Le silence s'étira après le départ de Jeff, mais ton cœur, lui, battait toujours à un rythme effréné. Chaque seconde qui passait était une seconde de trop dans cet endroit. Tu devais agir, et vite.
Tes yeux balayèrent la pièce avec fébrilité. Une seule porte. Des fenêtres trop petites et hautes pour que tu puisses les atteindre. Des murs solides, du bois vieilli, mais robuste. L'air était lourd, empreint de cette odeur rance de moisissure et de renfermé qui t'oppressait encore plus.
Il t'avait laissée seule. Pourquoi ? Peut-être pensait-il que tu étais trop effrayée pour tenter quoi que ce soit. Peut-être était-ce un test, une façon d'évaluer ta réaction. Mais une chose était sûre : ce répit était une opportunité. Et tu n'avais pas le luxe de l'ignorer.
Tu t'approchas de la porte, tentant de tourner la poignée avec précaution. Verrouillée. Pas de surprise. Mais cela ne signifiait pas qu'elle était infranchissable.
Ton regard glissa vers le lit, puis vers la table bancale posée contre le mur. Il te fallait un outil, n'importe quoi pouvant servir de levier. Tes doigts tremblants fouillèrent le matelas, le dessous du lit, cherchant désespérément quelque chose qui pourrait t'aider.
Rien.
Tu mordis ta lèvre, la frustration montant en toi. Si seulement tu avais quelque chose de tranchant, un objet métallique, une épingle, un clou...
Ton regard s'arrêta sur une vieille chaise dans un coin de la pièce. Son bois semblait fragile, vermoulu. Avec assez de force, tu pourrais en arracher un pied et t'en servir comme levier contre la serrure. L'idée était risquée – le bruit pouvait alerter Jeff –, mais c'était mieux que de rester là à attendre qu'il revienne.
Tu pris une grande inspiration et, avec toute la prudence dont tu étais capable, tu saisis la chaise et la renversas lentement sur le sol. Le bois grinça, mais ne se brisa pas. Il allait falloir plus de force. Tu jetas un coup d'œil vers la porte, tendant l'oreille. Toujours aucun bruit.
Tu pris alors une grande inspiration, et d'un coup sec, tu frappas du pied contre l'un des montants de la chaise. Une première fois. Une deuxième. À la troisième, un craquement sinistre résonna dans la pièce et un morceau se détacha. Tu restas figée, le souffle court, écoutant nerveusement.
Rien.
Tu ramassas le morceau de bois et te précipitas vers la serrure. Tes doigts crispés tentèrent d'insérer l'extrémité effilée du bois dans la fente du verrou. Tu connaissais mal les serrures, mais tu devais essayer. Tenter de crocheter la porte avec autant de délicatesse que possible. Les secondes s'égrenaient, et chaque instant où tu étais encore enfermée était un instant de plus où tout pouvait basculer.
Un déclic.
Ton cœur rata un battement.
La porte n'était pas encore ouverte, mais quelque chose avait bougé. Encouragée, tu forças légèrement, tentant de manipuler le mécanisme du bout du bois. Tes mains tremblaient, la peur et l'adrénaline se mélangeant dans tes veines comme un poison brûlant.
Un autre déclic.
Puis un grincement.
La porte s'entrouvrit.
Ton souffle était court, mais tu ne pouvais pas t'arrêter là. Doucement, tu l'écartas juste assez pour passer ta tête et jeter un coup d'œil dans le couloir.
Vide.
L'espace était mal éclairé, une ampoule vacillante suspendue au plafond projetait une lumière blafarde sur les murs délabrés. L'endroit ressemblait à une vieille cabane abandonnée. Pas de son, pas de mouvement.
C'était maintenant ou jamais.
Tu t'élanças hors de la pièce, ton cœur battant si fort que tu avais l'impression qu'il résonnait dans toute la maison. Tu avanças à pas feutrés, chaque ombre semblant cacher un danger. Il te fallait une sortie, une porte principale, une fenêtre assez grande... n'importe quoi.
Soudain, un bruit sourd retentit derrière toi.
Ton sang se glaça.
Tu te retournas brusquement. Une ombre venait d'apparaître au bout du couloir.
Jeff.
Ses yeux brillaient d'une lueur folle sous la lumière vacillante. Il te fixait, sa bouche s'étirant en un sourire lent, terriblement satisfait.
Jeff : Je savais que tu essaierais de fuir...
Tu reculas d'un pas, ton corps crispé prêt à réagir.
Jeff : Ça rend les choses encore plus amusantes...
Il avança d'un pas, et ton corps se mit à bouger avant même que ton esprit ne puisse traiter ce qui se passait.
Tu courus.
Sans réfléchir, sans hésiter.
Les battements de ton cœur résonnaient comme des tambours dans ta poitrine tandis que tu traversais le couloir en quête d'une issue. Derrière toi, des pas précipités résonnaient, se rapprochant dangereusement.
Tu atteignis une porte. Verrouillée.
Tu pivotas sur tes talons et bifurquas vers une autre direction, ne sachant même pas où tu allais. La panique prenait le dessus, mais tu n'avais pas le luxe de céder à la peur.
Une autre porte. Tu l'ouvris brutalement.
Une fenêtre.
Ton salut.
Sans réfléchir, tu te précipitas vers elle et, d'un coup sec, tu tentas de l'ouvrir. Les gonds grincèrent, refusant de céder.
Derrière toi, des pas se rapprochaient. Une main froide effleura presque ton bras.
Dans un dernier élan de désespoir, tu donnas un coup violent contre la vitre.
Le verre éclata dans un fracas assourdissant.
Le vent froid s'engouffra dans la pièce.
Sans attendre, sans respirer, tu enjambas précipitamment le rebord, ignorant les éclats de verre qui mordaient ta peau.
Et tu sautais dans l'inconnu.
L'air froid frappa ton visage tandis que tu chutais, l'adrénaline noyant la douleur. Tu roulais sur le sol humide, des brindilles et de la boue s'accrochant à tes vêtements.
Un instant de silence. Puis des bruits au-dessus de toi.
Jeff : T/P... sa voix résonnait, froide, amusée.
Il était toujours là.
Et il n'avait pas dit son dernier mot.
Mais toi non plus.
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Jeff yandere x reader
Teen FictionBonjour tout le monde, tout d'abord la couverture viens de Pinterest puis je vais écrire cette 2eme ff sans prise de tête donc ( incohérences, fautes d'orthographe...) J'ai eu l'idée avec l'appli charactere.ai (C.Ai) Donc voili voilou, (T/p) = ton...
