Je suis allée ouvrir la porte, la main tremblante, mon cœur battant dans ma poitrine comme jamais. C'était la police. Je n'avais jamais imaginé que ce jour arriverait, ni que je serai la personne à devoir affronter une telle situation. Mais là, devant moi, ils se tenaient, imposants et déterminés.
Moi : "Bonjour, il est là ?" dis-je, ma voix faiblissant à chaque mot.
La policière me regarde d'un air sérieux et hoche la tête.
Police : "Merci, on peut rentrer ?"
Moi : "Bien sûr, madame."
Je n'osais pas bouger, figée par la tension. Mama s'approcha, inquiète.
Mama : "Qu'est-ce qui se passe ?"
Moi : "C'est la police."
Tout le monde dans la pièce se figea. Le silence tomba brutalement.
Tout le monde : "QUOI ?"
La policière avança et fixa Moha du regard.
Police : *"Moha *****"
Moha, complètement perdu, réagit d'une voix paniquée.
Moha : "C'est moi, qu'est-ce que j'ai fait ?"
Moi : "tu veux que je te dis ce que t'a fait peut être ? -Ma voix éclata d'une colère que je n'avais jamais ressentie jusque-là.
Moha, sans réponse, tenta de justifier son attitude.
Moha : "C'était pas voulu, alors j'ai rien fait."
Mais la police n'écouta pas et ordonna.
Police : "Avance."
Les menottes cliquetèrent autour de ses poignets. Il ne se battit même pas. Il savait que c'était fini. Ils l'escortèrent hors de la maison. Je sentis la pression qui m'étouffait un peu plus, chaque seconde me semblait plus lourde que la précédente. Demain, je devais me rendre au commissariat. Je n'étais pas prête, mais je n'avais plus le choix.
Moi : "alors tout le monde va m'écouter !"
Ma voix résonna dans la pièce, remplie de douleur et de frustration. Je n'avais plus aucune patience, plus aucun masque à porter.
Mama : "Mohamed , qu'est-ce qu'elle dit cette mehboula ?"
Je sentis un vide immense en moi, tout se mélangeait dans ma tête. C'était trop, trop lourd à porter seule.
Moi : "alors ," -les larmes me montent aux yeux- "je vais commencer par quoi ? Par le truc que vous m'avez dit que "t'invente juste " ou la fausse couche que j'ai fait ? ."
La pièce se figea. Le regard des autres se posa sur moi, confus, incrédule.
Souheyl, mon frère, tenta de comprendre.
Souheyl : "Qu'est-ce que tu racontes ?"
Moi : "j'espère que vous souvenez de la dernière fois où j'ai disparu hein ? Vous vous souvenez ou pas ? Et bah je pense que oui ! Et que personne n'a demandé après moi ! Bah je vais vous raconter ! Et bien sur toi baba qui me sort "suit ta sœur " "fait comme elle " aujourd'hui on verra ."
Pour être honnête la relation avec mon père depuis toujours on est pas proche , notre relation est vraiment toxique.
Baba se leva d'un coup, nerveux, comme si ça le dérangeait d'entendre la vérité.
Baba : "vas-y parle , on écoutera c'est quoi tes mensonges cette fois ."
Moi : "des mensonges papa ? Tu me dis que je mens là ? Bah d'accord ! ," j'essayais de respirer, mais les mots sortaient comme une explosion. "Je me suis faite violer , et oui violer par le chien qui est le pote de mon frère, oui , oui son pote m'a v , et j'ai pas honte de dire ça parce que lui il avait pas honte qu'on il a fait ! Et après vous voulez me marier de force ? Et avec qui ? -je fondis en larmes - qui ?
Noor, ma confidente, n'en pouvait plus. Elle entra dans la conversation pour dire ce qu'elle savait.
Noor : son violeur bien sûr , je vais continuer, -dit-elle en regardant Souheyl. " et il a réussi à violer ta sœur, oui il a réussi et aussi à la mettre enceinte, oui enceinte, la pauvre elle était enceinte de deux mois , mais malheureusement, elle a fait une fausse couche , ça veut dire le bébé est mort .
Moi : "et personne m'a demandé si j'allais bien ? Si je suis heureuse ?" Je regardais chacun d'entre eux, leur regard fuyant. "Personne sauf cette fille , noor , et toi mon frère , ça te suffit, ou tu veux que je continue ? Ou vous voulez que je vous raconte comment c'est passé précisément ?- La colère m'envahissait, mais je continuais. "POURQUOI VOUS AVEZ CETTE TÊTE ? VOUS ME CROYEZ PAS ?"
Noor, touchée par ma souffrance, répondit, sa voix pleine de compassion : "Hchouma, C'est dur pour une fille de juste 19 ans , mais votre fille elle est la plus forte .
Moi : "Noor, ils me croient pas," et je fondis en larmes. Je ne pouvais plus les retenir.
Souheyl se tourna vers moi, totalement dévasté.
Souheyl : "Ma sœur, pourquoi tu m'as pas dit ça ?"
Moi : "ME DIS PAS 'MA SŒUR', JE SUIS PAS TA SŒUR !" La douleur, la trahison, c'était trop.
Noor, voyant la tension monter, tenta de m'apaiser : "Calme-toi, Malak, calme-toi, ma vie."
Moi : "SOUHEYL, T'AS VOULU ME MARIER AVEC LUI, MEME T'AS SU QU'IL A VOULU ME VIOLER, MAIS LÀ, IL A RÉUSSI !"
Selma , qui était restée silencieuse jusque-là, murmura doucement : "Ma..."
Moi : "JE SUIS PERSONNE, MOI, AZ, SELEM." C'était tout ce que je pouvais dire, tout ce que je ressentais.
Noor s'approcha et prit ma main.
Noor : "Donne-moi ta main, t'as commencé à trembler, tu vas tomber encore une fois, calme-toi, ma vie."
Moi : "JE VEUX DIRE UN AUTRE MOT," dis-je d'une voix tremblante. "C'EST QUE JE NE VEUX QUE LUI."
Baba, totalement perdu, demanda : "C'est qui ?"
Moi : "Celui que j'aime, celui avec qui je veux continuer ma vie, mais vous me laissez pas."
Khalti Jamila, bouleversée, s'approcha de moi, les larmes aux yeux.
Khalti Jamila : "Benty, je t'aime."
Moi : "Khalti, je sais qu'il est parti, mais t'inquiète, j'ai espoir qu'il va revenir."
Khalti Jamila : "Alma, je vais partir avec ta fille, t'inquiète pas pour elle."
Mama : "Benty, je t'aime."
Moi : "Moi aussi, Mama, prends soin de toi."
Souheyl, dans un dernier sursaut de colère, demanda : "Tu vas où, toi ?"
Moi : "Où tu vas pas me trouver."
Souheyl : "Comment ça ?"
Moi : "Et ton shab, il va regretter, il va payer tout, soit là, soit dans l'Akhira, parce qu'il a détruit ma vie et je vais jamais le pardonner. Il m'a détruite."
Moi : "Selem alaykoum." -Les larmes continuaient de couler. "Merci beaucoup."
Cela me déchirait, mais je n'avais plus le choix. J'avais pris mes clés et je suis partie, suivie par Noor et Khalti.
Khalti : "Benty, tu vas partir où ?"
Moi : "Je vais retourner à Paris."
Khalti : "Mhm."
Moi : "Khalti, prends soin de toi et d'Elya, et ne dis rien à Zakaria, s'il te plaît."
Khalti : "T'inquiète, Benty."
Moi : "Selem Khalti."
Noor : "Selem Khalti."
Khalti : "Selem mes filles."
Elle rentra chez elle, et moi, avec Noor, je rentrai aussi. Je resterai à Marseille pour l'instant, mais après le jugement, je partirai à Paris, loin de tout ça, loin de cette vie brisée.
La suite...
Je vous aime ❤️
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𝒞𝒽𝓇𝑜𝓃𝒾𝓆𝓊𝑒 𝒹𝑒 𝓂𝒶𝓁𝒶𝓀 : "𝒿𝑒 𝓃𝑒 𝓋𝑒𝓊𝓍 𝓆𝓊𝑒 𝓁𝓊𝒾 "
RomanceChronique réelle sans aucun passage fictif. Je ne veux que lui... Gaza🇵🇸
