chapitre 14

82 3 0
                                        

Le lendemain, ils furent tous à table. Sans grand appétit, elle grignota en écoutant Caspian d'une oreille. Lucy et Eustache écoutèrent attentivement, tandis qu'Edmund jouait avec sa cuillère.

- Ça ne peut plus se reproduire. Continua-t-il d'une voix ferme.

Les autres Narniens à table hochèrent la tête, comprenant qu'il était sérieux. La nouvelle du retour de la sorcière blanche fut assez vite répandue. Bien que sa prescence suscita de la peur dans les troupes, elle renforça également l'envie d'en découdre. D'en finir une fois pour toutes.

- La prophétie ne parlait-elle pas d'un moyen ? S'enquit un centaure.

L'adolescente hocha lentement la tête.

A moins que soit retrouvé,
La ficelle que tout le monde croyait perdue,
Qui se trouve quelque part détenue

Les mots de sa grand-mère lui revinrent alors en tête ainsi que les expliquations de Maximus. Ce moyen, tel que Maximus le décrivait, serrait larme la plus redoutée de Narnia. Mais pourquoi devraient-ils le montrer à la sorcière blanche ? Des semaines s'étaient écoulées depuis la découverte de la prophétie, et pourtant, ça ne s'éclaircissait toujours pas.

- La ficelle. Approuva Caspian. Mais pour l'instant, on ne sait même pas par commencer.

- A vrai dire.... Intervient la jeune fille.

Aussitôt, tout les regards se braquèrent sur elle. Du coin de l'œil elle vit Edmund hausser un sourcil. Si il s'ennuyait jusqu'à maintenant, elle avait toute son attention.

- Oui ? Poussa Lucy.

Elle et Eustache avaient leur coudes sur la table, tout les deux penchés vers Alayne.

- C'est une longue histoire mais... Quelqu'un m'a dis un jour que plus tard, je devrais chercher la ou on dit que le miroir de mes yeux capturent des reflets insoupçonnés. Avoua-t-elle.

- Qu'est-ce que c'est que tout se charabia ? Se plaignit Eustache.

Caspian fronça les sourcils, s'attendant visiblement pas à ce genre d'information. Il se frotta le visage d'une main avec un soupir.

- Super, une énigme. Railla-t-il.

Alayne se crispa a cette remarque, et sa main se ressera sur son haut du bras. Un grimacement de douleur suivit se geste, et elle se rappela d'un des bleus toujours là. Un picotement apparu dans son dos, et elle tourna la tête. Le regard d'Edmund était sur son bras, son visage abordant une expression qu'elle eut du mal à décrypter.

- Caspian, Alayne n'y est pour rien. Il rappela sèchement.

Les deux intéressés le regardèrent, surpris de son intervention. Avec un raclement de gorge, Lucy se joignit à la conversation.

- Ça ne doit pas être bien compliqué. Réfléchissons.

Un sourire au coin naquit sur les lèvres de l'adolescente, et elle hocha la tête avec reconnaissance. Tous se mirent a réfléchir sur ce que cette phrase pouvait bien dire.

- un miroir ? Tenta quelqu'un au bout de la table.

Caspian se tapota le menton de son indexe. A la suggestion d'un des Narniens, il pencha légèrement la tête.

- Ça me paraît insensé. Il finit par dire.

- Votre majesté, ça nous paraît insensé à tous. Mais... C'est notre seule chance.

Alayne tourna la tête vers le bout de la table, ou un nain avait parler. De la détermination était graver sur son visage, et plusieurs de ses congénères acquiescèrent.

- Il y a forcément un autre moyen ! Contra Caspian.

Frustré, il se leva et commenca à faire les cents pas. Alors qu'elle réfléchissait encore, les autres se levèrent aussi. La tête dans les mains, elle pensa à sa grand-mère. Pourquoi à t'il fallu qu'elle le lui dise en énigme ?

- Viens.

Surprise, la jeune fille leva la tête pour voir que tout le monde était partit. Elle éprouva un pincement au cœur, sachant que personne n'a vu qu'elle était toujours la. Personne, appart lui.

Comparé à pendant la discussion, Edmund abordait maintenant une expression calme avec un sourire au coin des lèvres.

- Jvais pas te laisser la. Continua-t-il.

Après une hésitation d'une demi seconde, elle finit par accepter. Le sourire du brun s'élargit quand elle se leva enfin.

Ils marchérent en silence, sans trop s'éloigner du camp. Depuis quelques jours, les troupes se sont éloignés du château pour essayer de trouver le campement de la sorcière. Ne connaissant pas les environs, elle le laissa choisir l'itinéraire. Ce fut seulement un peu plus loin qu'il s'arrêta.

Sans comprendre, l'adolescente le regarda prendre un bâton qui traînait sur le sol. Son visage trahit son amusement quand il se tourna vers elle.

- Attrape.

Elle eut juste le temps d'attraper le bâton qu'il lui lança avant qu'il lui atterrisse dessus.

- Pourquoi faire ? Demanda-t-elle, confuse.

A sa grande frustration, Edmund ne répondit pas. A la place, sa main se posa sur le pommeau de son épée qui reposait dans la protection à sa hanche. Ses yeux s'équarcillerent, et elle leva le regard vers lui. Il nallait toute même pas...

- Calme toi, je ne vais pas t'attaquer. Il la rassura.

Maladroitement, ses mains brandirent le sabre improvisé qu'il lui avait donné. Avec un hochement de tête, il sortit son épée de son fourreau et la brandit devant lui.

- Attaque moi. Ordonna-t-il.

Hésitante, elle fit un pas en avant, visant son flanc gauche. Sans trop de surprise, il fit un pas sur le côté et bloqua l'attaque avec le plat de sa lame.

- Ne regarde pas l'endroit que tu vas attaquer. Conseilla-t-il. Sois moins hésitante.

Alayne hocha la tête, emmagasinant ses paroles. Les prochains coups furent moins hésitants, mais à chaque fois il l'esquiva où le contra.

Ma ForceOù les histoires vivent. Découvrez maintenant