Chapitre 11

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Le couteau tremblait dans ta main. Chaque fibre de ton être te criait de fuir, mais il n'y avait nulle part où aller. Jeff avançait lentement, savourant chaque pas qui rétrécissait la distance entre vous. Ses yeux brillaient d'une obsession si intense qu'elle te donnait la nausée.

Jeff : Pourquoi tu résistes autant ? murmura-t-il d'une voix douce et presque implorante. Je t'aime, tu sais ? Tout ce que je fais, c'est pour toi.

Tu secouas la tête, serrant le couteau plus fort, comme s'il pouvait devenir une extension de ton courage.

T/p : L'amour ? Tu appelles ça de l'amour ? C'est de la folie ! Tu ne veux pas de moi... tu veux me posséder !

Ces mots semblèrent l'atteindre, mais pas comme tu l'espérais. Son sourire s'élargit, et il inclina légèrement la tête, ses cheveux tombant sur son visage blafard.

Jeff : Posséder ? Peut-être, admit-il, ses doigts tapotant nerveusement. Mais est-ce vraiment si différent ? L'amour, c'est vouloir quelqu'un entièrement, non ? Ne rien laisser au hasard, éliminer les menaces... n'est-ce pas ce que font ceux qui aiment ?

T/p : Non ! rétorquas-tu, le souffle court. Ceux qui aiment protègent, respectent... Ils ne détruisent pas tout autour de toi !

Son regard s'assombrit légèrement, et il s'arrêta. Tu sentis un court répit, une brève ouverture dans son masque d'assurance. Tu n'étais pas sûre de ce qui se passait dans sa tête, mais il semblait vaciller, son obsession luttant contre une douleur plus profonde.

Jeff : Tu ne comprends pas, murmura-t-il après un moment. Tu ne sais pas ce que c'est que d'être seul, de vivre dans un monde où tout le monde te rejette, te déteste... où chaque sourire est une façade. Toi, tu es différente. Avec toi, tout ça disparaît. Avec toi... je me sens humain.

Ces mots résonnèrent dans le silence de la pièce, et malgré ta peur, tu sentis une lueur de vérité dans ce qu'il disait. Mais cette lueur n'effaçait pas le danger. Tu ne pouvais pas te laisser attendrir, pas maintenant.

T/p : Ce n'est pas une excuse, dis-tu, tentant de maintenir un ton ferme malgré toi. Si tu m'aimais vraiment, tu me laisserais partir. Tu arrêterais tout ça.

Il plissa les yeux, et un sourire triste traversa son visage.

Jeff : Te laisser partir ? Tu ne comprends pas, darling. Si je te laisse partir, je n'ai plus rien. Rien.

Soudain, il bondit de nouveau, brisant l'instant de calme. Tu reculas précipitamment, agitant le couteau devant toi. La lame effleura son bras, laissant une fine coupure sur son gant. Il s'arrêta, regardant le sang s'infiltrer lentement à travers le tissu.

Jeff : Tu m'as blessé, dit-il, presque dans un murmure. C'est bien... C'est bien que tu te battes. Tu est de plus en plus intéressante...

Tu profitas de cet instant pour contourner la table et courir vers l'arrière de la maison. Ton objectif était clair : trouver une issue, n'importe laquelle. Tu atteignis une petite porte donnant sur une buanderie. Tes doigts cherchaient désespérément la clé, mais elle n'était pas là.

Jeff apparut dans l'embrasure, son visage à moitié masqué par l'ombre. Il tenait son bras blessé d'une main, mais cela ne semblait pas l'arrêter.

Jeff : Je t'ai dit que tu ne pouvais pas fuir, dit-il calmement. Mais c'est mignon de te voir essayer.

T/p : Tu ne peux pas me garder prisonnière pour toujours, répliquas-tu, reculant lentement. Un jour, quelqu'un viendra... Georg viendra !

Son expression changea instantanément, passant de la froideur à une rage brûlante. Il frappa violemment la porte à côté de lui, la faisant trembler.

Jeff : Georg... GEORG ! Tu penses encore à lui, après tout ce que je fais pour toi ? hurla-t-il, ses yeux s'emplissant d'une colère pure. Cet enfoiré n'est pas a ta hauteur ! il ne te mérite pas ! Aucun d'eux ne te mérite ! si tu tiens tant a lui alors  je le ferais disparaitre en le torturant a chaque fois que tu pensera ou parler de cette vermine !

Tu compris que tu avais touché un point sensible, mais cela ne faisait qu'amplifier le danger. Jeff s'approcha, ses mouvements plus rapides, plus déterminés. Quelques larmes menace de couler.

Jeff : Écoute-moi, dit-il, sa voix redevenue glaciale mais vibrante d'émotion. Ce monde ne te comprend pas. Georg, la police, tous ces idiots... Ils ne feront que te blesser. Moi, je suis le seul qui peut te protéger.

T/p : Protéger ? Tu veux dire m'enfermer, me briser ! Ce que tu ressens, ce n'est pas de l'amour, c'est une prison !

Il s'arrêta, comme frappé par tes mots. Pour la première fois, il sembla réellement vulnérable. Tu vis sa main trembler légèrement, ses yeux vaciller entre la colère et une profonde tristesse.

Jeff : Une prison... murmura-t-il. Peut-être que tu as raison. Mais au moins, dans cette prison, tu serais en sécurité. Avec moi !

Tu savais que tu ne pouvais pas le raisonner, mais ce moment d'hésitation était ta chance. Tu attrapas une bouteille en verre posée sur une étagère et la jetas de toutes tes forces en direction de la fenêtre. Le bruit du verre brisé résonna comme un coup de tonnerre.

Sans attendre, tu te précipitas vers l'ouverture, ignorant les éclats qui entaillaient tes mains. L'air frais de la nuit te frappa au visage, et tu courus, ton cœur battant à tout rompre. Derrière toi, tu entendis sa voix hurler ton nom, emplie de frustration et de douleur.

Jeff : Darling ! Tu ne peux pas me fuir éternellement ! Tu es à moi !

Mais cette fois, tu ne t'arrêtas pas. Tu savais qu'il te suivrait, qu'il ne renoncerait pas facilement. Pourtant, une chose était claire : tu n'étais plus sa prisonnière. du moins pas encore...

Jeff yandere x reader Où les histoires vivent. Découvrez maintenant