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Demain :
Aujourd'hui, c'est samedi, et j'ai décidé, avec les filles, de passer une journée de shopping. Il fait beau, l'air est frais, et l'idée de traîner dans les magasins me motive. J'ai pris un peu plus de temps que d'habitude ce matin pour me préparer, histoire de sortir et de me sentir bien dans ma peau. Je me maquille légèrement, juste assez pour ne pas ressembler à un zombie : un peu d'anticernes pour cacher les cernes qui commencent à se faire une place sur mon visage, un soupçon de mascara pour donner de l'intensité à mon regard, du gloss pour rendre mes lèvres un peu plus brillantes, un peu de blush pour donner une touche de couleur à mon visage, et bien sûr, un crayon à lèvres pour délimiter mes lèvres de façon plus nette. Rien de trop lourd, juste ce qu'il faut pour me sentir prête.
Je m'habille avec un jean décontracté et un pull léger, puis je descends dans le salon, où mes parents sont occupés à discuter.
Moi : Hmmm, Mama, t'es la plus belle du monde, tu peux me donner un peu d'argent pour sortir, s'il te plaît ?
Je souris en lui lançant un regard doux, mais ça ne semble pas suffisant pour attendrir Souheyl, mon frère aîné, qui est toujours un peu stressé par ce genre de demandes. Je l'entends crier de l'autre côté de la maison.
Souheyl : MALAK, VIENS ICI !
Je soupire, me demandant pourquoi il a décidé de commencer la journée avec des cris. Je fais un petit roulement des yeux, mais je me dirige quand même vers la cuisine.
Moi : Mais pourquoi tu cries comme ça ?
Souheyl : Tiens, prends ça, mais évite de revenir me demander tous les deux jours. T'es pas la seule à devoir gérer son argent.
(Il me tend un billet de 200 euros.)
Moi : Merci, mais je veux pas de ton argent, c'est pas de la monnaie sale que je veux. Tiens.
Je lui tends le billet, mais il insiste. Il me regarde avec un air énervé, comme s'il ne comprenait pas pourquoi je refuse. Mais je n'ai pas vraiment envie d'accepter, surtout venant de lui. C'est bien trop facile d'accepter son argent sans réfléchir.
Souheyl : Tu parles à qui comme ça ?
Moi : À toi, évidemment. T'as un problème avec ça ?
L'atmosphère devient un peu tendue, mais je me garde de répondre à sa provocation. Ma mère, qui a entendu notre échange, intervient calmement depuis l'autre côté du salon.
Mama : MALAK, VIENS ICI, OU SEKTI ! (Ferme ta bouche !)
Je tourne les talons et je vais vers ma mère, qui me tend un billet d'une autre main.
Moi : Mais oh...
Je prends l'argent sans discuter davantage, un peu agacée par l'ambiance, mais je n'ai pas le choix. Je prends ce qu'on me donne et je file rapidement rejoindre les filles.
Je me dirige vers la porte, mais avant que je puisse sortir, quelqu'un m'attrape brusquement le bras. Je me retourne, prête à réagir violemment.
Moi : QUOI ?
C'est lui. Je le reconnais tout de suite, même s'il est un peu plus grand qu'hier, ou peut-être que c'est juste moi qui remarque ses yeux plus profondément aujourd'hui. Il a ce regard un peu étrange, et pourtant, il reste calme.
Lui : Selem, hamdoulilah, et toi, ça va ?
Je lève un sourcil, la confusion envahit un peu mon esprit. C'est un peu brusque, son arrivée, mais j'essaie de rester calme.
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𝒞𝒽𝓇𝑜𝓃𝒾𝓆𝓊𝑒 𝒹𝑒 𝓂𝒶𝓁𝒶𝓀 : "𝒿𝑒 𝓃𝑒 𝓋𝑒𝓊𝓍 𝓆𝓊𝑒 𝓁𝓊𝒾 "
RomanceChronique réelle sans aucun passage fictif. Je ne veux que lui... Gaza🇵🇸
