chapitre 20

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Selem les filles j'espère que vous allez bien.

Toc, toc, toc.

Une série de coups frappés contre la porte me sort de mes pensées. Mon cœur s'emballe, une peur sourde s'installe en moi. Qui c'est ? Pourquoi j'ai cette boule au ventre ?

Moi : -voix tremblante- Rentre...

La porte s'ouvre lentement. Ma mère apparaît. Son visage est ravagé par la tristesse. Ses yeux sont rougis, gonflés. Elle a pleuré, encore et encore. J'ai l'impression de voir une femme brisée, mais je ne sais pas si c'est moi ou elle qui l'est le plus.

Elle avance timidement vers mon lit, sa main tremblante se pose sur mon bras.

Maman : -les larmes coulant sur ses joues- Benti... Smeh benti... J'étais pas là quand t'avais besoin de moi...

À ses mots, quelque chose en moi explose.

Moi : -éclate en sanglots- J'ai mal, Mama... J'ai mal...

Ma poitrine me brûle. Un mélange de colère, de douleur et d'incompréhension m'étouffe. Je serre les draps entre mes doigts.

Maman : -voix cassée- Benti, je suis là maintenant...

Moi : -la regardant à travers mes larmes- Tu trouves ça normal qu'un frère frappe sa sœur comme ça ?

Elle détourne les yeux, incapable de me répondre. Un silence pesant s'installe. Puis, après un moment, elle murmure d'une voix à peine audible :

Maman : -en pleurant- Smeh benti... Nti dounya diali... (Tu es ma vie...)

Mes épaules se secouent sous le poids de mes larmes.

Moi : Je t'aime, Mama... -voix tremblante- Je t'aime trop... Mais c'est toi qui m'empêches de vivre... -pleure encore plus fort-

Elle baisse la tête. Ses lèvres tremblent, elle cherche ses mots.

Maman : Smehli, benti... C'est pas moi qui décide...

Mon cœur rate un battement.

Moi : -fronce les sourcils- Tu décides quoi, Mama ?

Elle évite toujours mon regard, et ça me rend folle.

Maman : -détourne la tête- Après, benti... Smeh... T'as pas le choix...

Moi : -les yeux écarquillés- Quel choix ?! De quoi tu parles, Mama ?!

Mon ventre se tord sous une angoisse que je ne comprends pas encore.

C'est là que la voix de mon frère brise le silence.

Souheyl : -froid, tranchant- Tu vas te marier.

Un silence assourdissant s'abat sur la pièce.

Je cligne des yeux.

Je souris nerveusement.

Puis j'éclate de rire.

Moi : -en riant, hystérique- MDDRRR, elle est où la blague ?

𝒞𝒽𝓇𝑜𝓃𝒾𝓆𝓊𝑒 𝒹𝑒 𝓂𝒶𝓁𝒶𝓀 : "𝒿𝑒 𝓃𝑒 𝓋𝑒𝓊𝓍 𝓆𝓊𝑒 𝓁𝓊𝒾 "Où les histoires vivent. Découvrez maintenant