Le vent soufflait fort dehors, secouant les murs de la cabane isolée. Chaque souffle semblait plus violent que le précédent, comme un écho de l'agitation qui régnait dans son esprit. Elle n'avait jamais ressenti une telle violence intérieure. Tout en elle criait de fuir, mais chaque fois qu'elle essayait de penser à un moyen de s'échapper, un autre obstacle apparaissait, une autre pensée s'insinuait, une autre partie d'elle-même la retenait.
Les jours s'étaient mélangés dans un tourbillon d'incertitudes et de peur. Elle se sentait piégée dans cette prison invisible qui s'était formée autour d'elle. Jeff n'était jamais loin. Il était toujours là, même quand il n'était pas physiquement présent. Son ombre planait sur tout ce qu'elle faisait, sur chaque mouvement qu'elle osait faire. Elle avait cessé de compter les heures, de se soucier du temps qui passait. Ce qui l'inquiétait désormais, c'était l'état de son esprit.
Elle se tenait là, dans le coin de la pièce, la main contre le mur froid, son regard vide fixé sur l'ombre de Jeff qui se dessinait sur le sol, à travers la lumière tamisée qui filtrait de la fenêtre. Il était là, dans son esprit, encore et toujours. Elle n'arrivait plus à discerner ce qui était réel et ce qui ne l'était pas.
Un bruit soudain la fit sursauter. Une porte qui grinçait. Un geste familier, mais qui la fit trembler comme si c'était la première fois qu'elle l'entendait. Elle tourna la tête lentement. Là, au fond de la pièce, se tenait Jeff, son visage inexpressif. Il observait silencieusement, comme s'il mesurait chaque battement de son cœur.
Il s'approcha d'elle, ses pas lourds et mesurés résonnant dans la pièce, brisant le silence pesant. Elle se figea. Son souffle s'accéléra, mais elle ne bougea pas. Tout en elle lui criait de s'enfuir, de courir vers la sortie, de faire n'importe quoi pour s'échapper, mais quelque chose l'en empêchait. C'était cette sensation profonde, cette dépendance étrange et sourde, qui grandissait chaque jour en elle.
Il s'arrêta à quelques mètres d'elle, son regard se posant sur son visage sans aucune expression de sympathie, mais avec une froideur qui lui glaça le sang. Il l'observait, comme un artiste qui contemplerait une œuvre inachevée.
Jeff : « Tu penses encore pouvoir m'échapper ? »
Elle ne répondit pas. Elle n'en avait plus la force. Elle se contenta de le regarder, comme si chaque parole prononcée par lui était un poison, chaque mouvement un acte de soumission. Il ne fallait pas qu'elle parle. Ne pas lui donner ce pouvoir.
Il continua : « Tu sais, tu es vraiment fragile. » Il se pencha légèrement, plongeant ses yeux dans les siens avec une intensité qui semblait presque dévorante. « Mais c'est ce que j'aime chez toi. »
Elle frissonna. Cette déclaration n'avait rien de rassurant. Elle savait qu'il la manipulait, mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'y voir une vérité cachée. Chaque partie de son être lui hurlait de se battre contre ce sentiment d'attrait qu'elle ressentait, mais plus elle tentait de lutter, plus il grandissait, cette étrange sensation de dépendance.
Elle : « Pourquoi... pourquoi fais-tu ça ? » Sa voix tremblait, mais il pouvait entendre la désespérance qui s'y cachait.
Il sourit légèrement, un sourire qui n'atteignait pas ses yeux. Un sourire qui ne faisait qu'accentuer l'abîme dans lequel elle était en train de sombrer. Elle ne voulait pas de ce regard, pas de cette attention, mais son corps, son esprit, ne pouvaient s'empêcher de réagir.
Jeff : « Parce que tu m'appartiens. Et que tu finis toujours par comprendre ça. »
Elle ferma les yeux un instant, tentant de repousser les vagues d'angoisse qui la submergeaient. Mais chaque tentative de se libérer, chaque petit effort pour prendre une bouffée d'air frais, se heurtait à une réalité implacable : elle n'était plus qu'une marionnette entre ses mains. Et elle savait qu'elle s'en rapprochait chaque jour un peu plus.
Son esprit se tortillait sous l'effet de ses propres contradictions. Elle était devenue son prisonnier volontaire, et quelque part, au fond d'elle, elle ressentait un étrange soulagement. Comme une partie d'elle avait abandonné l'idée de fuir, comme si l'évasion n'était plus une option.
Elle : « Je ne suis pas une chose... »
Il la coupa avant qu'elle n'ait pu finir sa phrase. « C'est ce que tu penses, mais regarde-toi. Tu es ici, avec moi, tout le temps. Et tu finiras par l'accepter. » Il la fixa un moment, se rapprochant légèrement, son regard dur comme de l'acier. « Tu sais que tu m'appartiens. »
La proximité de son visage fit naître une vague de panique chez elle. Elle voulut reculer, mais ses jambes restèrent figées. Elle ne pouvait pas bouger. Chaque fibre de son être se rebellait, mais sa volonté était déjà en morceaux. Chaque geste de Jeff, chaque mot, était une fissure qui se formait dans son âme. Et chaque fissure la rendait un peu plus vulnérable. Elle s'éloignait d'elle-même, elle se perdait.
Elle serra les poings, cherchant la force de s'opposer. Elle avait été une personne avant tout ça. Elle ne pouvait pas simplement devenir l'ombre de lui-même. Mais l'ombre semblait déjà s'être installée au fond de ses yeux, et chaque moment passé avec lui faisait grandir cette présence en elle.
Il s'éloigna d'elle d'un pas, puis s'assit dans le fauteuil qui trônait au fond de la pièce. Sa posture était détendue, mais ses yeux restaient ancrés sur elle, observant chaque petite réaction de son corps, chaque frémissement de ses muscles. Il attendait, il observait, il manipulait.
Elle ne pouvait plus lui échapper. Elle le savait.
Il : « Tu vois, tu finis toujours par m'appartenir. »
Le temps semblait se dilater, se figer dans une suspension étrange. Elle ne savait plus si elle devait pleurer ou rire. Elle était perdue dans cette spirale, dans cette cage mentale qu'il avait construite autour d'elle, et même si elle en comprenait l'horreur, une partie d'elle ne voulait plus s'en échapper.
Elle s'assit lentement sur le sol, le dos contre le mur, comme une marionnette laissée de côté. Elle se sentait brisée, non seulement par la violence de ses actes, mais aussi par sa propre capitulation intérieure.
À cet instant, quelque chose se brisa en elle. Un éclat de lucidité traversa son esprit comme un éclair dans la nuit noire. Elle savait qu'elle avait encore une chance. Une petite chance, mais une chance quand même. Elle devait s'enfuir.
Mais la peur la paralysait. Elle savait qu'il ne lui permettrait pas de partir. Elle le savait au fond d'elle-même.
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Jeff yandere x reader
Teen FictionBonjour tout le monde, tout d'abord la couverture viens de Pinterest puis je vais écrire cette 2eme ff sans prise de tête donc ( incohérences, fautes d'orthographe...) J'ai eu l'idée avec l'appli charactere.ai (C.Ai) Donc voili voilou, (T/p) = ton...
