Chapitre 24

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Note : Hello ! 

Ce chapitre est un peu plus long, comme le dernier. Et j'ai grosso merdo fini de remanier le plan de la fiction. Autant dire que ça va être sympatoche, j'espère que vous serez au rendez-vous x3 ! 

Au programme : du développement de personnage et relationnel, un Kanda bien misanthrope, et l'intrigue qui va bouger. 

Bonne lecture :) ! 

Allen suivit Kanda dans la forêt sombre. Ils étaient partis tôt. Ils ne parlaient pas. Kanda avait rendu Allen tellement aimable cette nuit qu'il avait décidé de se taire une fois pour toute. Ou alors, c'était ce dont il avait l'impression. Le démon s'inquiéta quelque peu que l'humain ait été rebuté par ce qu'il lui avait fait. Il avait l'impression qu'Allen évitait son regard, il était plus distant et plus fatigué sur son visage qu'à l'accoutumée — ça, c'était normal. Néanmoins, il n'avait pas envie que ça jette un froid. Les humains n'avaient pas la même conception du sexe et du rapport de domination que les démons. Si certains adoraient ça, d'autres détestaient. Il avait vu dans l'esprit d'Allen un jeune homme fort et décidé en se liant à lui, il avait aussi vu un jeune adulte inexpérimenté à la libido confuse et développée. Avec des fantasmes eux aussi assez chargés, qui lui avaient fait pensé qu'Allen encaisserait cette... correction. 

Mêlant le plaisir à la douleur, Kanda avait donné vie à certains de ses désirs enfouis.

Allen avait dit qu'il voulait recommencer. De vive-voix, preuve ultime de consentement.

Malgré tout, ça pouvait représenter quelque chose de rédhibitoire pour l'humain, assez pour expliquer son revirement d'attitude. Comme si ça franchissait des interdits moraux qu'il s'était forgé, car avec le fantasme et le tabou venaient souvent la culpabilité. Alma lui avait expliqué beaucoup de choses à ce sujet, et ils avaient beaucoup travaillé ensemble pour qu'Alma se libère de ses propres tabous. Ça leur avait débloqué de bonnes séances de baise, que Kanda voulait réitérer d'ailleurs le plus tôt possible en rentrant chez lui. Alma lui manquait. Ce n'était pas que pour le sexe. Il était rarement loin de lui aussi longtemps. Ce contrat était différent de ceux auxquels il était habitué.

Kanda ne craignait pourtant pas de s'être engagé dans quelque chose de trop gros pour lui.

Il était puissant, ça valait bien la peine de le rappeler. Avant de se tourner vers les contrats qui privilégiaient la luxure, il était souvent appelé par les généraux des plus grandes batailles de l'histoire. Les mages puissants qui avaient besoin d'un coup de pouce pour pérenniser leur succès lui devaient leur réussite. Il se souvenait d'avoir aidé un certain Comte Millénaire, il y a de cela trois bonne centaines d'années. C'était majoritairement à cause de ce que cet homme lui avait demandé que Kanda avait arrêté les contrats qui promettaient de l'amener vers des combats et de longs périples dans lesquels il n'avait plus envie de se foutre.

Et en dépit de tout bon sens — qu'est-ce que c'était que ça ? —, il était là, à plonger comme un joyeux connard dans les emmerdes avec Allen Walker, son descendant direct. Kanda se qualifiait parfois lui-même de gros con, il était d'ailleurs bien au courant qu'il en était un. Son amour du chaos, de la violence, avait rejailli du néant paisible de son existence. On ne changeait jamais sa nature.

On pouvait, en revanche, changer l'issue d'une guerre de pouvoir d'un claquement de doigt. Il suffisait d'avoir les bonnes clés.

Allen en était une, si ce n'est la principale. Kanda ne s'attachait pas à lui que pour cette raison, il s'en apercevait. Il aurait pu se sentir coupable de l'utiliser au regard de sa propre affection et de celle que lui témoignait l'humain. Ce n'était nullement le cas. Kanda était pragmatique : l'un n'excluait pas l'autre.

Ponzona ||  D. Gray ManDes histoires addictives. Découvrez maintenant