Cela faisait maintenant une semaine que je restais enfermée dans ma chambre. Une semaine que je ne mettais plus les pieds dehors, que je n'allais plus en cours, que je ne mangeais presque pas. J'étais un fantôme dans ma propre maison. Ma mère essayait, tant bien que mal, de me faire parler, de me faire sortir, mais je refusais à chaque fois.
Les filles passaient me voir de temps en temps, Elya aussi. C'était la seule qui arrivait à me tirer un semblant de sourire, même si ce sourire disparaissait dès qu'elle quittait la pièce. Zakaria... je ne l'avais pas vu depuis cette nuit-là. Il m'avait appelée plusieurs fois, mais je ne répondais pas. Je n'avais pas la force, ni l'envie. Pourtant, il me manquait.
Ce soir-là, ma mère est entrée dans ma chambre, les bras croisés, un regard inquiet sur le visage.
Mama : — Benti, viens manger.
Moi : — Merci Mama, mais non.
Mama : — Tu ne manges pas, tu ne sors pas, qu'est-ce qui se passe ?
Moi : — Rien, Mama, t'inquiète pas. J'ai juste pas envie.
Mama : — Aussi, aller en cours, t'as pas envie ?
Son ton était plus ferme. Elle me fixait, attendant une réponse.
Moi : — Wech Mama, tu forces, y'a rien.
Mama : — Benti, tu fais que vomir et des crises d'angoisse. En plus, tu refuses d'aller chez le médecin.
Moi : — Mama, tu vois bien que je vais bien, al hamdoulilah. J'ai rien, sayer.
Elle a soupiré, puis s'est adoucie.
Mama : — Je veux juste ton bien, ma fille.
Moi : — wah je sais
Elle s'est assise à côté de moi et a pris ma main dans la sienne.
Mama : — Ce soir, je vais chez Jamila. Tu veux venir ?
Moi : — Non merci.
Mama : — S'il te plaît, benti.
J'ai hésité un instant, puis j'ai fini par céder.
Moi : — Ok, Mama. Je t'aime.
Son visage s'est illuminé.
Mama : — Je t'aime aussi, benti.
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Première sortie après un mois
Vers 18h, je me suis préparée. Un sweat noir, un jogging Nike assorti, mes baskets. J'ai lissé mes cheveux et mis un peu de maquillage : anti-cernes, mascara, blush, crayon à lèvres. Juste de quoi cacher la fatigue qui pesait sur mon visage.
Quand je suis sortie de ma chambre, ma mère m'a regardée avec un sourire attendri.
Mama : — T'es belle, mashallah.
Moi : — Merci Mama, je te ressemble.
Elle a ri et m'a serrée dans ses bras.
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𝒞𝒽𝓇𝑜𝓃𝒾𝓆𝓊𝑒 𝒹𝑒 𝓂𝒶𝓁𝒶𝓀 : "𝒿𝑒 𝓃𝑒 𝓋𝑒𝓊𝓍 𝓆𝓊𝑒 𝓁𝓊𝒾 "
Storie d'amoreChronique réelle sans aucun passage fictif. Je ne veux que lui... Gaza🇵🇸
