je suis dans le coma. Un mois de silence, un mois d'absence. Mais aujourd'hui, je me réveille, et ce qu'ils me disent me choque au plus haut point.

Aujourd'hui, enfin, je vais sortir de cet hôpital. Je me lève doucement, mon corps est encore faible, mais ma volonté est plus forte que jamais. Je récupère mes vêtements, mes examens médicaux et mes clés de voiture. Une seule pensée me traverse l'esprit : fuir.

Je ne peux pas rester ici. Je ne peux pas me marier avec ce fdp. C'est au-dessus de mes forces.

Marseille – 12h00

Je prends la direction de chez Salima pour récupérer mes affaires.

Elle m'attend devant la porte, les bras croisés, une expression inquiète sur le visage. Dès qu'elle me voit, elle tend une enveloppe vers moi.

Salima : Fais attention à toi, et tiens, c'est de l'argent.

Je fronce les sourcils en secouant la tête.

Moi : Non, c'est pas la peine, j'ai de quoi payer tout ce dont j'ai besoin. Merci, c'est gentil, mais je peux me débrouiller.

Elle insiste, me mettant presque l'enveloppe de force entre les mains.

Salima : T'es ma sœur, prends et dis rien.

Je soupire, sentant les larmes me monter aux yeux.

Moi : Nan, jpp wallah...

Salima : Chut. Prends. C'est un petit geste comparé à tout ce que t'as fait pour moi.

Je serre l'enveloppe contre moi, touchée par son geste.

Moi : Merci beaucoup... Prends soin de toi.

Sauna, qui était restée silencieuse jusque-là, s'approche.

Sauna : Fais attention à toi.

J'hoche la tête avant de la supplier d'un regard.

Moi : S'il te plaît, dites rien à mes parents...

Salima : T'inquiète... Et ta mère ?

Je détourne les yeux, la gorge nouée.

Moi : Je vais revenir juste pour elle... Mais seulement quand mon frère sera parti.

Yasmen arrive en courant, le souffle court.

Yasmen : Ils sont complètement fous ! Ils ont commencé à préparer le hlel !

Mon cœur se serre, mais je garde un sourire amer.

Moi : Je vais pas me marier. C'est impossible. Laissez-les rêver.

Elle me fixe un instant avant de murmurer :

𝒞𝒽𝓇𝑜𝓃𝒾𝓆𝓊𝑒 𝒹𝑒 𝓂𝒶𝓁𝒶𝓀 : "𝒿𝑒 𝓃𝑒 𝓋𝑒𝓊𝓍 𝓆𝓊𝑒 𝓁𝓊𝒾 "Où les histoires vivent. Découvrez maintenant