chapitre 38

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Selem alaykoum les filles j'espère que vous allez biennn.

Baba : TA SŒUR, REGARDE JUSTE TA SŒUR, FAIS JUSTE COMME TA SŒUR.

Moi : Pourquoi tu me compares à elle ?

Baba : PREND JUSTE EXEMPLE.

Moi : ELLE ! ELLE N'A PAS VÉCU CE QUE JE SUIS EN TRAIN DE VIVRE ! ET VOUS, VOUS ÊTES EN TRAIN DE ME DÉTRUIRE, PUTAIN, DÉTRUIRE !

Il m'a giflée.
Giflée...
C'était la première fois que mon père me frappait. Je n'avais jamais imaginé qu'il en arriverait là. La douleur m'a frappée comme un choc électrique, me laissant sans voix.
Ma tête a tourné à 360°.
Je n'arrivais pas à y croire. La réalité semblait si irréelle, comme si mon corps et mon esprit étaient séparés, flottant dans un vide que je ne savais pas comment combler.

Baba : BAISSE TES YEUX ! TU PARLES AVEC TON PÈRE, PAS AVEC TON SHAB !

Moi : -pleure- Tu vas pas me comprendre.

Baba : AZ, RACONTE AZ.

Moi : tu ne comprendras jamais ..

Les mots étaient là, mais je ne pouvais pas les sortir. Mon cœur battait trop fort, comme une machine qui me forçait à rester silencieuse, comme si tout ce que j'avais à dire n'avait aucune valeur.

Baba : AZ, CONTINUE.

Moi : J'ai rien à te dire, juste laisse-moi.

J'avais besoin de fuir, de me cacher de tout, de cette situation, de cette douleur, de ce poids que je portais sur mes épaules.

Baba : La prochaine fois, baisse ta voix, ou tu vas voir.

Moi : Mdr, déjà tu m'as giflée, zehma quoi, tu vas me gifler encore, ou encore, ou non, tu vas me tuer, c'est mieux.

Mes mots étaient remplis de colère, de frustration, mais aussi d'une profonde tristesse. Comment en étions-nous arrivés là ? Pourquoi est-ce que j'avais l'impression que tout s'effondrait autour de moi ?

Mama : MALAK, FERME LA !

Moi : TU VEUX LA VÉRITÉ ? JE VEUX PLUS ME MARIER, C'EST BON.

Les mots qui s'échappaient de ma bouche étaient des cris de détresse, des éclats de vérité que j'avais gardés en moi trop longtemps.

Baba : ALMA, PARLE AVEC TA FILLE.

Moi : SORTEZ DE MA CHAMBRE ! -pleure- AHHH, TOUS ÇA À CAUSE DE VOUS !

Ils sont sortis. Je me suis retrouvée seule, seule avec mes pensées, seule avec la douleur qui me rongeait. La porte se ferma et j'ai laissé échapper une ultime plainte avant de m'effondrer sur le sol.

Je tremblais, mes mains étaient glacées, et mes jambes semblaient ne plus me soutenir. Je pleurais, pleurais comme si je pouvais vider toute la souffrance du monde, mais elle restait là, imprégnée dans ma chair, dans mes os. Mon cœur battait dans ma poitrine, chaque battement me rappelait à quel point j'étais brisée.

Moi : MA... MA... MA...

Je me suis écroulée au sol, comme un corps sans vie, perdu dans l'immensité de ma solitude. Mon souffle se faisait court, mes yeux se fermaient, mais quelque chose m'empêchait de sombrer complètement. Je voulais juste que ça s'arrête. Que tout s'arrête.

Je suis tombée par terre. J'ai rouvert les yeux. Et je me suis retrouvée exactement à l'endroit où je suis tombée.
J'avais l'impression que tout était un cauchemar, que rien n'allait bien, que chaque chose était une illusion. J'avais juste envie de trouver un peu de paix, un peu de bonheur dans ma vie. Mais il me semblait que ce bonheur m'échappait toujours.

Je me suis levée. Tout semblait flou, comme si ma vision était déformée par la douleur. Je suis allée aux toilettes, les larmes me brouillant la vue, puis j'ai vomi. Mes entrailles se tordaient de plus en plus fort. Je voulais que tout ça sorte de mon corps, que cette souffrance se libère. Je suis restée là un moment, accrochée au lavabo, cherchant à respirer.

J'ai bu de l'eau. Une gorgée, puis deux. L'eau ne pouvait pas me laver de ce que je ressentais. Je suis retournée dans ma chambre, le visage livide, épuisée par cette vague de souffrance qui ne cessait de déferler. Je me suis assise sur le sol, contre le mur, mes mains tremblantes. Je suis restée là pendant un long moment, à regarder le vide. Puis, d'un coup, j'ai eu l'envie de prendre un stylo, de poser mes pensées sur papier.

J'ai commencé à écrire. Pas pour raconter ma douleur, mais pour comprendre ce que je ressentais. Je n'avais jamais imaginé que l'écriture pourrait faire ressortir tout ce que je portais en moi. Et voilà ce que j'ai écrit :

Au final, ni toi ni moi n'avons su, au-delà de tout, retourner l'un vers l'autre, malgré la volonté qu'on a. Et car il y a beaucoup de "malheureusement" dans notre fin...
Peut-être qu'on ne se parlera plus jamais, mais au moins, tu m'as aimée à un moment donné, et ça a été le meilleur sentiment que j'aie jamais connu.
Même si tout le monde m'a dit que t'étais mauvais pour moi, j'étais toujours là, à tes côtés. Et quand tout le monde me lançait des mots pleins de haine, je te défendais à chaque fois, parce que mon cœur savait que tu n'étais pas ce qu'ils disaient de toi.
Je t'en supplie, reste à mes côtés. Laisse une trace de toi dans mon cœur. Ne laisse pas cet amour s'éteindre pour des choses qui ne méritent même pas une seconde de ton attention.
Je t'ai aimé passionnément, de tout mon cœur. Et à chaque fois que la douleur m'a envahie, que l'amour m'a fait souffrir, j'ai appris à aimer davantage, à m'abandonner à cet amour sans crainte, en sachant que chaque moment passé à tes côtés était un moment précieux, un moment rare.

[Écrit par 𝓜𝓪𝓵𝓪𝓴] 💓 Cœur à cœur 💓.

Je n'ai jamais su que je pouvais écrire des choses comme ça. Mais aujourd'hui, j'ai compris le sens profond de la phrase : "Si t'as pas envie de te lever tout seul, personne ne va t'aider."
Mais moi, je vais me lever toute seule. Personne ne viendra m'aider. Et vous découvrirez ce chemin difficile dans les prochains chapitres, insha'Allah.

Je sais que c'est court, mais je n'avais pas le temps. J'ai écrit ces mots rapidement, avec toute la douleur qui m'habite.

La suite...
Je vous aime

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𝒞𝒽𝓇𝑜𝓃𝒾𝓆𝓊𝑒 𝒹𝑒 𝓂𝒶𝓁𝒶𝓀 : "𝒿𝑒 𝓃𝑒 𝓋𝑒𝓊𝓍 𝓆𝓊𝑒 𝓁𝓊𝒾 "Où les histoires vivent. Découvrez maintenant