15 jours que je n'ai pas vu Zakaria, depuis le jour où j'étais avec Noor. Il reste encore 25 jours pour le hlel. Mama a tout choisi, même les caftans. Aujourd'hui, j'ai décidé d'aller parler à Zakaria, même si je sais que ça ne sert à rien.
Donc, c'est normal que mon frère ne veuille pas me laisser sortir le matin, mais je vais sortir le soir, parce qu'il ne va pas dormir ici ce soir. Résumé de ma journée : je n'ai pas mangé, je n'ai pas dormi. Je ressemble à un zombie avec mes cernes, vraiment, je fais peur. Je vomis trois fois par jour. Mes parents m'ont dit d'aller chez le médecin, mais je veux pas. Je veux juste rester dans ma chambre, sans parler, sans pleurer. Je reste toute la journée à regarder le mur, ou des fois je lis des romans, mais c'est rare. Et je regrette de ne pas avoir continué mes études, vraiment. Je le regrette.
La douleur est trop forte, et je sens mon cœur se serrer à chaque pensée de lui. Zakaria. Je suis perdue, je veux juste fuir cette réalité. Le vide dans ma poitrine ne fait que grandir, une sensation d'étouffement. Il ne comprend pas, il ne peut pas comprendre. Comment lui expliquer ce que je ressens sans qu'il me déteste encore plus ? Il va me détester de toute façon. Peut-être qu'il me déteste déjà, mais au moins je l'ai eu dans mon cœur. C'était fort, c'était beau, avant que ça ne s'effondre sous le poids de mes choix.
Je marche sur le toit, je sens le vent frais sur ma peau, comme si tout pouvait s'effacer, comme si je pouvais m'évader. Mais au fond de moi, je sais que tout ça ne sert à rien. Ça ne me sauvera pas. Rien ne me sauvera.
L'appel se fait entendre, brisant le silence lourd qui m'entoure.
Moi : Selem, rejoins-moi sur le toit, je veux te parler s'il te plaît
Je raccroche vite, sans réfléchir. J'ai juste besoin de lui dire que c'est fini. J'ai besoin qu'il me laisse tranquille. Il faut que je sois forte, même si tout en moi hurle de souffrir.
Quand il arrive, je me tiens là, les larmes aux yeux, le cœur battant. Je n'arrive pas à croire ce que je suis sur le point de lui dire, mais je le fais quand même. Il doit savoir. Il mérite de savoir que tout est fini.
Zakaria : Selem alaykoum
Moi : Alaykoum selem. Sans fioritures, sans chichis, je te dis juste que c'est fini. J'ai deux mots à te dire.
Zakaria : Qu'est-ce que tu racontes ?
Ma voix tremble. Je suis presque incapables de prononcer les mots. Mais je dois. Je dois tout lui dire, même si je sais que ça va tout détruire.
Moi : Les larmes me montent aux yeux. Je... je vais me marier avec Moha.
Zakaria : tu te fou de moi là ou quoi ?
Je sens sa colère transpercer l'écran du téléphone. Et moi, je suis là, à pleurer dans le silence de la nuit. Je m'effondre à l'intérieur. Mais je tiens bon, il faut que ça sorte.
Moi : pleure Non, je t'aime plus. C'est fini. Je vais me marier avec celui que... que j'aime.
Zakaria : Qu'est-ce que tu racontes là ?
Moi : Oui, je vais me marier Zakaria, je t'aime plus.
Zakaria : j'étais un jeu pour toi hein ?
Je me recroqueville sur moi-même. Les mots sont comme des poignards dans mon cœur. Mais je tiens encore. Je suis trop loin de tout ça, trop loin pour revenir en arrière. C'est une décision qui me déchire, mais c'est le seul chemin que je vois.
VOUS LISEZ
𝒞𝒽𝓇𝑜𝓃𝒾𝓆𝓊𝑒 𝒹𝑒 𝓂𝒶𝓁𝒶𝓀 : "𝒿𝑒 𝓃𝑒 𝓋𝑒𝓊𝓍 𝓆𝓊𝑒 𝓁𝓊𝒾 "
RomanceChronique réelle sans aucun passage fictif. Je ne veux que lui... Gaza🇵🇸
