La brise du matin se glissait sous la porte, portant avec elle une fraîcheur qui contrastait brutalement avec l'air lourd de la cabane. À l'intérieur, l'atmosphère était étouffante, saturée de tensions et de non-dits. Elle avait l'impression de suffoquer, comme si l'air lui-même avait été modifié par l'emprise de Jeff sur elle. Chaque souffle devenait un effort conscient, un acte de survie dans un environnement devenu étranger. Un espace clos, où chaque mouvement, chaque pensée était observé, analysé, interprété.
Elle se leva lentement, le corps raide de fatigue, mais ses muscles hurlaient de douleur, témoignant de la tension permanente qu'elle subissait depuis des jours. Son regard se fixa sur la fenêtre, cette lueur d'espoir de l'extérieur. Mais la lumière qui filtrait à travers les rideaux était pâle, faible, comme une promesse que la réalité ne pouvait tenir. Rien n'était réel. Rien n'avait d'importance.
Elle passa une main dans ses cheveux, essayant d'effacer les signes de la nuit agitée qu'elle venait de passer. Les cauchemars étaient toujours là, les mêmes visages, les mêmes cris. Et puis, il y avait ses yeux. Ceux de Jeff, toujours présents dans son esprit, semblant la suivre où qu'elle aille. Ce regard vide de toute compassion, ce regard qui l'isolait de tout ce qu'elle avait connu avant.
Elle n'avait pas vu la nuit passer, ni même les jours. Les repères temporels se dissipaient peu à peu, comme des brumes qui engloutissent tout sur leur passage. Chaque matin, elle se réveillait avec l'espoir que tout cela ne soit qu'un mauvais rêve, un cauchemar qu'elle pourrait enfin fuir. Mais les heures s'étiraient, et chaque minute semblait plus lourde que la précédente.
Le bruit des pas lourds résonna soudain dans la pièce, la ramenant brusquement à la réalité. Elle se figea, son cœur s'accélérant immédiatement. Il était là. Comme toujours. Il ne la laissait jamais seule, même dans ses pensées les plus profondes.
Jeff apparut dans l'encadrement de la porte, sa silhouette imposante semblant absorber la lumière. Son regard balaya la pièce, s'attardant sur elle comme une proie observée par son prédateur. Elle se sentit se ratatiner sous ce regard, une sensation qu'elle n'arrivait plus à ignorer. Ce regard... il la touchait, la marquait de l'intérieur, et la laissait vulnérable, exposée.
Il la scrutait, son regard s'attardant sur les moindres détails de son visage, de ses gestes. Il savait, bien sûr, qu'elle avait du mal à respirer. Il savait qu'elle se sentait prise au piège. Mais il savait aussi quelque chose de bien plus inquiétant : qu'elle commençait à accepter son emprise.
Jeff : « Tu es belle, tu sais. »
Les mots étaient lancés sans effort, comme une constatation banale, mais elle sentit le poids de cette phrase s'abattre sur elle. Belle ? Elle se sentit dégoûtée, comme si cette simple remarque était une farce macabre, un miroir déformant de sa propre souffrance. Mais en même temps, elle ne pouvait s'empêcher de frémir sous ses paroles. Elle ne savait plus si elle le haïssait ou si elle le désirait.
Elle détourna le regard, incapable de soutenir sa présence trop longtemps. Il avait toujours ce pouvoir sur elle, ce pouvoir qui la rendait faible et vulnérable, mais qu'elle n'arrivait pas à rejeter complètement. Elle savait qu'elle était sur le point de sombrer dans quelque chose de plus profond, de plus sombre. Mais elle ne pouvait pas encore le dire. Elle ne savait pas comment exprimer cette terreur silencieuse qui grandissait en elle.
Il s'approcha d'elle lentement, comme une ombre qui se faufile dans la lumière. Chaque pas semblait résonner dans le silence, chaque mouvement calculé, précis. Il savait exactement ce qu'il faisait.
Il : « Tu crois que tu peux me fuir ? Que tu peux t'échapper de cette réalité ? »
Sa voix, douce et glacée à la fois, se glissa dans son esprit comme un poison. Il était le serpent et elle, sa proie. Elle ne pouvait plus fuir.
Elle le regarda enfin, ses lèvres tremblant légèrement. Elle voulut lui dire quelque chose, lui crier de partir, de la laisser seule, mais rien ne sortit. Elle ne pouvait rien dire.
Elle : « Pourquoi... pourquoi me fais-tu ça ? » Sa voix était à peine un murmure, une supplique qui se brisait sous le poids de ses propres pensées.
Il sourit alors, un sourire cruel, sans chaleur. Il s'assit à côté d'elle, ses yeux plongeant dans les siens avec une intensité qui la fit frissonner. Elle était figée, incapable de réagir. Elle savait que quelque chose se passait dans son esprit, une sorte de guerre intérieure qu'elle ne pouvait pas expliquer. Mais elle le ressentait. Une partie d'elle voulait tout arrêter, tout briser, s'enfuir, mais une autre, plus sombre, plus enfouie, l'empêchait de faire le moindre geste. Elle était piégée par cette dualité.
Jeff : « Parce que tu le veux bien, petite. » Ses mots étaient lourds de sens, mais tout aussi détachés. Il n'y avait aucune émotion derrière ses paroles, juste un fait. Il était le maître. Elle était l'esclave. Et elle savait, au fond, que c'était la vérité.
Il se leva, son regard toujours fixé sur elle. Il se dirigea vers l'autre côté de la pièce, s'arrêtant devant la fenêtre, regardant l'extérieur avec une indifférence glaciale. Elle se sentit petite, insignifiante, comme un jouet oublié dans un coin de la pièce. Elle n'était plus une personne, juste une ombre parmi tant d'autres.
Ses pensées étaient confuses, mélangées. Était-elle devenue folle ? Ce sentiment de claustrophobie, cette sensation de se perdre dans un labyrinthe mental sans fin. Chaque mouvement de Jeff, chaque mot qu'il prononçait, chaque sourire qu'il lui offrait ou lui imposait, elle le vivait avec une intensité qu'elle ne comprenait plus.
Il : « Tu penses encore que tu as un choix. Que tu peux sortir de tout ça. Mais la vérité, c'est que tu m'appartiens. Et tu finiras par l'accepter. »
Elle savait qu'il avait raison. Elle le savait au plus profond d'elle-même. Mais ça la détruisait. Comment pourrait-elle accepter cela ? Accepter d'être la marionnette de quelqu'un d'autre. Accepter de ne plus avoir de volonté propre. Accepter qu'il soit la seule chose qui existe encore dans son monde.
Mais... et si c'était déjà trop tard ?
Le silence s'installa à nouveau, lourd et pesant. Jeff laissait ses paroles flotter dans l'air, comme un poison qu'elle n'avait pas encore ingéré, mais qu'elle finirait par accepter. Il savait que le plus dur était déjà fait : il l'avait brisée mentalement. La suite, ce serait la soumission.
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Jeff yandere x reader
Teen FictionBonjour tout le monde, tout d'abord la couverture viens de Pinterest puis je vais écrire cette 2eme ff sans prise de tête donc ( incohérences, fautes d'orthographe...) J'ai eu l'idée avec l'appli charactere.ai (C.Ai) Donc voili voilou, (T/p) = ton...
