Selem alaykoum les filles j'espère que vous allez.
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Zakaria et moi, sur le point de partir
Je me retrouvai face à lui, mes yeux cherchant les siens, une étrange sensation se mêlant à mon cœur. Zakaria, avec son air à la fois sérieux et légèrement moqueur, semblait toujours aussi mystérieux, et pourtant, un lien semblait se tisser entre nous, imperceptible mais fort.
Zakaria : À toi, mais arrête, tu me fais passer pour un pd
Sa voix trahissait une insécurité qu'il ne voulait pas admettre. En dépit de tout ce qu'il laissait paraître, il avait ce côté fragile, comme une fissure cachée dans un mur de béton. Mais j'étais habituée à ses airs de dur à cuire. J'avais appris à lire au-delà de ses apparences.
Moi : (souriant, mes yeux brillants de malice) "T'es mon pd à moi
C'était une taquinerie, une petite provocation, mais quelque part, je savais que ces mots signifiaient quelque chose de plus. Un test. Un test pour lui comme pour moi.
Zakaria rit, mais il y avait quelque chose de moins détendu dans son rire. Il se leva, jetant un regard rapide vers l'horloge murale de l'aéroport. Il savait qu'on n'avait plus de temps à perdre. Il tendit une main vers moi.
Zakaria : Bon, on y va, il reste seulement 20 minutes avant notre vol.
Je pris sa main, mon cœur battant un peu plus vite, et en le suivant vers la porte, je me sentais partagée entre l'envie de fuir cette situation et celle de m'y plonger pleinement. Ce vol était un tournant. Je le savais.
Moi :Oui, merci pour tout, Zakaria.
Zakaria : C'est normal."
Je lui lançai un baiser furtif sur la joue, sans trop réfléchir. C'était un geste simple, mais qui, je le sentais, portait un poids plus lourd que je n'aurais aimé l'admettre.
Moi:Je t'aime
Je n'avais pas prévu de dire ça. Mais les mots étaient sortis tout seuls, portés par la profondeur du moment. Peut-être que, quelque part, j'avais besoin de lui dire ce que je ressentais avant de partir, avant que tout ne devienne flou et incertain.
Zakaria : Attends, tu veux que je te dise 'je t'aime' ?"
C'était presque une blague, mais je pouvais voir qu'il était sincèrement touché, même s'il préférait ne pas le montrer.
Moi : T'es mon PD, alors dis-le ça me ferait plaisir.
Zakaria : Wallah, t'es vraiment folle.
Moi : Eh bien, c'est à toi de le dire
Zakaria : Bon, assez. T'es trop !
Je ris, mais je sentais un peu la tension retomber. Zakaria n'était pas du genre à exprimer trop de sentiments, mais il ne pouvait pas cacher qu'il se sentait perturbé par ce que j'avais dit.
Zakaria :Bon, on y va.
Je suivis son mouvement, mais une part de moi savait que tout ça n'était pas encore fini. Nous partions pour un vol, mais où est-ce que cela nous mènerait ? Je n'avais aucune idée.
Ses mots étaient simples, mais ils avaient une force particulière. Peut-être qu'il disait cela pour lui aussi, pour se convaincre lui-même, je n'en savais rien. Mais à cet instant, je n'avais pas envie de tout analyser. Je voulais juste le croire.
Zakaria et moi marchâmes côte à côte jusqu'à l'embarquement, nos valises glissant silencieusement derrière nous. Je pouvais sentir l'angoisse qui montait en moi à chaque pas. Le moment du départ approchait, et avec lui, la réalité du retour à Marseille, un retour à une vie que je connaissais, mais dont je me sentais pourtant éloignée.
L'avion était prêt à partir, et la dernière chose que je vis avant que nous ne montions à bord, c'était Zakaria me prenant à nouveau la main, son regard posé sur moi, comme pour me dire qu'il n'y avait plus de retour en arrière possible.
Le vol se déroula sans incidents, mais je restai perdue dans mes pensées pendant toute la durée du trajet. Les heures passaient, et je sentais cette angoisse croître en moi. Zakaria, à mes côtés, semblait plus détendu, mais moi, je n'arrivais pas à échapper à cette pression qui m'écrasait. Quand l'avion atterrit enfin à Marseille, j'eus un instant d'horreur, une sorte de vertige. Nous étions là, face à cette nouvelle réalité, et je n'étais toujours pas prête à l'affronter.
Une fois à l'aéroport, Zakaria se tourna vers moi, un léger sourire sur les lèvres.
Zakaria : Ça va, ça ne t'a pas trop manqué, Marseille ?"
Je soufflai, un petit rire nerveux s'échappant de mes lèvres.
Moi: Franchement, pas vraiment. Mais il faut bien y retourner, non ?"
Zakaria :Bella peu importe où on est, tant qu'on est ensemble, on s'en sortira."
Je le regardai, cherchant cette promesse dans ses yeux. Il semblait sincère, mais je savais que nous allions devoir affronter bien plus que ce que nous pensions. Le regard de Zakaria m'apportait un certain réconfort, mais cette réalité à laquelle nous allions devoir faire face ne s'effacerait pas comme par magie. Il allait falloir se battre, et ce combat ne serait pas facile.
Nous sortîmes de l'aéroport, l'air frais de Marseille me frappant immédiatement, me rappelant la maison, les souvenirs et tout ce qui m'attendait. Et tout à coup, une pensée traversa mon esprit : et si le plus difficile restait à venir ?
La suite ...
Je vous aime ❤️
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𝒞𝒽𝓇𝑜𝓃𝒾𝓆𝓊𝑒 𝒹𝑒 𝓂𝒶𝓁𝒶𝓀 : "𝒿𝑒 𝓃𝑒 𝓋𝑒𝓊𝓍 𝓆𝓊𝑒 𝓁𝓊𝒾 "
RomanceChronique réelle sans aucun passage fictif. Je ne veux que lui... Gaza🇵🇸
